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	<title>Souterrains | ArcheoRoma</title>
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		<title>Souterrains</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Mar 2025 22:00:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Découvrez l’histoire et l’architecture des souterrains du Colisée, un labyrinthe de corridors et d’espaces qui a fasciné chercheurs et visiteurs pendant des siècles.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Histoire des souterrains du Colisée</h2>
<p>Les souterrains de l’Amphithéâtre flavien représentent l’un des aspects les plus fascinants et technologiquement sophistiqués de la Rome antique. Conçus pour soutenir le fonctionnement spectaculaire de l’arène, ils ont traversé de nombreuses phases évolutives, reflétant les transformations fonctionnelles et symboliques qui ont marqué le Colisée au fil des siècles. Vous trouverez ci-dessous les principales phases historiques qui ont jalonné le développement de ces souterrains.</p>
<h3>Origines flaviennes : Conception et fonctions initiales</h3>
<h4>Contexte et réalisation</h4>
<p>La construction de l’Amphithéâtre flavien commença entre 70 et 71 apr. J.-C. sous l’empereur Vespasien et fut en partie achevée en 80 apr. J.-C. sous le règne de Titus. Dès la phase de conception initiale, les Flaviens imaginèrent l’amphithéâtre comme un complexe multifonctionnel : en plus de la gigantesque arène destinée aux spectacles, la réalisation d’espaces de service souterrains était prévue. Bien que les souterrains n’aient pas encore pris la configuration complexe qu’ils assumeraient par la suite, il existait déjà des débuts de corridors et de passages destinés au transport rapide des animaux, des gladiateurs et des scénographies.</p>
<h4>L’arène et le sol scénique</h4>
<p>À l’époque flavienne, le plancher de l’arène se composait d’un périmètre en maçonnerie et d’une zone centrale soutenue par des planches de bois recouvertes d’une couche de sable, régulièrement renouvelé. La possibilité d’inonder l’arène pour organiser des spectacles navals (naumachies) reposait justement sur une structure permettant un démontage et une reconfiguration rapides du sol. Même si les premières solutions relatives aux espaces en sous-sol étaient essentiellement fonctionnelles, elles posèrent les bases de la future élaboration des hypogées.</p>
<h3>Sous Domitien : expansion et structuration des espaces souterrains</h3>
<h4>Structuration et organisation</h4>
<p>Sous le règne de Domitien (81–96 apr. J.-C.), l’Amphithéâtre connut une phase importante d’agrandissement. Pendant cette période, les souterrains furent réalisés de manière plus systématique et structurée en maçonnerie, donnant naissance à un hypogée complexe et articulé. Conçu pour permettre un flux organisé d’ouvriers, de gladiateurs et d’animaux, l’hypogée (ensemble de corridors, galeries et passages) garantissait également un changement rapide des installations scéniques.</p>
<h4>Fonctions opérationnelles</h4>
<p>Les espaces souterrains construits sous Domitien remplissaient de multiples fonctions :</p>
<ul>
<li><strong>Accès et transit :</strong> Un corridor central longeant l’axe majeur de l’arène, flanqué de nombreux passages latéraux, permettait un accès simultané depuis différents points.</li>
<li><strong>Dépôt de matériaux et de décors :</strong> Ces espaces facilitaient le stockage et le transport rapide d’éléments scénographiques, comme le sable neuf ou celui utilisé durant les spectacles, ainsi que des machines destinées au levage et au déplacement des dispositifs scéniques.</li>
<li><strong>Soutien aux spectacles :</strong> La configuration des espaces souterrains était pensée pour permettre des changements rapides de décor, faisant apparaître et disparaître gladiateurs et animaux, contribuant ainsi à la spectaculaire mise en scène des événements.</li>
</ul>
<h3>Transformations à la fin de l’Antiquité et au Moyen Âge</h3>
<h4>Modifications fonctionnelles et nouvelles significations</h4>
<p>Avec le déclin des spectacles païens et l’avènement du christianisme, la fonction originelle des souterrains subit de profondes transformations. À la fin du Ier siècle et dans les siècles qui suivirent, la diminution des combats de gladiateurs entraîna un abandon progressif des seules fonctions opérationnelles des espaces souterrains.</p>
<h4>Interprétation religieuse et usage dévotionnel</h4>
<p>Au Moyen Âge, les souterrains du Colisée furent réinterprétés sous un angle symbolique et religieux. De nombreuses sources médiévales attestent que ces lieux furent associés à la mémoire des martyrs, devenant partie intégrante des traditions dévotionnelles. Par exemple, on raconte que la « terre sacrée », imprégnée du sang des martyrs, était recueillie et utilisée pour des pratiques rituelles, conférant à ces espaces la valeur d’une relique témoignant des persécutions chrétiennes.</p>
<h3>La redécouverte archéologique et les nouvelles interprétations à l’époque moderne</h3>
<h4>L’avènement d’études systématiques</h4>
<p>À partir du XIXe siècle, avec l’intensification des fouilles archéologiques et l’émergence de méthodes scientifiques, les souterrains du Colisée commencèrent à être étudiés de manière systématique. Ces études ont permis de reconstituer en détail l’organisation interne complexe de l’hypogée, mettant en évidence la précision technique des solutions adoptées par les Romains.</p>
<h4>Documentation et relectures critiques</h4>
<p>Au cours des XXe et XXIe siècles, grâce aux contributions des instituts de recherche archéologique et à la collaboration de la Surintendance archéologique de Rome, de nombreuses investigations ont été menées dans les souterrains. Ces recherches ont permis d’éclaircir les fonctions originelles des lieux, soulignant l’évolution de leur usage dans le temps et la capacité des Romains à intégrer fonctionnellement des technologies et des solutions constructives avancées pour leur époque. Les relectures modernes ont également mis en lumière le rôle symbolique de l’hypogée, non seulement un soutien logistique aux spectacles, mais aussi un élément reflétant la complexité culturelle et religieuse de Rome.</p>
<h2>Description et structure des souterrains du Colisée</h2>
<p>Les souterrains du Colisée, également connus sous le nom d’hypogées, constituent l’un des systèmes architecturaux les plus complexes et innovants de l’ingénierie romaine. Ils ont été conçus pour soutenir la « machinerie scénique » de l’amphithéâtre, facilitant le transport rapide des gladiateurs, des animaux exotiques et des décors. Leur organisation interne, articulée en couloirs, locaux de service et accès spécifiques, a connu de nombreuses modifications au fil des siècles, tout en conservant des éléments structurels originels témoignant de la grande capacité de conception des anciens Romains.</p>
<h3>Architecture des couloirs et organisation des espaces</h3>
<p>Les couloirs formant l’ossature des hypogées furent réalisés selon les techniques de construction caractéristiques de l’époque romaine. Les voûtes en berceau, en maçonnerie et réalisées en opus reticulatum ou opus incertum, assuraient la stabilité de l’édifice et permettaient de subdiviser la vaste zone souterraine en espaces fonctionnels et modulaires.<br />
Ces passages, longs et étroits, s’étendent le long de l’axe principal de l’arène et se ramifient en de nombreuses galeries latérales, favorisant le déplacement rapide des éléments scéniques. Leur structure, caractérisée par des murs porteurs et des ouvertures destinées à l’éclairage (à l’origine assuré par des torches et des lampes à huile), facilitait également l’évacuation des eaux, un aspect crucial dans un environnement sujet à des inondations périodiques.</p>
<h3>Subdivision fonctionnelle des espaces</h3>
<p>Les espaces souterrains du Colisée peuvent être divisés en plusieurs zones, chacune ayant des fonctions spécifiques :</p>
<h4>Zone centrale et corridor principal</h4>
<p>Le corridor central, qui longe l’axe principal de l’amphithéâtre, servait de nœud d’organisation. De cet espace partaient plusieurs couloirs reliant l’arène aux zones de stockage et de préparation. L’accès à cette zone était essentiel pour coordonner les déplacements des opérateurs, qui transportaient décors, équipements et animaux destinés aux spectacles.</p>
<h4>Zones de service et dépôts</h4>
<p>Le long des couloirs latéraux se trouvaient de nombreux locaux destinés à la conservation et à la préparation des éléments scénographiques. Ces espaces incluaient des zones de stockage de matériel, des espaces d’attente pour les gladiateurs et les bêtes, ainsi que des ateliers pour le montage et le démontage rapides des dispositifs scéniques. La disposition modulaire de ces zones permettait une logistique efficace durant les spectacles, permettant de renouveler en un temps record le « plateau » de l’arène.</p>
<h4>Accès et liaisons extérieures</h4>
<p>Les souterrains comportent de multiples points d’accès, pensés pour séparer le flux des opérateurs de celui du public. Parmi eux, on distingue notamment la <strong>Porta Libitinaria</strong>, historiquement associée au rituel de l’évacuation des cadavres de gladiateurs tombés au combat. D’autres entrées, réparties le long des couloirs, assuraient une liaison directe avec la cavea et avec le complexe du Ludus Magnus, la caserne des gladiateurs. Ces accès étaient essentiels pour garantir un renouvellement rapide des protagonistes et la coordination des différentes fonctions assurées à l’intérieur des hypogées.</p>
<h3>Matériaux et techniques de construction</h3>
<p>Les souterrains furent bâtis en recourant à une combinaison de matériaux de haute qualité et de techniques avancées pour l’époque. L’utilisation de blocs de tuf, de travertin et de briques, combinée à la technique de l’opus caementicium, permit de créer des murs porteurs solides et durables. Le pavement originel, en opus spicatum, témoigne des méthodes constructives romaines, bien que des modifications et des opérations de consolidation aient été réalisées au fil des siècles, superposant diverses strates à la structure initiale.</p>
<h3>Évolution historique et interventions ultérieures</h3>
<p>Les souterrains du Colisée n’ont pas stagné dans le temps. Durant la période post-flavienne et la fin de l’Antiquité, de nombreuses interventions furent effectuées pour renforcer et adapter la structure aux nouvelles exigences, tant fonctionnelles que dévotionnelles.<br />
À la fin de l’Antiquité et au Moyen Âge, la disparition progressive des grands spectacles conduisit à un abandon partiel des zones souterraines, qui furent ensuite réutilisées et reconverties à d’autres fins, jusqu’à être définitivement remblayées. Ce n’est qu’avec les recherches archéologiques modernes, lancées à partir des années 1990, qu’il a été possible de documenter et d’étudier la complexité des hypogées, mettant en évidence les modifications apportées aux époques trajane, sévérienne et tardive.</p>
<h2>Visiter les souterrains du Colisée</h2>
<p>L’exploration des souterrains du Colisée offre une expérience unique permettant de plonger dans l’ingénierie et l’organisation opérationnelle de l’ancien amphithéâtre. Cette visite guidée permet de redécouvrir les espaces cachés qui, autrefois, servaient de « coulisses » aux spectacles de gladiateurs, aux chasses d’animaux et aux naumachies.</p>
<h3>Le parcours de visite</h3>
<p>La visite des souterrains commence généralement par l’entrée principale, située dans la zone nord de l’amphithéâtre, près de l’« éperon Stern ». De là, les visiteurs sont conduits le long du corridor central, qui s’étend sur l’axe majeur de l’arène. Ce long passage, caractérisé par des voûtes en berceau et d’anciennes maçonneries en tuf, travertin et briques, constituait l’élément clé de la « machinerie scénique » de l’amphithéâtre.</p>
<p>Pendant le parcours, le guide décrit les différents espaces et leurs fonctions originelles :</p>
<ul>
<li><strong>Corridor central et galeries latérales :</strong> Ces passages reliaient l’arène aux espaces de service, où s’effectuaient la préparation des décors et la coordination des déplacements des gladiateurs, des bêtes et de l’équipement.</li>
<li><strong>Accès spécifiques :</strong> Parmi ces accès, on note la Porta Libitinaria, utilisée pour évacuer les dépouilles des gladiateurs tombés. D’autres entrées assuraient un lien direct avec la cavea et le complexe du Ludus Magnus, la caserne des gladiateurs.</li>
</ul>
<h3>Ce qu’il est possible de voir</h3>
<p>Au cours de la visite guidée des souterrains, les visiteurs pourront observer et comprendre de nombreux éléments structurels et fonctionnels :</p>
<ul>
<li><strong>Voûtes et maçonneries d’origine :</strong> Les anciens corridors, construits selon les techniques romaines, présentent encore aujourd’hui des traces d’opus reticulatum et d’opus incertum, témoignant de la solidité et de la modularité du projet.</li>
<li><strong>Le système d’évacuation des eaux :</strong> Seront présentés les canaux qui, déjà à l’époque antique, permettaient un drainage rapide de l’eau, essentiel pour les naumachies au cours desquelles l’arène était inondée.</li>
<li><strong>Les structures de service :</strong> Les espaces destinés au stockage et à la préparation des décors, de même que les aires d’attente pour les gladiateurs et les bêtes, sont en partie visibles grâce aux opérations de récupération archéologique entreprises ces dernières décennies.</li>
<li><strong>Éléments fonctionnels :</strong> Les vestiges des dispositifs de levage (ascenseurs et plateformes mobiles) et les ouvertures qui facilitaient autrefois le transport rapide des décors et des protagonistes illustrent l’organisation opérationnelle de l’amphithéâtre.</li>
</ul>
<h3>Billets et visites guidées</h3>
<p>L’accès aux souterrains du Colisée est réservé à des visites guidées, indispensables pour garantir la sécurité du monument et la préservation de ses espaces historiques. Les billets pour la visite peuvent être achetés en ligne sur le site officiel du Parc archéologique du Colisée ou auprès d’agences autorisées.<br />
Plusieurs options sont disponibles :</p>
<ul>
<li><strong>Visite guidée standard :</strong> Propose un parcours complet à travers les souterrains, avec des explications détaillées fournies par des guides spécialisés.</li>
<li><strong>Visite combinée :</strong> Inclut l’accès aux souterrains et à d’autres zones importantes du Colisée, offrant une vision intégrée de l’ensemble du complexe.</li>
<li><strong>Visites privées :</strong> Permettent une expérience personnalisée, avec des itinéraires flexibles pour approfondir des aspects spécifiques de l’organisation et de l’histoire des hypogées.</li>
</ul>
<p>L’expérience est enrichie par des dispositifs d’audioguides, qui fournissent aux visiteurs des explications détaillées et leur permettent d’apprécier toute la complexité historique et architecturale des espaces souterrains.</p>
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		<title>Catacombes de Saint-Calixte</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 08:49:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Découvrez les Catacombes de Saint-Calixte : cryptes de papes, anciens fresques et parcours historiques au cœur du christianisme primitif.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les catacombes de Saint-Calixte s&rsquo;étendent le long de l’antique Via Appia, dans une atmosphère de silence et de recueillement. À l&rsquo;origine, elles faisaient partie du domaine de la famille chrétienne des Céciliens, et sont devenues avec le temps un important lieu de sépulture pour des dizaines de milliers de chrétiens, dont de nombreux martyrs et seize papes. Les catacombes offrent un aperçu unique de la vie et des pratiques funéraires des premiers chrétiens de Rome, constituant non seulement un site archéologique de premier plan, mais aussi un lieu de grande portée spirituelle.</p>
<h2>Histoire des catacombes de Saint-Calixte</h2>
<p>Les catacombes de Saint-Calixte occupent une position éminente dans l’histoire du christianisme primitif, ayant été désignées comme cimetière officiel de l’Église de Rome sous le pontificat de Calixte I. Découvrons leur évolution historique fascinante.</p>
<h3>De leur fondation au IIIe siècle</h3>
<p>Les origines des catacombes de Saint-Calixte remontent au IIe siècle apr. J.-C., lorsqu’elles furent aménagées sur la propriété privée de la famille des Céciliens. Initialement destinées aux membres les plus modestes de la communauté, elles acquirent une importance croissante sous le pape Calixte I, qui en fit le principal cimetière de l’Église romaine. Pendant cette période, diverses expansions et améliorations structurelles virent le jour, permettant d’accueillir un nombre toujours plus important de défunts, parmi lesquels de nombreux martyrs chrétiens dont les tombes devinrent des lieux de vénération.</p>
<h3>Déclin et redécouverte</h3>
<p>Après leur période d’apogée entre les IIe et IVe siècles, les catacombes furent peu à peu abandonnées à la suite des invasions barbares et de l’évolution des pratiques funéraires. Leur emplacement et leur vaste réseau tombèrent dans l’oubli, jusqu’à leur redécouverte au XVIe siècle. L’intérêt porté à l’époque de la Renaissance pour l’Antiquité classique et chrétienne suscita de nouvelles explorations et études, révélant fresques paléochrétiennes, inscriptions funéraires et architectures sépulcrales d’un grand intérêt historique et artistique.</p>
<h3>Le XXe siècle et au-delà</h3>
<p>Au XXe siècle, les catacombes de Saint-Calixte connurent un regain d’attention, accompagné de travaux de conservation et de restauration afin de préserver les fresques et les éléments architecturaux les plus vulnérables. Aujourd’hui, elles sont ouvertes au public et constituent une visite incontournable pour quiconque s’intéresse à l’histoire du christianisme, à l’art paléochrétien et aux pratiques funéraires de l’Antiquité. Leur gestion actuelle cherche non seulement à préserver l’ensemble du site, mais aussi à sensibiliser, grâce à des visites guidées qui présentent la complexité historique et spirituelle du lieu.</p>
<p>En parcourant les galeries fraîches et silencieuses des catacombes de Saint-Calixte, les visiteurs peuvent réfléchir à la vie et la mort dans la Rome antique, et rendre hommage à ces premiers chrétiens dont la foi les a conduits à édifier ces monuments souterrains extraordinaires.</p>
<h2>Que voir</h2>
<p>Les catacombes de Saint-Calixte proposent une plongée dans l’histoire du christianisme primitif à travers un labyrinthe de galeries où se dévoilent art, architecture et témoignages de la foi ancienne. Ci-dessous, un aperçu des principaux espaces d’intérêt que le public peut découvrir.</p>
<h3>Parcours</h3>
<p>Explorer les catacombes de Saint-Calixte, c’est entreprendre un voyage à travers différents itinéraires, révélant cryptes, cubicula et secteurs d’intérêt historique et religieux. Chaque trajet offre une perspective unique sur la complexité et la beauté de ce remarquable ensemble archéologique.</p>
<h4>La Crypte des Papes</h4>
<p>La Crypte des Papes est l’un des endroits les plus sacrés des catacombes de Saint-Calixte, abritant les dépouilles de neuf pontifes des premiers siècles. Ses murs sont ornés d’épigraphes originales dédiées à ces responsables de l’Église ancienne, incluant même des antipapes enterrés ici en signe de respect et de vénération. Malgré l’érosion du temps, les fresques témoignent encore de la dévotion et de la sensibilité artistique paléochrétienne. Les visiteurs peuvent y voir :</p>
<ul>
<li>Les tombes des papes martyrs, dont celle de saint Calixte, martyrisé sous l’empereur Sévère Alexandre.</li>
<li>Des fresques représentant des scènes bibliques et des symboles chrétiens, tels que le poisson, emblème du christianisme.</li>
<li>Des inscriptions anciennes offrant un rare aperçu de ces premiers papes et de leur époque.</li>
</ul>
<h4>La Crypte de sainte Cécile</h4>
<p>Sainte Cécile, patronne de la musique, fut martyrisée à Rome et initialement enterrée dans les catacombes de Saint-Calixte, bien que ses reliques aient par la suite été déplacées en ville. Son lieu d’inhumation d’origine demeure un site important de pèlerinage. Modeste mais intensément sacré, la crypte se caractérise par :</p>
<ul>
<li>Un autel ancien, placé au-dessus du site présumé de sa sépulture.</li>
<li>Des fresques et des mosaïques célébrant sa vie et son martyre.</li>
<li>Une atmosphère calme propice à la réflexion spirituelle.</li>
</ul>
<h4>Les Cubicules des Sacrements</h4>
<p>Les Cubicules des Sacrements sont de petites salles funéraires décorées de fresques représentant les sacrements chrétiens tels que le baptême et l’eucharistie. Au-delà de simples ornements, ces fresques constituent de véritables témoins de la foi des défunts. Retenons notamment :</p>
<ul>
<li>Des scènes du baptême, illustrées de façon vivante et riche en symbolisme.</li>
<li>Des représentations de l’eucharistie, montrant la liaison entre la vie terrestre des croyants et la promesse de la vie éternelle.</li>
<li>Des inscriptions et symboles apportant un éclairage supplémentaire sur les pratiques et les croyances des premiers chrétiens.</li>
</ul>
<h4>La Région dite du Pape Miltiade</h4>
<p>Cette partie des catacombes doit son nom au pape Miltiade, pontife sous lequel le christianisme fut légalisé grâce à l’Édit de Milan en 313 apr. J.-C. Elle se distingue par :</p>
<ul>
<li>Les tombes de nombreux martyrs chrétiens, reflétant l’époque de transition vécue par l’Église.</li>
<li>Des fresques relatant des récits de martyre et de rédemption, éléments centraux pour comprendre l’histoire chrétienne.</li>
<li>Une architecture témoignant des modifications structurelles apportées aux catacombes après la légalisation, pour les adapter au culte public.</li>
</ul>
<h4>La Région de saint Gaius et saint Eusèbe</h4>
<p>Cette zone est consacrée à deux grandes figures de l’histoire de l’Église, saint Gaius et saint Eusèbe, renommés pour leur zèle spirituel et leur martyre. Parmi ses caractéristiques essentielles :</p>
<ul>
<li>Des cryptes qui conservent reliques et mémoire de ces deux saints.</li>
<li>Des fresques et mosaïques d’iconographie chrétienne, illustrant leurs vies et leurs sacrifices.</li>
<li>Une atmosphère de profonde dévotion, palpable à travers les couloirs étroits et les tombes antiques.</li>
</ul>
<p>Ces itinéraires non seulement enrichissent la compréhension historique et spirituelle du public, mais procurent également une expérience émouvante et contemplative, immergés dans l’art et le patrimoine des premières communautés chrétiennes de Rome.</p>
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		<title>Arène</title>
		<link>https://www.archeoroma.fr/sites/colisee/arene/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[a4s6g39uhcmdpv]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Mar 2025 14:45:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Découvrez l’arène du Colisée, le cœur des spectacles de la Rome antique, symbole d’ingéniosité et de gloire, aujourd’hui au centre de projets innovants de restauration et de mise en valeur.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Histoire de l’Arène du Colisée</h2>
<p>L’arène du Colisée, située au centre de l’Amphithéâtre Flavien, compte parmi les espaces les plus emblématiques de la Rome antique. Elle témoigne de la riche évolution fonctionnelle et symbolique qu’a connue le monument au fil des siècles. Voici un aperçu des principales époques historiques, de sa construction au Ier siècle apr. J.-C. jusqu’aux interprétations et interventions modernes, chacune marquée par des périodes et événements spécifiques.</p>
<h3>Antiquité : Construction et Fonctions Originelles</h3>
<p>La construction de l’Amphithéâtre Flavien commença en 72 apr. J.-C. sous l’empereur Vespasien (69–79 apr. J.-C.) et fut achevée par ses successeurs Titus (79–81) et Domitien (81–96). L’ensemble du complexe fut conçu pour mettre en avant la puissance et la grandeur de la dynastie flavienne, tandis que l’arène était spécifiquement pensée comme la scène des spectacles publics.</p>
<h4>L’Arène et les Spectacles Publics</h4>
<p>À l’origine, l’arène était destinée aux combats de gladiateurs, aux venationes (chasses d’animaux exotiques) et, dans certains cas, aux naumachies — des batailles navales simulées. Le sol, composé de planches de bois soutenues par un complexe système de poutres et de piliers, était recouvert d’une couche de sable (lapis tesselatus). Ce sable dissimulait un réseau de tunnels et de passages souterrains, permettant des changements de décor rapides et facilitant les déplacements d’animaux et de combattants, tout en produisant l’effet dramatique souhaité devant le public.</p>
<h3>Antiquité Tardive : Crise et Transformations Fonctionnelles</h3>
<h4>Déclin des Spectacles Païens</h4>
<p>Au IIIe siècle apr. J.-C., on assiste à une diminution progressive des divertissements traditionnels, en même temps que se propage le christianisme. Des apologistes chrétiens comme Tertullien dénoncèrent la brutalité des jeux, qualifiant l’arène de « temple de tous les démons ». Ce rejet des valeurs païennes entraîna un recul progressif des spectacles violents, reflétant le passage d’une société fondée sur le « pain et des jeux » à de nouvelles valeurs religieuses.</p>
<h4>Réutilisation et Abandon Fonctionnel</h4>
<p>Aux IVe et Ve siècles apr. J.-C., avec le déclin de l’Empire et la disparition progressive des spectacles publics, l’arène perdit peu à peu sa fonction première. Des documents et témoignages indiquent que l’espace fut en partie réutilisé comme entrepôt, zone funéraire et parfois intégré à des installations d’habitation provisoires. La dégradation de la structure la transforma en ruine, tout en conservant une forte charge symbolique liée au souvenir des violences du passé.</p>
<h3>Moyen Âge : L’Arène comme Lieu de Martyre et Relique</h3>
<h4>La Tradition des Supplices de Martyrs</h4>
<p>Depuis l’avènement du christianisme jusqu’au XIIe siècle, les récits religieux ont transformé l’image de l’arène. Des sources hagiographiques et des recueils de « passiones martyrum » ont renforcé l’idée que les premiers chrétiens auraient été martyrisés en ce lieu. La vénération des martyrs, un élément central de la dévotion populaire, conféra à l’arène une nouvelle dimension : elle fut considérée comme un espace sacré dont la terre — imprégnée du sang des martyrs — devenait une relique vivante.</p>
<h5>Pratiques Dévotionnelles et Récolte de Terre</h5>
<p>Au Moyen Âge, il était courant de prélever de petites quantités de terre dans l’arène, lesquelles étaient ensuite conservées comme objets sacrés et talismans. Ces usages reflétaient le souhait de perpétuer la mémoire des sacrifices chrétiens et de transformer un ancien lieu de spectacles brutaux en un cadre dévotionnel.</p>
<h3>Renaissance : Resacralisation et Redécouverte de l’Antiquité</h3>
<h4>Renouveau de l’Intérêt Classique</h4>
<p>À la Renaissance (XVe–XVIe siècles), on assista à un regain d’études approfondies concernant les techniques de construction et l’ingénierie romaines. Des érudits et architectes analysèrent la structure de l’arène, mettant en lumière son ingéniosité et ses fonctionnalités d’origine. Ces recherches nourrirent l’idée d’une restauration et d’une resacralisation de ces espaces à une époque où l’héritage antique était réinterprété sous l’angle de nouvelles valeurs humanistes.</p>
<h4>Initiatives de Resacralisation à l’Époque Baroque</h4>
<p>Au cours de la période baroque (fin XVIe–XVIIe siècles), diverses propositions furent avancées pour réintroduire une dimension dévotionnelle dans l’amphithéâtre.</p>
<h3>Le Projet de Gian Lorenzo Bernini</h3>
<p>Parmi les propositions les plus notables figure celle de Gian Lorenzo Bernini, qui envisageait une intervention au rez-de-chaussée de l’arène. Selon son plan, cette zone serait fermée au trafic de véhicules et dotée de portails imposants, accompagnés d’inscriptions commémoratives. Ce dispositif visait un double objectif : d’une part, protéger et mettre en valeur un sol étroitement lié au souvenir du martyre ; d’autre part, transformer l’espace en une « scène sacrée » où se rejoindraient la dévotion et la mémoire historique.</p>
<p>Bien que l’idée de Bernini ait orienté et inspiré de nombreux projets de restauration ultérieurs, elle ne fut jamais entièrement réalisée. Certaines parties restèrent inachevées et furent plus tard réinterprétées dans le cadre d’autres interventions.</p>
<h3>Époques Moderne et Contemporaine : Fouilles, Restaurations et Nouvelles Lectures</h3>
<h4>Initiatives Archéologiques et de Restauration</h4>
<p>À partir du XVIIIe siècle — et de manière plus intensive aux XIXe et XXe siècles — le Colisée fut l’objet de fouilles archéologiques systématiques et de travaux de restauration qui touchèrent également la zone de l’arène. Menés par des institutions et des chercheurs (avec notamment d’importantes explorations des zones souterraines), ces efforts permirent de retrouver des éléments structurels originels comme le système de poutres et le plancher en panneaux, contribuant ainsi à restituer avec plus de précision les fonctions d’origine de l’amphithéâtre.</p>
<h4>Réévaluation Critique et Nouvelles Interprétations</h4>
<p>Les études modernes ont mis en lumière le rôle précis de l’arène non seulement en tant qu’espace voué aux spectacles, mais aussi comme composante cruciale de l’ouvrage d’ingénierie et de la gestion des espaces souterrains. L’analyse des matériaux et des techniques de construction a permis de mieux cerner l’évolution de l’arène dans le temps, qui a vu le passage d’une scène de spectacles violents à un élément clé de la préservation de l’ensemble du complexe archéologique.</p>
<h3>Projet Contemporain : Nouvelle Arène du Colisée</h3>
<h4>Contexte et Objectifs du Projet</h4>
<p>En 2014, l’archéologue Daniele Manacorda a relancé l’idée d’une restauration intégrale de l’arène du Colisée, suscitant l’intérêt du Ministère pour les Biens et Activités Culturels. Le plan fut intégré en 2015 aux « Grands Projets pour le Patrimoine Culturel », avec un budget de 18,5 millions d’euros. L’objectif est de restituer au monument son apparence originelle de « scène théâtrale » et de permettre une lecture globale de la structure, y compris de ses zones souterraines.</p>
<h4>Phases et Méthodologie du Projet</h4>
<p>Un appel d’offres pour la conception et la réalisation du nouveau plancher de l’arène a été publié le 22 décembre 2020, avec une échéance fixée au 1er février 2021. À l’issue de l’évaluation des propositions, la commission nommée par Invitalia a retenu le projet soumis par Milan Ingegneria SpA, en collaboration avec Labics Srl, l’architecte Fabio Fumagalli, les cabinets Croma et Consilium – Studio di Ingegneria, ainsi que le professeur Heinz Best pour les aspects archéologiques.</p>
<p>Lors d’une conférence de presse tenue le 2 mai 2021, le Ministre Dario Franceschini a souligné que cette intervention représentait « une nouvelle avancée dans la reconstruction de l’arène », visant non seulement à rétablir la vision originelle du Colisée, mais aussi à protéger et à conserver les structures archéologiques situées en dessous.</p>
<h4>Calendrier et Finalité</h4>
<p>Sur la base des orientations établies par une équipe pluridisciplinaire du Parco archeologico del Colosseo, le lancement des travaux était prévu pour la fin de 2021 (ou au plus tard début 2022) et le chantier devait s’achever en 2023. L’objectif déclaré est d’offrir au public la même vue centrale de l’arène dont jouissaient autrefois les spectateurs antiques, permettant une expérience complète du monument et l’organisation d’événements culturels d’envergure, tout en assurant la protection et la sauvegarde du patrimoine archéologique.</p>
<h2>Description et Structure</h2>
<p>Dès sa conception, l’arène du Colisée fut prévue pour accueillir des spectacles de grande ampleur, comme les combats de gladiateurs, les venationes et les naumachies. D’un point de vue architectural, son évolution se divise en deux grandes phases : la période de construction et d’exploitation initiale, et l’état actuel, identifiable à travers les vestiges et preuves archéologiques.</p>
<p>Au départ, l’arène se présentait comme un espace elliptique d’environ 86 × 54 mètres. Son sol comportait deux niveaux distincts : une bordure périphérique en maçonnerie, et au centre des planches de bois recouvertes de sable, remplacées avant chaque spectacle.<br />
Ce dispositif – qui, selon un premier projet vers 80 apr. J.-C. (aux débuts de l’amphithéâtre), permettait de retirer rapidement les planches – offrait une adaptation aisée de la surface de l’arène à chaque représentation, assurant une couverture homogène et facilitant à la fois le drainage des eaux et la maîtrise de l’humidité.</p>
<h4>Organisation des Espaces Souterrains</h4>
<p>Sous le niveau de l’arène, l’ingéniosité romaine s’exprimait dans un complexe réseau de galeries (<em>hypogeum</em>), construit en différentes étapes.</p>
<ul>
<li><strong>Première Phase (Vespasien–Titus) :</strong> Sous les règnes de Vespasien et Titus, l’arène pouvait être inondée afin d’y organiser des naumachies (batailles navales simulées), comme en témoigne le poète Martial dans son <em>De spectaculis</em>. À ce stade, les espaces souterrains étaient moins sophistiqués et conçus principalement pour les changements de décor et les besoins logistiques.</li>
<li><strong>Réorganisation sous Domitien :</strong> Par la suite, sous Domitien (81–96 apr. J.-C.), on construisit un important ensemble en maçonnerie sous l’arène. Un couloir central aligné sur l’axe principal de l’arène était complété par 12 passages latéraux permettant la circulation de gladiateurs, d’animaux exotiques et d’éléments de décor.<br />
Dans ces zones de service, destinées à faciliter des transitions de scène rapides, se trouvaient des mécanismes (monte-charges, plateformes mobiles, rampes inclinées et contrepoids) rendant possible l’acheminement en surface, en peu de temps, des décors, du sable usagé ou même des animaux, sans interrompre le déroulement des spectacles.</li>
</ul>
<h4>Fonction Scénique et Relation avec la Cavea</h4>
<p>L’arène se situait en contrebas de la cavea, c’est-à-dire les gradins de l’amphithéâtre, qui s’élevaient d’environ 4 mètres au-dessus. Cette partie supérieure, ou podium, était ornée de statuettes, de bas-reliefs et de marbres, et bordée d’une balustrade en bronze. La position de l’arène, intégrée à la cavea, assurait aux spectateurs une vue privilégiée sur la « scène », tandis que la gestion logistique complexe se déroulait en coulisses, dans les espaces souterrains.</p>
<h3>Structure Actuelle</h3>
<h4>Vestiges de la Configuration Originelle</h4>
<p>Des recherches archéologiques menées dans l’arène ont rendu possible une reconstitution précise de son aspect initial. Elles ont révélé notamment :</p>
<ul>
<li><strong>Le Traçage du Sol :</strong> Même si les éléments en bois d’autrefois ont disparu, la structure maçonnée délimitant le contour de l’arène demeure nettement visible. Les différentes strates attestent l’existence d’un noyau central jadis recouvert de sable.</li>
<li><strong>Les Systèmes Souterrains :</strong> Les cannelures et cavités repérées dans le sous-sol correspondent aux couloirs et chambres de service autrefois destinés au passage de gladiateurs, d’animaux ou de dispositifs scéniques. De tels indices soulignent la remarquable expertise des Romains en matière d’ingénierie des espaces fonctionnels.</li>
</ul>
<h4>Intégration dans l’Amphithéâtre</h4>
<p>L’organisation actuelle de l’arène s’inscrit dans la conception d’ensemble de l’Amphithéâtre Flavien. Bien qu’au fil des siècles la zone ait subi l’usure du temps et différentes modifications, le tracé elliptique initial et l’agencement souterrain restent reconnaissables. Les études en cours continuent d’apporter des informations précieuses sur la portée réelle des solutions d’ingénierie romaines, montrant que l’arène était bien plus qu’un simple espace d’exposition : elle constituait le pivot d’un système scénique et fonctionnel très élaboré.</p>
<h3>Projet Futur de Reconstruction de l’Arène</h3>
<h4>Caractéristiques Techniques du Nouveau Sol</h4>
<p>Le nouveau plancher de l’arène, qui couvrira environ 3 000 mètres carrés, sera réalisé au moyen de panneaux mobiles en fibre de carbone revêtus de bois Accoya. Celui-ci, soumis à un procédé d’acétylation, offre une grande résistance et durabilité, et se veut respectueux de l’environnement, puisque ce bois provient de forêts certifiées.<br />
Ce projet prévoit :</p>
<ul>
<li><strong>Panneaux Mobiles</strong><br />
Certaines parties du sol comprendront des panneaux rotatifs et coulissants, permettant d’ajuster la configuration scénique et de laisser pénétrer la lumière naturelle dans les hypogées.</li>
<li><strong>Ventilation et Contrôle Environnemental</strong><br />
Vingt-quatre unités de ventilation mécanique seront installées, capables de renouveler intégralement l’air des espaces souterrains en une trentaine de minutes. Elles seront associées à un système de surveillance continue de la température et de l’humidité.</li>
<li><strong>Protection des Zones Sous-Jacentes</strong><br />
Le nouveau plancher sera conçu pour isoler physiquement et chimiquement les structures hypogées existantes, sans recourir à des ancrages profonds, garantissant ainsi une intervention totalement réversible.</li>
<li><strong>Gestion des Eaux</strong><br />
Un système de collecte et de réutilisation des eaux de pluie sera mis en place, réduisant la consommation d’eau et alimentant les installations sanitaires du monument.</li>
</ul>
<h2>Utilisation de l’Arène dans l’Antiquité</h2>
<p>Depuis l’époque impériale romaine, l’arène du Colisée fut le cœur des spectacles publics et un symbole de la grandeur et du savoir-faire technique de Rome. On y organisait des événements très variés, allant des combats de gladiateurs aux venationes et aux naumachies complexes, transformant ainsi le monument en une scène polyvalente qui fascinait le public par sa sophistication organisationnelle et scénique.</p>
<h3>Naumachies</h3>
<p>Durant la période flavienne, sous Vespasien, Titus et Domitien, l’arène était conçue pour se transformer en un véritable « théâtre aquatique ». Dès le départ, on avait prévu la possibilité d’inonder temporairement la surface afin d’y organiser des naumachies — c’est-à-dire des batailles navales simulées — dans le cadre de festivités publiques ou de triomphes militaires.</p>
<p>L’agencement d’origine reposait sur un revêtement de bois, posé sur une base maçonnée, qui pouvait être démonté rapidement pour faciliter l’inondation. Un ingénieux réseau de canaux permettait d’acheminer la quantité d’eau nécessaire pour convertir l’arène en un bassin artificiel où se déroulaient des combats navals avec des décors sophistiqués. De tels spectacles visaient à souligner la puissance de l’Empire et à prouver la capacité des Romains à maîtriser les éléments naturels grâce à l’ingénierie.</p>
<h3>Venationes</h3>
<p>Les venationes (chasses d’animaux) représentaient une autre forme de divertissement capitale dans l’arène. Au cours de ces spectacles, le Colisée devenait la scène de la poursuite d’animaux exotiques en provenance des provinces les plus lointaines de l’Empire. Fiers de l’étendue de leur domination, les Romains importaient des lions, éléphants, hippopotames et autres espèces rares pour les exhiber lors de ces représentations.</p>
<p>L’organisation de l’arène était alors étroitement liée à un complexe réseau de zones souterraines, destiné à gérer le déplacement des bêtes et à orchestrer leurs apparitions spectaculaires. Ces salles de service, conçues avec couloirs et chambres, permettaient aux animaux d’apparaître soudainement sur le sol de l’arène et de produire des effets symboliques et dramatiques. De plus, la présentation de ces créatures jouait un rôle de propagande, témoignant de la capacité de l’Empire à soumettre la nature et à dominer des territoires et peuples lointains.</p>
<h3>Ludi Gladiatorii</h3>
<p>Les combats de gladiateurs constituaient l’élément central des spectacles dans l’arène. Ils mettaient en scène des gladiateurs — souvent des esclaves ou prisonniers de guerre — qui s’affrontaient selon des rituels et des schémas chorégraphiés, renforçant leur portée symbolique. La figure du gladiateur était idéalisée comme un emblème de courage et de discipline, tandis que leur confrontation illustrant la lutte entre l’ordre et le chaos, entre la vertu romaine et la barbarie.</p>
<p>L’infrastructure souterraine du Colisée jouait un rôle clé dans ces spectacles. Grâce à des dispositifs mécaniques comme des ascenseurs, des rampes ou des plateformes mobiles, les gladiateurs pouvaient faire une entrée soudaine et sensationnelle, accentuant la tension et la théâtralité. Les espaces de service, reliés par des couloirs spécifiques, permettaient de coordonner les entrées des participants et d’organiser efficacement leurs déplacements, maintenant un défilé continu de combats à forte intensité visuelle.</p>
<h2>Expérience Touristique de l’Arène du Colisée</h2>
<p>L’arène, le cœur de l’Amphithéâtre Flavien, fait désormais partie intégrante de l’offre proposée aux visiteurs du Colisée. Elle permet d’apprécier non seulement la majesté de ses murs extérieurs, mais aussi la complexité du dispositif scénique qui accueillait jadis des gladiateurs, des animaux exotiques et des naumachies spectaculaires.</p>
<h3>Accessibilité et Modalités de Visite</h3>
<p>L’accès à l’arène est inclus dans les visites guidées organisées par la Surintendance Spéciale pour le Colisée et l’organisme chargé de l’administration du Parc Archéologique. Ces visites sont règlementées et se déroulent exclusivement en compagnie de guides officiels, avec réservation obligatoire, afin de garantir la protection et la sécurité du monument. Les circuits offrent une analyse détaillée de la configuration originelle de l’arène et de la mécanique de sa mise en scène.</p>
<h3>Ce que l’on Peut Voir Pendant la Visite</h3>
<p>Au cours de la visite, les guides exposent la conception initiale de l’arène, soulignant qu’à l’époque antique, le sol était fait de planches de bois recouvertes de sable, renouvelées en continu grâce à des mécanismes de transport et de levage sophistiqués. Les visiteurs peuvent repérer les traces des passages qui autorisaient le déplacement rapide de gladiateurs, d’animaux et d’éléments de décor.<br />
Ils évoquent également la fonction des équipements mécaniques, tels que les ascenseurs antiques et les corridors reliant l’arène aux niveaux souterrains — objet aujourd’hui de recherches archéologiques et partie intégrante du parcours d’interprétation. Toutes ces informations délivrent une vision globale de l’ingénierie romaine, capable de coordonner de manière très efficace les opérations scéniques et logistiques d’un spectacle public.</p>
<h3>Expérience et Valeur Culturelle</h3>
<p>Visiter l’arène du Colisée revient à se replonger dans un lieu où, des siècles durant, se déroulèrent des événements symbolisant le pouvoir et la splendeur de la Rome antique. À travers des éclairages historiques et techniques, les visites guidées révèlent comment cet espace avait été conçu pour se transformer en une scène dynamique, permettant d’alterner combats de gladiateurs, chasses aux animaux et jusqu’à des représentations nautiques.<br />
Grâce aux progrès de la recherche archéologique et aux récents projets de valorisation, les visiteurs peuvent aujourd’hui saisir à la fois les vestiges de l’ancien système scénique et les méthodes novatrices adoptées pour préserver le monument. Ainsi, l’offre touristique dépasse la simple contemplation panoramique pour devenir une expérience directe, approfondissant la compréhension de l’histoire romaine via des preuves visuelles et contextuelles.</p>
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		<title>Villa Adriana, Tivoli</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 18:44:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Villa Adriana à Tivoli: histoire et architecture des jardins, thermes et théâtres de l'un des sites archéologiques les plus extraordinaires près de Rome</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Villa Adriana à Tivoli est l&rsquo;un des ensembles architecturaux les plus intéressants de Rome</strong> . Oublié au Moyen Âge, redécouvert à la Renaissance et aujourd&rsquo;hui mis en valeur, il offre l&rsquo;opportunité de s&rsquo;immerger, en se promenant entre jardins, fontaines, ruines imposantes et arcades monumentales, dans la beauté et la complexité d&rsquo;une résidence impériale construite selon les directives d&rsquo;Hadrien. lui-même.</p>
<h2>Histoire</h2>
<p>Parmi les nombreux monuments et témoignages que nous a laissés l&#8217;empereur Hadrien <b>, la Villa Adriana à Tivoli</b> est certainement celle qui le représente le mieux, en tant qu&rsquo;homme et en tant qu&#8217;empereur. En fait, quand on parle de cet imposant complexe immergé dans la campagne tiburtine, on ne parle pas seulement d&rsquo;une habitation, mais d&rsquo; <b>un véritable microcosme</b> qui contient les idées, les projets et les rêves d&rsquo;Hadrien, ainsi que <b>la nouvelle façon de voir l&#8217;empire. et la figure de l&#8217;empereur.</b></p>
<p>L&rsquo;ensemble du complexe a en effet été conçu, selon les indications d&rsquo;Adriano lui-même, <b>pour répondre au privé</b> (résidence et lieu de loisirs) <b>et public</b> (fonctions de représentation et de service), dans une dualité qui, à partir de ce moment, deviendra un symbole de la figure impériale.</p>
<p>Cette dualité se retrouve également dans les choix artistiques et architecturaux. Les bâtiments sont un témoignage emblématique des <b>tendances architecturales les plus innovantes de l&rsquo;époque</b> et du <b>goût personnel de l&#8217;empereur</b> , dans une alternance continue de lignes et de courbes (le style mixtilinéaire prédomine dans de nombreux bâtiments), d&rsquo;élégance classique et de sophistication orientale.</p>
<p>Selon son biographe le plus accrédité, Elio Sparziano, le projet de Villa Adriana est né avec l&rsquo;intention de <b>reproduire les lieux de l&#8217;empire les plus chers à Hadrien.</b></p>
<p> » <i>Il fit construire une villa avec un faste exceptionnel à Tivoli où les lieux les plus célèbres des provinces de l&#8217;empire étaient reproduits avec leurs noms, tels que le Lycée, l&rsquo;Académie, le Pritaneo, la ville de Canopus, le Pecile et la vallée de la Tempe. ; et pour ne rien omettre, il avait aussi fait une photo de la pègre là-bas » </i><i>.<sup class='footnote'><a href='#marker-538-1' id='markerref-538-1' onclick='return footnotation_show(538)'>1</a></sup></span></i></p>
<h3>Lieu et étapes de la construction</h3>
<p>Le choix de la zone de construction n&rsquo;est pas fortuit. Adriano a désigné un grand espace vert dans <b>la campagne de Tiburtina</b> (anciennement le site d&rsquo;une villa rustique de la période Sillan) comme lieu de sa résidence, à quelques kilomètres de Rome, <b>facilement accessible par voie terrestre et fluviale</b> et bien approvisionné en eau .</p>
<p><b>Trois phases différentes de construction de la villa</b> peuvent être reconnues même si, compte tenu de la complexité du site, de l&rsquo;identification difficile de certains milieux et des fouilles encore en cours, il n&rsquo;est pas aisé d&rsquo;établir des temporalités précises.</p>
<ul>
<li>Première période : de 118 après JC à 121 après JC</li>
<li>Deuxième période : de 126 après JC à 127 après JC</li>
<li>Troisième période : de 134 après JC à 138 après JC</li>
</ul>
<p>Compte tenu de la tendance d&rsquo;Hadrien à voyager dans les différentes provinces de l&#8217;empire, il n&rsquo;a pu profiter de la magnificence de sa villa que ces dernières années, c&rsquo;est-à-dire de 134 à 138 après JC, l&rsquo;année de sa mort.</p>
<h3>Le déclin du IVe siècle et l&rsquo;abandon à l&rsquo;époque médiévale</h3>
<p>Après la mort de l&#8217;empereur Hadrien, la Villa a continué à être <b>utilisée par la famille impériale</b> , comme en témoignent les découvertes de certains bustes d&rsquo;Antonino Pio, Marco Aurelio et Lucio Vero et celle d&rsquo;une statue de Giulia Domna, ainsi qu&rsquo;une série de cachets en brique datant du IIIe siècle attestant d&rsquo;une série de restaurations.</p>
<p>Cependant, au cours du IVe siècle, on <b>assiste à un abandon progressif de la propriété</b> au point que, comme ce fut le cas pour de nombreux sites et monuments de la Rome antique, on finit par perdre leurs traces.</p>
<p>En effet, durant le Moyen-Âge, toute la zone était <b>utilisée comme terres agricoles </b><b>et comme carrière de matériaux de construction</b> : marbres, mosaïques et sculptures étaient récupérés pour être réutilisés dans la construction et la décoration des villas de Tivoli.</p>
<h3>Redécouverte et pillage</h3>
<p>Ce n&rsquo;est qu&rsquo;à la Renaissance, une période très heureuse pour les découvertes archéologiques dans la région romaine et du Latium, que Villa Adriana revint voir &#8211; au moins temporairement &#8211; la lumière.</p>
<p>La redécouverte et l&rsquo;identification de la villa sont dues à <b>Flavio Biondo . </b>Lors d&rsquo;une visite dans la campagne romaine en 1461 en compagnie du pape Pie II Piccolomini, l&rsquo;humaniste visite les ruines d&rsquo;un complexe grandiose qui, sur la base du passage précité d&rsquo;Elio Sparziano, l&rsquo;amène à l&rsquo;identifier comme la Villa Adriana, la résidence de l&#8217;empereur Adriano.</p>
<p>Après Flavio Biondo, Francesco di Giorgio, Giuliano da Sangallo, Baldassare Peruzzi, Palladio et Raphael lui-même patrouillent également dans la région et <b>créent des plans et des reliefs</b> pour divers bâtiments. La véritable renaissance du complexe d&rsquo;Hadrien se produit cependant avec les fouilles de <b>Pirro Ligorio</b> , le célèbre architecte napolitain au service d&rsquo;Ippolito d&rsquo;Este.</p>
<p>Pirro Ligorio est chargé d&rsquo;identifier les lieux mentionnés par Elio Sparziano, d&rsquo;effectuer des relevés, des mesures et des descriptions pour son livre de l&rsquo;antiquité de Tivoli, mais surtout il <b>récupère une grande quantité d&rsquo;objets d&rsquo;art et de matériel précieux</b> destinés à meubler la maison par Ippolito d&rsquo;Este.</p>
<p>Au XVIe siècle et dans les siècles suivants, en effet, Villa Adriana a subi un véritable <b>pillage de matériaux</b> par les familles qui, au fil du temps, se sont emparées de la propriété des différents terrains de la villa. On peut rappeler, outre Alexandre VI et Ippolito d&rsquo;Este, les découvertes du comte Fede et des jésuites au XVIIIe siècle.</p>
<p>Ce qui peut intriguer le lecteur moderne, c&rsquo;est que ces fouilles rudimentaires, après avoir mis au jour de puissantes structures et œuvres d&rsquo;art, <b>ont été à nouveau recouvertes de terre</b> , afin de continuer à utiliser la terre à des fins agricoles.</p>
<h3>Fouilles modernes</h3>
<p>Les fouilles plus modernes sont principalement dues à <b>Rodolfo Lanciani</b> après l&rsquo;unification de l&rsquo;Italie, visant à libérer l&rsquo;ensemble du complexe de la sépulture volumineuse et à montrer la Villa Adriana dans toute sa magnificence ancienne, tandis que la fouille massive de la zone remonte aux années 1950. du Canopus et les bâtiments centraux.</p>
<p>En 1999, l&rsquo;ensemble du complexe a été <b>déclaré site du patrimoine mondial de l&rsquo;UNESCO</b> et depuis lors, une série de fouilles et de restaurations sont en cours qui <b>restaurent lentement la Villa Adriana dans son intégralité au public. </b>L&rsquo;identification des lieux et de leur fonction peut souvent être difficile, mais les archéologues ont bien l&rsquo;intention de mettre au jour l&rsquo;ensemble du projet Hadrien.</p>
<p>Les fouilles les plus importantes de nos années sont :</p>
<ul>
<li>1997-2000 : aire du Grand Vestibule</li>
<li>2000-2004 : Complexe Antonoeion</li>
<li>2005-2007 : Gymnase</li>
</ul>
<h2>Le complexe architectural de la Villa Adriana</h2>
<p>Le complexe architectural de la Villa Adriana s&rsquo;étend sur un terrain d&rsquo;environ 120 hectares et comprend plus d&rsquo;une trentaine de bâtiments. Voici les mieux conservés et accessibles lors de la visite de la Villa Adriana :</p>
<ul>
<li>Canope au Serapeum</li>
<li>Pécile</li>
<li>Place d&rsquo;Oro</li>
<li>Stade / Nymphée</li>
<li>Vestibule</li>
<li>Théâtre Maritime</li>
<li>Théâtre grec</li>
<li>Petits bains</li>
<li>Grands bains</li>
<li>Bains avec Heliocaminus</li>
<li>Palais Début 2021, une équipe d&rsquo;archéologues espagnols de l&rsquo;Université Pablo de Olavide de Séville, dirigée par le professeur Rafael Hidalgo Prieto, a découvert un <em>triclinium</em> unique au monde àproximité du Palais . C&rsquo;est une fontaine monumentale qui a vraisemblablement été utilisée par l&#8217;empereur Hadrien pour organiser des banquets, donnant la sensation de flotter sur l&rsquo;eau. <a id="markerref-2549-2" href="https://www.archeoroma.it/siti/villa-adriana-tivoli/?preview_id=2549&amp;preview_nonce=c6a460957e&amp;_thumbnail_id=3615&amp;preview=true#marker-2549-2"></a><sup class='footnote'><a href='#marker-538-2' id='markerref-538-2' onclick='return footnotation_show(538)'>2</a></sup></li>
<li>Construire avec des piliers doriques</li>
<li>Hospitalia</li>
<li>Cour des bibliothèques</li>
<li>Salle des Philosophes</li>
<li>Stade-Nymphée</li>
<li>Bâtiment à trois exèdres</li>
<li>Peschiera</li>
<li>Rocca Bruna</li>
</ul>
<h3>Canope</h3>
<figure style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium" src="https://www.archeoroma.it/wp-content/uploads/canopo-villa-adriana-tivoli-740x491.jpg" width="740" height="491" /><figcaption class="wp-caption-text">Canope de la Villa d&rsquo;Hadrien, Tivoli</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;ensemble connu sous le nom de <b>Canopus</b> se dresse sur une vallée artificielle ouverte au nord et fermée au sud par un talus rocheux, et se compose d&rsquo; <b>un long bassin orné d&rsquo;une exèdre monumentale sur l&rsquo;un des petits côtés.</b></p>
<p>Sa fonction à l&rsquo;intérieur de la Villa est de ramener à quelques lieues de Rome une partie de l&#8217;empire très chère à l&#8217;empereur Hadrien : <b>l&rsquo;Égypte</b> . De l&rsquo;architecture aux fontaines en passant par les groupes sculpturaux du Canopus, tout rappelle la zone homonyme du delta du Nil.</p>
<p>Le bassin mesure 119 mètres de long et 18 mètres de large et est <b>agrémenté d&rsquo;une double colonnade à l&rsquo;est et d&rsquo;une simple colonnade à l&rsquo;ouest. </b>Au milieu de cette dernière, dans les espaces entre les colonnes, on peut admirer <b>quelques sculptures</b> au goût raffiné et oriental : 4 cariatides, qui rappellent celles de l&rsquo;Érechthéion d&rsquo;Athènes et 2 sileni canefori (avec panier).</p>
<p>Actuellement, celles que l&rsquo;on peut admirer en se promenant dans le Canopus de la Villa Adriana ne sont que des copies en plâtre, mais elles peuvent donner une idée de la magnificence de la promenade dans ce domaine. Les originaux peuvent être utilisés à l&rsquo;intérieur du Musée de la Villa.</p>
<p>D&rsquo;autres ensembles sculpturaux se retrouvent sur le versant nord du bassin, qui a fasciné les érudits de la Renaissance pour son <b>architecture mixtilinéaire</b> , c&rsquo;est-à-dire avec une alternance d&rsquo;éléments courbes et droits. Les espaces entre les colonnes sont en effet ornés de <b>sculptures datant de l&rsquo;époque sévérienne</b> et représentant Hermès (sans tête), Arès et deux Amazones blessées, certainement réalisées sur le modèle de celles que Phidias et Polycèle firent pour l&rsquo;Artémision (Temple d&rsquo;Artémis) d&rsquo;Ephèse. .</p>
<p>En revanche, les érudits n&rsquo;ont pas pu placer les autres sculptures restantes, également exposées au Musée de la Villa Adriana : deux personnifications du Nil et du Tibre, reconnaissables grâce à la présence du Sphinx dans la première et de la Louve avec cônes jumeaux dans le second, et un crocodile en marbre cipollino.</p>
<p>Le versant sud du bassin se termine enfin par une exèdre monumentale. Celle-ci abrite <b>une fontaine en cascade</b> et est surmontée d&rsquo;un <b>buste de la déesse Isis</b> . Il est fascinant de voir comment l&rsquo;ensemble du complexe a été conçu pour reproduire le cadre nilotique dans ses caractéristiques les plus immédiatement reconnaissables, et aussi les plus spectaculaires.</p>
<p>La fontaine était en effet alimentée par une citerne et, une fois activée, pouvait donner vie à <b>une réplique parfaite de la crue du Nil.</b></p>
<p>L&rsquo;exèdre est ornée de statues de style égyptien et, compte tenu de sa position dans le complexe de Canopus, elle a été identifiée dans le passé comme la reproduction du <b>Serapeum</b> , le temple de Sérapis qui se dressait autrefois à Canopus d&rsquo;Égypte. Au fil du temps, cependant, cette identification a perdu de sa valeur : comme le souligne l&rsquo;archéologue Francesco Sirano, le Serapeum original était un hexastyle dorique.</p>
<p>On pense actuellement que l&rsquo;exèdre était un milieu destiné aux <i>cenationes</i> , c&rsquo;est-à-dire aux <b>fêtes mondaines et aux </b><b>banquets</b> , au cours desquels les invités de l&#8217;empereur pouvaient profiter des beautés de l&rsquo;Égypte sans quitter leurs villas de la campagne tiburtine.</p>
<p>Pour preuve, la présence d&rsquo;un <b>somptueux triclinium sigma</b> , comme on le voit dans la région vésuvienne et dans la ville de Rome elle-même. Des jeux de lumière, des fontaines et des cascades ont contribué à créer l&rsquo;atmosphère qui respirait certainement ces dîners d&rsquo;été, mais cela n&rsquo;échappe pas même au touriste moderne qui se promène dans le Canopus de Villa Adriana.</p>
<h4>L&rsquo;identification du Canopus</h4>
<p>L&rsquo;identification de cette zone comme le Canopus mentionné par Elio Sparziano est due au savant Pirro Ligorio qui, comme mentionné précédemment, était un visiteur régulier de Villa Adriana pendant son travail pour le Cardinal Ippolito d&rsquo;Este.</p>
<p>Selon l&rsquo;architecte napolitain, ce complexe d&rsquo;Hadrien <b>représenterait un bras du Nil, précisément le Canopus</b> , qui reliait la ville du même nom, célèbre pour la douceur de ses coutumes et de ses fêtes, à Alexandrie.</p>
<p>La suggestion de Ligorio est bien accueillie par divers érudits : Greiner voit dans cette exposition monumentale <b>une reconstitution du voyage d&rsquo;Hadrien en Égypte</b> , au cours duquel son bien-aimé Antinoüs trouva la mort. Cette hypothèse, cependant, est démantelée par la découverte de quelques timbres en brique de la période précédant la visite d&rsquo;Hadrien en Égypte, datés de 132 après JC. C</p>
<p>L&rsquo;une des hypothèses les plus récentes, plus complexe et articulée et qui tient compte des sculptures trouvées dans la région de Canopus, est celle proposée par Andrae-Ortega et Lavagne, qui voient dans l&rsquo;ensemble <b>une référence aux provinces pacifiées de l&#8217;empire et les dangers qu&rsquo;il court.</b></p>
<h3>Pécile</h3>
<p>L&rsquo;influence des lieux les plus chers à l&#8217;empereur Hadrien, et en particulier de l&rsquo;art athénien, se retrouve également dans le soi- disant <b>Pecile</b> , le <b>quadriportique monumental</b> de la Villa Adriana <b>inspiré de la Stoà Poikile</b> d&rsquo;Athènes, le portique peint où Zeno et ses disciples discutaient généralement de philosophie et de sophisme.</p>
<p>Le Pecile de la Villa Adriana, cependant, est un lieu conçu <b>pour la méditation et la solitude</b> : le jardin avec la grande piscine était en effet entouré de très hauts murs qui offraient à l&#8217;empereur et aux visiteurs l&rsquo;intimité dont ils avaient besoin.</p>
<p>Le portique lui-même remonte à la première phase de construction de la villa, un <b>double portique quadrangulaire avec un toit à pignon</b> , le mur d&rsquo;épine de 9 mètres de haut &#8211; et actuellement toujours debout &#8211; et l&rsquo;entrée monumentale.</p>
<p>La deuxième phase, quant à elle, comprend la <b>piscine</b> , mesurant 100 x 25 mètres, le <b>jardin</b> et <b>les bras du portique</b> qui l&rsquo;entourent.</p>
<p>D&rsquo;un intérêt particulier, à la fois pour les visiteurs et les archéologues, est le <b>mur d&rsquo;épine</b> qui a été conservé entièrement du côté nord. Ce long mur de briques est fait d&rsquo; <i>opus reticulatum</i> , a une hauteur de 9 mètres et a des extrémités arrondies.</p>
<p>Sa fonction était de supporter les deux pentes du toit, comme le montrent les grands trous sur le dessus. En marchant le long du mur, vous pouvez également voir des sous-socles des deux côtés du mur, sur lesquels reposaient autrefois des colonnes, maintenant remplacées par des plantes de buis de forme cylindrique.</p>
<p>Une curiosité du Pécile de la Villa Adriana et de son mur d&rsquo;épines est qu&rsquo;en <b>tournant 7 fois autour de lui, vous parcourez exactement la bonne distance pour une promenade après le déjeuner</b> , du moins d&rsquo;après ce que disaient les docteurs de l&rsquo;Antiquité.</p>
<h3>Place d&rsquo;Oro</h3>
<p>La <b>Piazza d&rsquo;Oro de la Villa Adriana</b> est située dans la partie sud de la villa et, bien qu&rsquo;elle ait perdu la plupart du mobilier sculptural qui lui avait valu ce nom, elle reste un environnement raffiné et précieux, élégant dans la monumentalité et la géométrie. de ses formes. En effet, à partir du XVIe siècle, cette partie de la villa <b>fut également dépouillée de tous les matériaux précieux</b> pour enrichir les villas des seigneurs de l&rsquo;époque.</p>
<p>Le cœur de la place est représenté par <b>un plan d&rsquo;eau rectangulaire flanqué de deux parterres de fleurs et entouré d&rsquo;un portique à quatre branches</b> . D&rsquo;une beauté remarquable sont les <b>colonnes toscanes</b> qui décorent le portique : des colonnes en marbre cipollino et en granit vert égyptien alternent avec un jeu de couleurs enchanteur, deux matériaux de haute qualité qui contribuent à souligner l&rsquo;élégance et le luxe de ce péristyle, ainsi que son public et fonction représentative.</p>
<p>Il est très probable que le péristyle était <b>une voie d&rsquo;accès monumentale à la grande salle au Nymphée</b> , utilisée pour les <i>cenationes</i> et située sur l&rsquo;un des petits côtés du bassin. Une série de jeux d&rsquo;eau partait du nymphée et poursuivait son parcours spectaculaire le long du bassin et des fontaines décoratives, terminant sa course près du <b>vestibule octogonal</b> , situé à l&rsquo;opposé du nymphée et orné d&rsquo;un majestueux dôme à segments.</p>
<h3>Le théâtre maritime</h3>
<figure style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" src="https://www.archeoroma.it/wp-content/uploads/teatro-marittimo-villa-adriana-tivoli-740x491.jpg" alt="" width="740" height="491" /><figcaption class="wp-caption-text">Théâtre maritime, Tivoli</figcaption></figure>
<p>Un autre environnement fascinant au nom évocateur est le <b>théâtre maritime</b> . Contrairement à ce que son nom l&rsquo;indique, le complexe n&rsquo;est pas un espace dédié aux représentations théâtrales, mais une petite île circulaire qui abrite une élégante <i>domus</i> , très probablement le <b>noyau résidentiel d&rsquo;</b> origine .</p>
<p>Les érudits ont voulu voir dans l&rsquo;alternance de lignes et de formes courbes, dans l&rsquo;attention portée à l&rsquo;environnement scénographique et dans l&rsquo;utilisation principalement privée de cet espace <b>, la main de l&#8217;empereur Hadrien lui-même</b> qui, comme le disent les sources, a dans certains cas activement participé dans la conception de la Villa.</p>
<p><b>L&rsquo;île artificielle, de forme circulaire</b> , a un diamètre de 45 mètres et est <b>entourée d&rsquo;un canal</b> dans lequel l&#8217;empereur nageait pour se détendre. Le canal est flanqué d&rsquo;un <b>portique circulaire orné de colonnes ioniques trabées</b> , dont seules les bases des colonnes subsistent debout.</p>
<p>A l&rsquo;époque de sa construction, l&rsquo;île n&rsquo;était pas toujours accessible : on y accédait uniquement par <b>deux ponts tournants en bois</b> , dont on retrouve aujourd&rsquo;hui les rainures des guides qui facilitaient leur déplacement. Actuellement, cependant, il existe un pont en maçonnerie qui peut être daté des phases de construction ultérieures de la villa, à la fin de l&rsquo;Antiquité.</p>
<p>La petite maison <b>suit parfaitement l&rsquo;architecture de la </b><i><b>domus</b></i><b> classique</b> : deux entrées latérales ou <i>fauces</i> (reliées aux ponts de bois), un atrium avec colonnade et sol en mosaïque, un péristyle à arcades, un <i>tablinium</i> avec espaces de service, deux <i>cubicules</i> cruciformes et de l&rsquo;espace <b>privé thermes</b> , où il est encore possible de distinguer aujourd&rsquo;hui <i>tepidarium, calidarium</i> et <i>frigidarium</i> .</p>
<p>Malgré l&rsquo;architecture classique, ce qui différencie cette <i>domus</i> de toutes les autres, c&rsquo;est le <b>jeu de reflets et de suggestions créé</b> par le plan d&rsquo;eau qui entoure l&rsquo;île, et dans lequel se reflètent les images des belles colonnes ioniques de l&rsquo;atrium. .</p>
<p>À partir de 2017, après une longue période de fermeture, le théâtre maritime de la Villa Adriana <b>est à nouveau ouvert au public, grâce à une vaste restauration</b> . Au cours de la visite, il est également possible d&rsquo;admirer les élégantes et précieuses frises de l&rsquo;entablement à thème marin, dont tout l&rsquo;environnement tire son nom.</p>
<h3>Le théâtre grec</h3>
<p>Dans un projet comme celui de Villa Adriana, qui fusionne les aspects privés et publics de l&#8217;empereur, un environnement dédié au divertissement et aux représentations théâtrales ne pouvait certainement pas manquer : le soi-disant <b>théâtre grec</b> .</p>
<p>Malgré son nom, cette structure est à tous égards un théâtre romain : elle a <b>un plan semi-circulaire</b> , riche en décorations de marbre et avec un petit bâtiment rectangulaire sur la partie supérieure de la cavea, très probablement un petit temple ou une chambre pour l&rsquo;un des empereur. <b>La cavea</b> , en revanche, est d&rsquo;inspiration grecque , c&rsquo;est-à-dire les gradins où les spectateurs prenaient place, qui <b>exploite la pente de la colline de tuf</b> , comme cela se produisait pour les théâtres grecs.</p>
<p>À ce jour, il ne reste pas grand-chose du théâtre grec de Villa Adriana et des études approfondies de cette partie du complexe font défaut, mais il est possible d&rsquo;avoir une idée assez précise grâce aux preuves archéologiques et aux dessins de Piranesi et Ligorio.</p>
<p>Le théâtre était de petite taille, pouvant accueillir <b>un petit nombre de spectateurs</b> , invités de l&#8217;empereur. Il a un plan en hémicycle, avec un auditorium divisé en deux secteurs et un espace réservé au chœur au pied des marches, un avant-scène rectangulaire dont il ne reste debout qu&rsquo;une petite partie et l&rsquo;un des deux escaliers réservés aux acteurs.</p>
<h3>Cent Camerelle</h3>
<p>Les <b>Cent Camerelles</b> de Villa Adriana ne sont que des constructions utilisées pour permettre la construction de l&rsquo;esplanade Pecile, puisqu&rsquo;elle est située à 15 mètres au-dessus du niveau de la vallée en contrebas. Ces <b>puissantes structures de support</b> apparaissent comme une série de <b>petites pièces contiguës de taille identique</b> , précisément les « chambres » d&rsquo;où provient le nom, élevées jusqu&rsquo;à quatre étages.</p>
<p>Les pièces partagent un <b>plancher en bois</b> et une seule ouverture sur le mur avant, qui était également la seule source de lumière dans la pièce. Les chambres étaient accessibles par un balcon extérieur en bois relié par un escalier en maçonnerie.</p>
<p>La petite taille, la position et la modestie des décorations suggèrent que les chambres des étages supérieurs étaient <b>destinées au personnel de service de la Villa Adriana</b> , tandis que celles du rez-de-chaussée qui donnaient sur l&rsquo;allée servaient <b>d&rsquo;entrepôt</b> .</p>
<h3>Thermes</h3>
<p>Lorsque nous parlons des thermes de Villa Adriana, nous nous référons en fait à une vaste zone adjacente au Canopus, dans laquelle les archéologues ont identifié <b>trois complexes thermaux distincts :</b></p>
<ul>
<li>Grands bains</li>
<li>Petits bains</li>
<li>Bains antiques avec Heliocaminum</li>
</ul>
<p>Au fil des années, différentes hypothèses se sont succédées sur la fonction des différents lieux : on pensait d&rsquo;abord qu&rsquo;ils étaient destinés séparément aux hommes et aux femmes de la cour. Cependant, sur la base de diverses preuves archéologiques, il a été conclu que <b>les Grandi Terme étaient destinés au personnel de service</b> de Villa Adriana <b>et que les Piccole Terme étaient à l&rsquo;usage du tribunal.</b></p>
<h4>Grands bains</h4>
<figure id="attachment_3632" class="wp-caption aligncenter" aria-describedby="caption-attachment-3632">
<p><figure style="width: 740px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-medium" src="https://www.archeoroma.it/wp-content/uploads/villa-adriana-tivoli-grandi-terme-740x491.jpg" width="740" height="491" /><figcaption class="wp-caption-text">Frigidarium des Grands Thermes de la Villa Adriana</figcaption></figure></figure>
<p>Les <b>Grands Thermes</b> de la Villa Adriana doivent leur nom à la taille des pièces et étaient destinés au personnel de service moyen et subalterne. Ceci est démontré par la <b>connexion directe par un couloir souterrain avec le Cento Camerelle</b> et avec le <i>praefurnia</i> , la zone des chaudières.</p>
<p>La géométrie de ces spas respecte parfaitement celle d&rsquo;un complexe thermal classique : la salle <i>sudatio</i> , de taille considérable, <i>tepidaria, calidaria</i> et <i>frigidarium</i> . Dans ce dernier environnement se trouvaient les bassins pour les bains froids, décorés de <b>colonnes en marbre cipollino d&rsquo;ordre ionique</b> et très probablement de statues, compte tenu de la découverte de niches dans les murs.</p>
<p>Après le <i>frigidarium</i> , il y a aussi une salle circulaire pour la <i>sudatio</i> , avec un <b>beau plafond en stuc</b> et une salle rectangulaire <b>avec un sol en mosaïque</b> , autrefois entourée d&rsquo;un portique destiné aux jeux de ballon.</p>
<p>Malgré la beauté et la qualité de ces dernières décorations, force est de constater que les Grands Bains n&rsquo;étaient pas destinés aux membres de haut rang de la cour. Les <b>mosaïques avec des carreaux noirs et blancs</b> , comme celles trouvées dans la salle rectangulaire des Grands Bains de la Villa Adriana, et les <b>murs en stuc blanc</b> , et non recouverts de marbre, en plus de la position à côté du Cento Camerelle suggèrent vraiment que ils étaient destinés au personnel de service.</p>
<h4>Petits bains</h4>
<p>La destination du <b>Piccole Terme</b> di Villa Adriana, en revanche, est assez claire, compte tenu de la richesse et de l&rsquo;opulence de ses décorations.</p>
<p>Ils sont situés dans la zone sud de la Villa et profitent d&rsquo;un bâtiment préexistant orienté au nord et recouvert d&rsquo; <i>opus reticulatum</i> . Le pivot du Piccole Terme est composé d&rsquo;une <b>salle octogonale avec un toit en dôme</b> , des murs avec des décorations en marbre et un sol décoré riche et raffiné, probablement destiné au vestiaire.</p>
<p>De là, vous entrez dans la salle <i>sudatio</i> , un autre magnifique chef-d&rsquo;œuvre d&rsquo;architecture et de décoration. La salle est circulaire avec <b>un toit voûté sur lequel se détache un </b><i><b>tholos</b></i> , c&rsquo;est-à-dire un trou central qui laisse entrer les rayons du soleil.</p>
<p>La chaleur naturelle, ainsi que l&rsquo;air chaud provenant des tuyaux sous le sol, ont rendu cet environnement parfait pour le <i>sudatio</i> et le <i>calidarium</i> . Suivent ensuite le <i>tepidarium</i> et le <i>frigidarium</i> avec deux bassins différents.</p>
<p>Après une restauration impressionnante, les Piccole Terme sont aujourd&rsquo;hui accessibles par un nouveau parcours de visite, également accessible aux personnes à mobilité réduite.</p>
<h4>Bains antiques avec <i>heliocaminus</i></h4>
<p>Les <b>thermes à héliocaminus</b> sont les plus anciens de Villa Adriana et font partie du complexe républicain qu&rsquo;Hadrien utilisa comme noyau initial de sa résidence. Outre le <i>tepdarium</i> , le calidarium et le <i>frigidarium</i> à bassin rectangulaire, la partie la plus spectaculaire tant du point de vue architectural qu&rsquo;archéologique est la salle circulaire à <i>héliocaminus</i> , d&rsquo;où les thermes tirent leur nom.</p>
<p>La salle avec un <b>dôme à caissons</b> avait de grandes fenêtres orientées au sud-ouest et un grand trou central appelé <i>lumen</i> . La <i>lumière</i> était ouverte ou fermée par un clypeus de bonzo actionné avec des cordes et permettait de réguler le débit de la vapeur à l&rsquo;intérieur de la pièce et l&rsquo;accès des rayons du soleil.</p>
<h3>Salle des Philosophes / Temple des Stoïciens</h3>
<p>La grande salle absidale située entre le Pecile et le théâtre maritime est connue sous <b>le nom de Sala dei Filosofi</b> ou Tempio degli Stoici et, comme de nombreux bâtiments de la Villa Adriana, a donné lieu à une série de débats sur sa destination : pour certains chercheurs, c&rsquo;est celle- ci. est une <b>bibliothèque</b> , pour d&rsquo; autres une <b>salle de réception</b> , pour d&rsquo; autres encore une <b>chambre pour hôtes illustres</b> .</p>
<p>En tout cas, étant donné la taille de la salle, la majesté du dôme, les revêtements en porphyre mentionnés par Pirro Ligorio et sa position favorisent certainement une destination publique de grande importance.</p>
<p>L&rsquo;hypothèse de la bibliothèque a été récemment écartée, car les niches actuelles sont trop hautes et trop peu profondes pour accueillir un bon nombre de <i>volumes</i> . De plus, ils ne suivent pas les directives de Vitruve pour l&rsquo;orientation des bibliothèques, visant à profiter le plus longtemps possible de la lumière du soleil et à éviter la formation de moisissures.</p>
<p>Les niches actuelles seraient plutôt adaptées pour abriter les statues des sept sages (Biante, Pittaco, Solone, Thalès, Cléobule, Chilo et Misone, selon Platon) ou celles de la famille impériale.</p>
<h2>Comment avoir</h2>
<p>La Villa Adriana est accessible en voiture et en transports en commun.</p>
<p>Voiture : prendre l&rsquo;A24 jusqu&rsquo;au péage de Tivoli, suivre la route Maremmana Inferiore jusqu&rsquo;au hameau de Tivoli-Villa Adriana et suivre les indications pour la Villa.</p>
<p>Transport public:</p>
<ul>
<li>Métro B de Rome à Ponte Mammolo puis Bus Co.Tra.L. via Prenestina avec un arrêt à 300 mètres de la Villa Adriana</li>
<li>Bus Co.Tra.L. via Tiburtina avec arrêt Tivoli-Villa Adriana + 2 km à pied</li>
</ul>
<h2>Des billets</h2>
<p>Grâce au formulaire sur cette page, il est possible d&rsquo;acheter des <a href="https://www.archeoroma.fr/sites/villa-adriana-tivoli/">billets pour la Villa Adriana</a> . Réservez votre visite maintenant!</p>
<p><em><strong>Par Olga De Blasio<br />
</strong></em><em>Master en philologie, littérature et civilisation du monde antique</em></p>
<div id="footnotes-2549" class="footnotes">
<div class="footnotedivider"></div>
</div>
<div class='footnotes' id='footnotes-538'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='marker-538-1'> <span style="font-size: small;">Historia Augusta, Vita Hadriani, XXVI, 5 <span class='returnkey'><a href='#markerref-538-1'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-538-2'> « Villa Adriana. Nuove scoperte nel segno della magnificenza » &#8211; Ministero per i beni e le attività culturali e per il turismo, 11/02/2021 &#8211; <a href="https://www.beniculturali.it/comunicato/villa-adriana-nuove-scoperte-nel-segno-della-magnificenza" target="_blank" rel="noopener">Link</a>  <span class='returnkey'><a href='#markerref-538-2'>&#8629;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		<title>Thermes de Dioclétien</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 18:40:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les thermes étaient également des lieux où l'on pouvait rencontrer des amis ou simplement faire des affaires ; on pouvait aussi faire du sport ou se faire masser : </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Les Thermes</h2>
<p>Le complexe balnéaire des thermes de Dioclétien, construit entre 298 et 306 après JC, occupait une superficie de mètres 380 x 370. Le complexe, le plus grand jamais construit dans le monde romain, ainsi que la plus grande construction de la ville , pourrait accueillir environ trois mille personnes.</p>
<p>C&rsquo;est l&#8217;empereur Domitien, qui a régné entre les années 284 et 305 après JC, qui voulait un gigantesque bain public au service du peuple romain. Le quartier était l&rsquo;un des plus densément peuplés de la ville, en face de l&rsquo;actuelle gare ferroviaire qui en tire son nom « Termini ».</p>
<p>Pour les Romains, le bain représentait un événement social d&rsquo;une importance absolue et les bains reflétaient la valeur de l&rsquo;Empereur. Le complexe a été structuré sur le modèle des thermes de Trajan et de Caracalla. Une branche de l&rsquo;aqueduc de l&rsquo;eau Marcia (Aqua Iovia) fournissait l&rsquo;immense bâtiment qui était divisé en la grande piscine ( natatio ), le frigidarium , le tepidarium et le calidarium .</p>
<p>Deux salles de classe octogonales étaient alignées avec le calidarium, l&rsquo;une, l&rsquo;ancien Planétarium, abrite aujourd&rsquo;hui une exposition de sculptures issues des thermes. L&rsquo;immense complexe était richement orné de sculptures, de bassins en granit. Hommes et femmes ont plongé séparément.</p>
<h3>Le rite du bain dans les thermes de Dioclétien</h3>
<p>Une visite aux bains n&rsquo;était pas seulement pour la détente. Les gens venaient ici pour socialiser, raconter des événements quotidiens, potins et débattre de sujets politiques. C&rsquo;était aussi un centre de remise en forme et de loisirs.</p>
<p>Les thermes de Dioclétien disposaient de différents services tels que des installations sportives, une grande exèdre avec des marches, peut-être utilisée pour des représentations théâtrales, des bibliothèques et des salles de réunion. Hommes et femmes ont plongé séparément.</p>
<h3>Le complexe aujourd&rsquo;hui</h3>
<p>Après l&rsquo;invasion des Goths qui détruisirent l&rsquo;aqueduc en 537 après JC, les thermes furent bientôt réduits en décombres. L&rsquo;église de <strong>Sainte Maria degli Angeli </strong> a été construite sur le site de l&rsquo;ancien frigidarium des Thermes ; c&rsquo;était la dernière structure construite par <strong>Michel-Ange</strong> qui avait déjà 86 ans lorsqu&rsquo;il l&rsquo;a commencée en 1561. À l&rsquo;intérieur de l&rsquo;église, il y a d&rsquo;énormes colonnes de granit qui soutiennent le toit voûté du frigidarium. Les colonnes ont la plus grande circonférence des monuments romains, 5,2 mètres.</p>
<h3>Musée des Termes</h3>
<p>La conception du beau cloître attenant est également attribuée à Michel-Ange, bien qu&rsquo;il n&rsquo;ait été achevé qu&rsquo;en 1565, un an après sa mort. Le cloître abrite aujourd&rsquo;hui le <strong>Musée des Thermes de Dioclétien</strong> , un département du <strong>Musée national romain</strong> , l&rsquo;un des musées les plus importants du monde de l&rsquo;Antiquité. Certaines parties du complexe thermal ont survécu grâce à leur incorporation dans des structures plus récentes.</p>
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		<title>Thermes de Caracalla</title>
		<link>https://www.archeoroma.fr/sites/thermes-de-caracalla/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[pauCPLB9T4c52EmFS]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 18:24:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Thermes de Caracalla, anciens thermes antonins, étaient des thermes publics dans la Rome antique. Les ruines existantes, ainsi que les fouilles et restaurations modernes, sont les plus importantes de toutes les structures de bains romains qui subsistent.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les monuments les plus splendides de la Rome antique se trouve le complexe architectural connu sous le nom de Terme Antoninianae, ou, comme nous les appelons aujourd&rsquo;hui, les <strong>thermes de Caracalla</strong> .</p>
<p>Ce sont les plus célèbres de tous les anciens thermes romains, construits entre 211 et 224 après JC par les empereurs <strong>Caracalla, Eliogabalo et Alessandro Severus</strong> . Les Thermes de Caracalla, nom officiel <strong>Marco Aurelio Antonino</strong> , d&rsquo;où Terme Antoninianae, sont le plus grand complexe thermal de la Rome impériale et du monde.</p>
<p>Les salles de bains, qui restèrent en activité pendant plus de trois siècles, étaient d&rsquo;immenses bâtiments aux très hautes voûtes ornées de fresques qui couvraient les chambres gigantesques. Cette structure géante de onze hectares abritait des établissements balnéaires pouvant accueillir plus de 1 600 personnes à la fois. Au total, les thermes pouvaient accueillir entre 6 000 et 8 000 visiteurs par jour.</p>
<h2>Caracalla</h2>
<p>L&#8217;empereur Caracalla, fils de <strong>Septime Sévère</strong> , épousa <strong>Plautilla</strong> , fille du préfet du prétoire <strong>Plautianus</strong> , qu&rsquo;il avait lui-même tué sous l&rsquo;accusation de complot, car il enviait son pouvoir. La dynastie Severus en décomposition cherchait un soutien parmi les classes de la société et les nouveaux thermes ont été construits non loin de la <strong>Via Appia</strong> afin que tout visiteur à Rome les voie immédiatement.</p>
<p>L&#8217;empereur, surnommé Caracalla pour une tunique gauloise qu&rsquo;il portait, avait également la mauvaise réputation d&rsquo;avoir tué le frère <strong>Geta  , plus populaire.</strong>et est également connu pour sa décision d&rsquo;offrir la citoyenneté à tous les habitants libres de l&rsquo;Empire romain, principalement pour augmenter les revenus fiscaux.</p>
<h3>La salle de bain à l&rsquo;époque romaine</h3>
<p>Comme il y avait peu d&rsquo;installations sanitaires dans la ville, les plus de cinquante bains publics de la Rome impériale jouaient un rôle fondamental dans la société romaine. Non seulement ils amélioraient la santé et la propreté des citoyens, mais les thermes étaient aussi des lieux que les Romains fréquentaient quotidiennement pour socialiser, se détendre et même discuter.</p>
<p>Le rituel du bain s&rsquo;est développé pour un parcours bien articulé, commençant par un bain chaud dans le <strong>Calidarium,</strong> pour continuer <strong> </strong>immédiatement après dans le  <strong>Tepidarium</strong> , puis dans le <strong>Frigidarium,</strong> pour terminer par une baignade dans la <strong>Natatio</strong> , une grande piscine extérieure. Le bâtiment central du complexe mesurait 214 mètres sur 114 et se composait de quatre niveaux, dont deux au-dessus du sol et deux en dessous. Difficile de ne pas être frappé encore aujourd&rsquo;hui par les ruines imposantes qui sont restées hautes de trente mètres.</p>
<h3>Centre de santé</h3>
<p>Les thermes de Caracalla étaient plus qu&rsquo;un simple centre balnéaire; <strong>ils étaient en fait une ferme de beauté</strong> polyvalente moderne et contenaient également des jardins luxuriants, des gymnases, une piste d&rsquo;athlétisme, des terrains de sport, des salles de massage, des saunas.</p>
<p>On l&rsquo;appellerait aujourd&rsquo;hui un centre de bien-être pour sa multifonctionnalité avec des bibliothèques, des restaurants, des galeries d&rsquo;art, deux salles de lecture, un coiffeur, des parfumeries, des pavillons de musique, un musée et même des bordels.</p>
<p>Partout, les sols étaient recouverts de mosaïques aux couleurs vives, de figures de poissons, d&rsquo;hippocampes et d&rsquo;amours. Les mosaïques colorées ont été réalisées avec du granit gris d&rsquo;Egypte, du marbre jaune de <strong>Numidie</strong> , du marbre veiné vert de <strong>Caristo</strong> et du porphyre vert et violet de <strong>Sparte</strong> . Pour la richesse extérieure avec des statues et des fontaines jaillissantes entourées de belles tuiles, n&rsquo;importe qui dans l&rsquo;une de ces salles de bains aurait connu l&rsquo;immensité de l&rsquo;Empire.</p>
<h3>Marcia de l&rsquo;eau</h3>
<p>L&rsquo; aqueduc <strong>Aqua Marcia</strong>  garantissait un système de distribution d&rsquo;eau assurant un débit constant. Sous les bâtiments proéminents, il y avait deux niveaux, le supérieur pour les services et le chauffage, le inférieur pour l&rsquo;évacuation des eaux.</p>
<p>Dans les structures souterraines, des centaines de chauffeurs brûlaient chaque jour dix tonnes de bois pour maintenir l&rsquo;eau à la bonne température à tout moment. Les thermes étaient pleinement fonctionnels jusqu&rsquo;en 537 après JC, lorsque <strong>Vitige</strong> , roi des <strong>Ostrogoths</strong> , lors du siège de la ville, ordonna de détruire tous les anciens aqueducs qui alimentaient Rome en eau.</p>
<h3>Les ruines</h3>
<p>La négligence, la négligence, les pillages et un tremblement de terre ont réduit en ruine ce grand complexe architectural. Mais même dans cette décadence, les vestiges archéologiques continuent d&rsquo;impressionner les visiteurs par leur taille et leur magnificence.</p>
<p><strong>En 2012, un musée souterrain</strong> de quatre kilomètres de long a été ouvert sous les thermes de Caracalla, créant une toile de fond suggestive pour admirer les objets trouvés sur place. Grands chapiteaux sculptés, reliefs en marbre et autres ornements qui décoraient autrefois le somptueux complexe thermal.</p>
<p>L&rsquo;été, les célèbres ruines des Bains se transforment en décors gigantesques pour la mise en scène de spectacles d&rsquo;opéra grandioses. Le Teatro dell &lsquo; <strong>Opera de Rome</strong>  déménage dans le magnifique emplacement des thermes de Caracalla.</p>
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		<title>Pont Milvius</title>
		<link>https://www.archeoroma.fr/sites/pont-milvius/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[pauCPLB9T4c52EmFS]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 18:17:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pont Milvius est l'un des ponts les plus importants de Rome, ainsi que le plus ancien. Grâce à sa position, elle était la principale voie d'accès à Rome depuis le nord et l'est, sur l'ancienne Rue Veientana.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="">
<p><strong>Sur la photo :</strong> Pont Milvius depuis l&rsquo;entrée nord.</p>
<p>Les statues du sculpteur Francesco Mochi représentant le Christ et saint Jean-Baptiste sont mises en valeur. Au premier plan, la tour de style néoclassique avec arc monumental et tourelle superposée conçue par Giuseppe Valadier.</p>
</div>
<div class="blt">
<p>Pont Milvius est l&rsquo;un des ponts les plus importants de Rome, ainsi que le plus ancien. Grâce à sa position, c&rsquo;était la principale voie d&rsquo;accès à Rome depuis le nord et l&rsquo;est, sur l&rsquo;ancienne via Veientana.</p>
<h2>Où est-ce</h2>
<p>Le Pont Milvius est situé sur le troisième kilomètre de la Via Flaminia, entre la piazzale Cardinal Consalvi (entre les quartiers Flaminio et Parioli) et la piazzale di Pont Milvius (entre le quartier Della Vittoria et Tor di Quinto).</p>
<h2>Histoire</h2>
<p>Une première construction en bois remonte probablement aux alentours du IV-III siècle. J.-C. Il a été construit par un magistrat romain de la gens Molvia, d&rsquo;où dérive le nom de <em>Pons Mulvius</em> , enfin <em>Pont Milvius</em> .</p>
<p>Nous lisons dans un passage de « Ab Urbe Condita » de Livio (Liber XXVII, 51):</p>
<p><em>« Ipsos deinde adpropinquare legatos allatum est. tunc enimvero omnis aetas currere obvii, primus quisque oculis auribusque haurire tantum gaudium cupientes. ad Mulvium usque pontem continens agmen pervenit. » </em></p>
<p><em>Trad : « On a finalement annoncé que les messagers arrivaient. Alors des gens de tous âges se précipitèrent vers eux, chacun aspirant à être le premier à s&rsquo;enivrer d&rsquo;une si grande joie des yeux et des oreilles. Une colonne ininterrompue de personnes atteignit le pont Milvius. »</em></p>
<p>Ce fut l&rsquo;occasion pour le peuple romain de se précipiter sur le pont pour apprendre la nouvelle de la victoire de Rome à la bataille de Metauro (dans les Marches) en 207 av. J.-C., bataille décisive de la Seconde Guerre punique au cours de laquelle le général carthaginois Asdrubale décédés.</p>
<p>Le premier pont en briques date probablement d&rsquo;environ 222-220 av. J.-C. à l&rsquo;époque de la construction de la Via Flaminia. Il a ensuite été restauré en 109 avant JC par le censeur Marco Emilio Scauro.</p>
<p>Lorsque l&#8217;empereur Auguste décida de restaurer tous les ponts de la Via Flaminia (27 av. J.-C.), il dut négliger le Milvius et le Minucius, en raison de l&rsquo;état optimal dans lequel ils se trouvaient.</p>
<p>Dans la Res Gestae Divi Augusti, XX, nous lisons en effet :</p>
<p><em>« Consul septimum viam Flaminiam ab urbe Ariminum refeci pontesque omnes praeter Mulvium et Minucium. »</em></p>
<p><em>Trad: « Consul pour la septième fois, j&rsquo;ai restauré la Via Flaminia depuis la ville de Rimini et tous les ponts sauf le Milvio et le Minucius »</em></p>
<p><strong>En 312 après JC, la  » bataille du pont Milvius</strong>  » eut lieu près du pont entre Constantin Ier et Maxence. C&rsquo;était la bataille finale dans laquelle Constantin Ier est devenu le seul empereur d&rsquo;Occident, battant Marcus Aurelius Valerius Maxentius, empereur autoproclamé qui a régné sur les territoires italiens et africains à partir de 306 après JC.</p>
<p>On dit que la bataille de Pont Milvius a été anticipée par la <strong>conversion historique de Constantin Ier</strong> , le premier empereur chrétien, qui, campé près du pont, eut la vision d&rsquo;une croix avec une inscription qui disait : « in hoc signo vinces », « sous ce signe vous gagnerez ».</p>
<p>En 1429, les travaux de restauration sont confiés à Francesco di Gennazzano sous le pape Martin V.</p>
<p>En 1450, il a été restauré à nouveau sur commande du pape Nicolas V, qui a commencé <strong>la construction de la tour à l&rsquo;entrée nord</strong> (terminée plus tard par Calixto III).</p>
<p>En 1458, les structures en bois ont été éliminées et la fortification médiévale démolie.</p>
<p>Le 2 février 1805, le Tibre déborde et les deux têtes de bois du pont sont endommagées.</p>
<p>En 1805, sous Pie VII (après son retour de Paris pour le sacre de Napoléon Bonaparte) d&rsquo;importants travaux furent réalisés confiés à <strong>Giuseppe Valadier</strong> (le même qui consolida l&rsquo;anneau extérieur du <a href="https://www.archeoroma.fr/sites/colisee/">Colisée</a> ).</p>
<p>C&rsquo;est à l&rsquo;architecte romain que l&rsquo;on doit la reconstruction des arches extérieures, entre-temps remplacées par des ponts-levis en bois et la tour néoclassique de l&rsquo;entrée nord à arc monumental et tour superposée.</p>
<p>Valadier a éliminé tous les éléments en bois et a décidé de placer les statues des apôtres Saint Pierre et Saint Paul, réalisées par le sculpteur <strong>Francesco Mochi</strong> , à l&rsquo;entrée nord . Ces statues, après quelques années, ont été enlevées par Valadier lui-même pour les placer sur la Piazza del Popolo, où les chantiers sur lesquels il travaillait étaient ouverts.</p>
<p>En 1825, les statues réalisées par Mochi lui-même sur ordre de Léon XII furent placées sur le pont. Ceux-ci faisaient partie d&rsquo;un groupe sculptural (« Le baptême de Jésus ») destiné à l&rsquo;origine à la chapelle du maître-autel de l&rsquo;église de San Giovanni de &lsquo;Fiorentini, puis acheté par le cardinal Cristaldi (nous approfondissons le thème des statues dans l&rsquo;architecture la description).</p>
<p>Les statues que nous voyons aujourd&rsquo;hui sont des copies réalisées en 2001, dont les originaux se trouvent dans l&rsquo;atrium du musée de Rome au Palazzo Braschi. Au-dessus de l&rsquo;arc monumental du côté nord, l&rsquo;inscription latine suivante était gravée en relief :</p>
<p style="text-align: center;"><em>Pie. VII. pont. max.</em><br />
<em>partie. pontis. subliciam impetu aquarium. Vexatam</em><br />
<em>structorio. pierre tombale. reciciend. curavit</em><br />
<em>idem. turri. perforée. recta. pour. alteram. ripam</em><br />
<em>iter. apéritif. pour. CIDIDCCCV.</em></p>
<p>En 1849, il a été fortement endommagé par les troupes de Garibaldi dans une tentative de bloquer l&rsquo;invasion des Français.</p>
<p>En 1850, une importante restauration a été effectuée sous le pape Pie IX, au cours de laquelle la statue de l&rsquo;Immaculée Conception a été placée sur le côté sud, réalisée par le sculpteur Domenico Pigiani, dans la position opposée à la statue préexistante de Saint Jean Nepomycen sur le chevet du parapet droit, réalisé par Agostino Cornacchini en 1731.</p>
<h3>Débordements</h3>
<p>Rome est fréquemment inondée en raison du débordement du Tibre, souvent dans les parties basses de la ville avec des dégâts limités, plus rarement de très grandes surfaces avec des dégâts importants sur les structures. Le premier rocher qui a rencontré le flux des eaux du Tibre, ainsi que les eaux dérivant des conduits souterrains, était précisément le pont Milvius.</p>
<p>Cela est principalement dû à la hauteur réduite du pont, mais aussi à une série de gros rochers et de vestiges de constructions antérieures (principalement des arches, qui ont été reconstruites à plusieurs reprises).</p>
<p>La structure a ensuite détourné la masse d&rsquo;eau vers la via Flaminia jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle atteigne la Porta del Popolo, s&rsquo;étendant ainsi vers les directions principales, de la via del Babbuino à la via del Corso, à la via di Ripetta.</p>
<p>D&rsquo;après certaines recherches climatologiques ces événements sont rares mais ils pourraient quand même arriver (n&rsquo;oublions pas la crue de 1870). Il y aurait même un risque que tout le Trastevere soit inondé, combiné à un débordement des eaux au Pont Sant&rsquo;Angelo.</p>
<h2>Description</h2>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Longueur</strong></td>
<td><strong>Longueur</strong></td>
</tr>
<tr>
<td>132 mètres</td>
<td>15,5 mètres</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Le Pont Milvius est une structure de 132 mètres et 15,5 mètres de large composée de six arches et constituée principalement de blocs de tuf provenant des carrières de Grotta Oscura (sur la Via Tiberina, entre Veii et la rive droite du Tibre).</p>
<p>C&rsquo;est un matériau d&rsquo;origine volcanique avec un faible poids spécifique et d&rsquo;excellentes propriétés isolantes avec lequel les murs serbes du IVe siècle ont également été construits. J.-C. (dont on peut admirer les vestiges dans les jardins au nord de la place de la gare Termini).</p>
<p>La structure se compose de quatre arcs principaux et de deux arcs latéraux mineurs. Les deux arcs sud (du côté de la Piazza Cardinal Consalvi), y compris l&rsquo;arc anti-inondation réalisé dans le pilier central, correspondent au pont construit en 109 avant JC par le censeur Marco Emilio Scauro. Ils sont facilement identifiables par les blocs de travertin blanc dont sont faits les pierres de taille de l&rsquo;anneau des arcs.</p>
<p>Les deux arcades au nord (du côté de la piazzale di Pont Milvius) ont par contre la virole construite en maçonnerie et sont vraisemblablement datées du XIIe siècle environ. J.-C. Ils sont le résultat de travaux de restauration de la structure préexistante, fortement endommagée par le temps et l&rsquo;abandon.</p>
<h3>Les statuettes</h3>
<p>A l&rsquo;entrée nord se trouvent les moulages des deux statues du sculpteur Francesco Mochi. À l&rsquo;origine, ils faisaient partie d&rsquo;un seul groupe sculptural: « Le baptême de Jésus » destiné à l&rsquo;église de San Giovanni de &lsquo;Fiorentini. Lorsque Léon XII a décidé de placer le groupe sculptural sur le Pont Milvius , il a divisé les deux personnages pour pouvoir les placer sur les deux bases réalisées par Valadier.</p>
<p>Sur la gauche, nous trouvons le Christ penché en train de recevoir de l&rsquo;eau bénite sur sa tête. Sur la droite au lieu de Saint Jean-Baptiste avec une main une assiette à partir de laquelle il verse de l&rsquo;eau. Ceux qui visitent le Pont Milvius pour la première fois seront étonnés par l&rsquo;incohérence du positionnement des deux statues, distantes d&rsquo;une vingtaine de mètres l&rsquo;une de l&rsquo;autre.</p>
<p>Sur la tête sud, nous trouvons à droite la statue de S. Giovanni Nepomiceno, protecteur des inondations et de la mort par noyade créée en 1731 par Agostino Cornacchini. Sur la gauche, nous trouvons une statue de l&rsquo;Immaculée Conception du sculpteur Domenico Pigiani.</p>
<h2>Curiosité</h2>
<h3>Pont Mollo</h3>
<p>Le Pont Milvius est aussi communément appelé le « <strong>pont Mollo</strong> » par la population romaine. Il existe plusieurs théories à ce sujet.</p>
<ul>
<li>car en cas de crue du Tibre, compte tenu de sa position et de sa faible hauteur, c&rsquo;est le premier pont à souffrir des crues</li>
<li>de l&rsquo;état d&rsquo;abandon dans lequel il se trouvait à certaines périodes de son histoire, résultant quelque peu instable, donc « mou »</li>
</ul>
<h3>Trafic</h3>
<p>Le pont a été utilisé pour la circulation automobile jusqu&rsquo;en 1985, date à laquelle, suite à la découverte d&rsquo;un chemin de ronde datant de 1600, il a été décidé de rendre le pont interdit au passage des véhicules.</p>
<h3>Cadenas</h3>
<p>Il existe à Rome une série de traditions liées à l&rsquo;amour. Certaines anciennes comme la <a href="https://www.archeoroma.fr/sites/fontaine-de-trevi/">fontaine des amoureux à la fontaine de Trevi</a> , d&rsquo;autres plus modernes, comme les cadenas du Pont Milvius . Il est d&rsquo;usage de fermer un cadenas sur les lampadaires ou les grilles des parapets du pont gravés des initiales des noms des amants, puis de jeter la clé dans le Tibre.</p>
<p>Cette tradition, devenue célèbre grâce au film « Je te veux » basé sur le roman du même nom de Federico Moccia, s&rsquo;est maintenant propagée dans le monde entier. Depuis 2012, les cadenas ont été supprimés pour une question de décor urbain.</p>
<h2>Comment aller là</h2>
<p>Il n&rsquo;y a pas de <a href="https://www.archeoroma.fr/metro/">métro</a> à proximité (la station Farnesina et l&rsquo;Auditorium sont en construction). Pour rejoindre lePont Milvius , nous pouvons utiliser le tram qui s&rsquo;arrête près de la Piazza Mancini, utiliser le réseau de bus ou un <a href="https://www.archeoroma.fr/taxi/">taxi</a> .</p>
<p>Pour plus d&rsquo;informations sur la façon de s&rsquo;y rendre, nous vous recommandons l&rsquo;outil Web proposé par l&rsquo;ATAC, le gestionnaire de la mobilité de la ville romaine.</p>
</div>
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		<title>Forums Impériaux</title>
		<link>https://www.archeoroma.fr/sites/forums-imperiaux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[pauCPLB9T4c52EmFS]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 15:45:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Forums Impériaux sont un complexe impressionnant qui renferme une série de places monumentales. Les forums étaient le centre de l'activité politique de l'Empire romain.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les Forums Impériaux étaient le centre de la vie de la ville et des personnes très importantes s&rsquo;y rassemblaient pour discuter de l&rsquo;économie ou exprimer leurs convictions politiques. Il y avait aussi de la place pour d&rsquo;autres destinations telles que le culte religieux, l&rsquo;administration, l&rsquo;éducation, les bibliothèques et même les activités commerciales. Ici, les exploits des empereurs étaient célébrés, leur donnant à la fois notoriété et immortalité.</p>
<p>Les Forums Impériaux, à ne pas confondre avec l&rsquo;ancien <a href="https://www.archeoroma.fr/sites/forum-romain/"><strong>Forum Romain</strong></a> , sont une série de places entourées de splendides édifices construits entre 46 av. J.-C. et 113 ap. et pouvoir librement gaspiller de l&rsquo;argent sur des projets publics.</p>
<p><strong>FORUM DE CÉSAR</strong><br />
Le premier des Forums Impériaux fut en fait construit comme une extension du Forum romain pour agrandir le centre politique, administratif et religieux de Rome. Pour les célébrations de son triomphe, Cesare a voulu doter le Forum d&rsquo;une grande place qui porte son nom.</p>
<p>Les travaux furent lancés en 51-48 avant J.-C. après la victoire de la bataille de <strong>Pharsale</strong> , qui sanctionna la fin de la guerre civile. Dans le but de confirmer la puissance démesurée de <strong>César</strong> , le Forum comportait également un temple dédié à la déesse <strong>Vénus</strong> , ceci parce que la famille de César était censée descendre directement de la Déesse. Une statue de César à cheval a été placée devant le temple.</p>
<p><strong>FORUM D&rsquo;AUGUSTE</strong><br />
Ouvert en 2 avant JC, le Forum d&rsquo;Auguste est le deuxième après celui de César. On dit qu&rsquo;il a été construit pour venger la mort de César.<br />
Après la campagne d&rsquo;Égypte au cours de laquelle lui et <strong>Marcus Antony</strong> avaient anéanti les tueurs de César, <strong>Brutus</strong> et <strong>Cassius</strong> en 27 av. J.-C., le Sénat conféra à <strong>Octave</strong> le maximum de pouvoirs civils et militaires, avec le titre d&rsquo; <strong>Auguste</strong> .<br />
Ainsi, il a dédié le temple du Forum à  <strong>Mars Ultor</strong> (Avenger) pour remercier les dieux de leur aide dans la défaite des assassins de César.</p>
<p>Le forum était de forme rectangulaire avec des murs très hauts. La façade de l&rsquo;édifice aurait été agrémentée de deux exèdres. La plupart des décorations étaient dédiées au  <strong>dieu Mars</strong> .</p>
<p>Trois colonnes du côté droit et une partie de la paroi cellulaire restent debout du temple. Certains architectes de la Renaissance, dont <strong>Andrea Palladio</strong> et <strong>Baldassarre Peruzzi</strong> , ont étudié les vestiges et les décorations survivantes du temple et du complexe médico-légal.</p>
<p><strong>FORUM DE LA PAIX</strong><br />
Dans l&rsquo;ordre chronologique, le Forum ou Temple de la Paix est le troisième construit dans les Forums Impériaux, défini par les contemporains comme l&rsquo;une des merveilles du monde <em>(Pline, Naturalis Historia)</em> .</p>
<p>Le temple a été construit pour célébrer la conquête de <strong>Jérusalem</strong> . Certaines reliques du butin de guerre, comme le chandelier à sept branches et les trompettes d&rsquo;argent provenant du temple de Jérusalem ont été conservées ici. Initialement séparé du Forum de César et de celui d&rsquo;Auguste, il fut ensuite relié grâce à la construction du Forum de Nerva.</p>
<p>C&rsquo;est l&#8217;empereur <strong>Vespasien</strong> , en 75 ap. J.-C. qui l&rsquo;édifia sous la forme d&rsquo;un immense quadrilatère entouré d&rsquo;arcades. Il était garni de statues, de bassins, de haies, d&rsquo;arbres, d&rsquo;allées et de bancs sur une superficie de 135 x 100 mètres.</p>
<p><strong>FORUM DE NERVA</strong><br />
Domitien décida d&rsquo;unifier les Forums précédents et la construction du Forum commença dans la zone laissée vide entre le Temple de la Paix et les Forums de César et d&rsquo;Auguste. La mort de Domitien dans un complot fit que le nouveau complexe, déjà presque achevé, fut inauguré par le successeur <strong>Nerva</strong> , d&rsquo;où le nom de Forum de Nerva, en 97 av.</p>
<p>Le Forum contenait également deux longs couloirs qui étaient probablement les bibliothèques grecque et latine. Le Forum a été construit dans le but de commémorer la fin de la guerre juive et de commencer une période de paix avec Rome.</p>
<p>Il est également connu sous le nom de Forum de transition, entre la Suburra (un quartier louche et densément peuplé de la ville) et le Forum romain. Ce forum comprenait un temple à Minerve et un temple à Janus (le dieu à deux têtes).</p>
<p><strong>FORO DI TRAIANO</strong><br />
L&rsquo;œuvre la plus grande et la plus impressionnante des Forums Impériaux fut aussi la dernière construite à Rome, le Forum de Trajan. Il a été initialement lancé par <strong>Domitien</strong> , mais les travaux ont cessé avec son assassinat en 96 après JC. <strong>Trajan</strong> , après la victoire en <strong>Dacie</strong> , utilisa le riche butin pour compléter le Forum.</p>
<p>De nombreuses fouilles ont été faites, car elle était composée de plusieurs parties aux fonctions différentes. Une place publique à colonnades, un grand temple (le temple de <strong>Divius </strong><strong>Traiano</strong> ), deux bibliothèques, <strong>la colonne de</strong> Trajan, les <strong>marchés</strong> de Trajan  et la <strong>basilique Ulpia</strong> , qui mesurait environ 170 mètres sur 60. Beaucoup de ses colonnes de marbre sont encore en marche aujourd&rsquo;hui.</p>
<p><strong>Via dei Fori Imperiali</strong><br />
Malheureusement, en 1930, le dictateur italien <strong>Mussolini</strong> décida de construire une grande route triomphale qui reliait le <a href="https://www.archeoroma.fr/sites/colisee/"><strong>Colisée</strong> </a>à la <a href="https://www.archeoroma.fr/sites/place-venezia/"><strong>Place Venezia</strong></a> . La route traverse directement les Forums Impériaux, par conséquent, une grande partie de cette zone de valeur archéologique absolue est maintenant recouverte d&rsquo;asphalte.</p>
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		<title>Domus Aurea</title>
		<link>https://www.archeoroma.fr/sites/domus-aurea/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[pauCPLB9T4c52EmFS]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 16:50:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Domus Aurea, située entre les collines de l'Esquilin, du Caelius et du Palatin, était un complexe de bâtiments, de fontaines et de jardins avec un lac artificiel au centre et portait le nom de son imposant dôme doré. L'archéologue Andrea Carandini a qualifié ce complexe de bâtiments opulents de "Versailles au cœur de Rome".</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Histoire de la Domus Aurea</h2>
<p>La Domus Aurea, dont on peut aujourd&rsquo;hui visiter la salle octogonale superlative sous les jardins du Colle Oppio, a été construite à la suite de l&rsquo;incendie qui a dévasté Rome en 64 après JC lors de cet incendie la première résidence impériale de Néron a également été détruite, à savoir la <strong>Domus Transitoria</strong> .</p>
<h3>Construction de la Domus Aurea : Néron (64 après JC)</h3>
<p>A la place de ce dernier, Néron confie aux architectes <strong>Severus</strong> et <strong>Celer</strong> la construction d&rsquo;une nouvelle, grande et luxueuse villa : la <strong>Domus Aurea</strong> .</p>
<p>Elle a été construite en un peu plus de quatre ans, témoignant de la puissance de l&#8217;empereur et de sa gloire, et a été décorée par le célèbre peintre <strong>Fabullus</strong> . L&rsquo;immense complexe comprenait des pavillons de fête, des stations thermales d&rsquo;eau normale et sulfureuse, plusieurs salles de banquet.</p>
<p>Dans les Annales de <strong>Tacite</strong> , il est mentionné que l&#8217;empereur lui-même a supervisé les travaux en prenant soin de chaque détail du projet. Le peuple romain détestait la domus parce qu&rsquo;elle avait été construite en dépouillant les temples de Rome et de Grèce de leurs splendides statues, en pillant les biens des citoyens les plus riches de la ville et de tout l&#8217;empire. <strong>« <em>Eh bien ! Je peux enfin commencer à vivre comme un être humain ! </em></strong>(Néron, entrant pour la première fois dans sa Domus Aurea) <strong>« </strong> ( <em>Suétone, Néron, 31.2.)</em></p>
<p>Comme le Colisée, la Domus a été construite avec de gigantesques murs de briques dont il ne reste que le site de la colline d&rsquo;Oppian, avec environ 150 pièces. Presque toutes les structures étaient couvertes de voûtes en berceau de 10 à 11 m de haut. divisé autour de la salle octogonale, l&rsquo;épicentre de toute la plante, d&rsquo;environ 400 m de long.</p>
<h3>La destruction de Vespasien</h3>
<p>L&#8217;empereur Vespasien, ancêtre de la dynastie Flavienne, désireux de rendre au peuple romain les espaces urbains usurpés par Néron, entreprit en quelques années l&rsquo;œuvre de destruction de la Domus. Il la fit piller grâce à la « <strong>Damnatio memoriae</strong> », en latin « <strong>condamner sa mémoire</strong> » émise par le Sénat romain pour anéantir celle de Néron et sa résidence dorée.</p>
<p>Il donna l&rsquo;ordre de drainer les eaux du lac, de démolir les bâtiments, de les niveler et de les remplir de gravats pour faire construire le fameux « <strong>Amphithéâtre Flavien</strong> » ( <a href="https://www.archeoroma.fr/sites/colisee/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Colisée</a> ). Quelques années plus tard, sur les décombres de la Domus souterraine, l&#8217;empereur <strong>Titus</strong>  fit construire les <strong>thermes</strong> (80 après JC) par l&rsquo;architecte <strong>Apollodore de Damas</strong> ainsi que l&#8217;empereur <strong>Trajan</strong> fit construire un complexe thermal (104-109 après JC).</p>
<p>Les décorations et sculptures luxueuses ont été supprimées tandis que les salles ont été recouvertes de terre jusqu&rsquo;aux voûtes pour former la base des futurs bâtiments. Les salles luxueuses ont été pillées de la doublure. Les somptueuses fresques et décorations en stuc de la Domus Aurea sont ainsi restées enfouies pendant des siècles jusqu&rsquo;à la Renaissance.</p>
<p>En quelques décennies la Domus fut ensevelie sous les nouveaux bâtiments mais cette destruction totale sauva les « grotesques ». Comme les cendres volcaniques de <strong>Pompéi</strong> , les tonnes de sable avaient pour fonction de les protéger de leur menace éternelle, l&rsquo;humidité.</p>
<h3>La découverte au XVe siècle</h3>
<p>La découverte a eu lieu à la fin du XVe siècle lorsqu&rsquo;un jeune romain est tombé accidentellement dans une crevasse du sol du côté de la colline d&rsquo;Oppian et s&rsquo;est retrouvé dans une grotte insolite regardant avec émerveillement des fresques anciennes sur les murs articulés autour de lui.</p>
<p>Les fresques découvertes intriguèrent bientôt les jeunes artistes romains qui descendirent sous terre avec de grands paniers en osier pour pouvoir étudier ces peintures à la lumière des torches et des lampes.</p>
<p>À leur grande surprise, les œuvres se sont avérées être une révélation de ce qui était le vrai visage de la peinture dans la ville antique et sa splendeur impériale. Le style raffiné de l&rsquo;architecture et les scènes mythologiques d&rsquo;animaux imaginaires dans un style de conte de fées ont influencé de grands peintres tels que <strong>Pinturicchio</strong> , <strong>Raphaël</strong> et Michel- <strong>Ange</strong> pour les fresques des <strong>palais du Vatican</strong> , du <a href="https://www.archeoroma.fr/sites/Chateau-saint-ange/"><strong>château Saint-Ange</strong></a> et du <strong>Palais Madama</strong> .</p>
<p>Au fil des siècles, en signe d&rsquo;estime, de nombreuses personnalités ont laissé leur signature sur ces murs, de <strong>Domenico Ghirlandaio</strong> à <strong>Giulio Romano</strong> , de <strong>Martin van Heemskerck</strong> à <strong>Filippino Lippi</strong> , de <strong>Giacomo Casanova</strong> au <strong>marquis de Sade</strong> .</p>
<p>D&rsquo;un avis contraire, le peintre et historien de l&rsquo;art <strong>Giorgio Vasari</strong> et l&rsquo;architecte romain <strong>Vitruve</strong> qui critiquaient durement les décors parce qu&rsquo;ils étaient trop farfelus et utopiques, mais ces « images des grottes » (d&rsquo;où le terme « <strong>grotesques</strong> »), grâce à la artistes opérant à Rome à cette époque, ils se sont répandus partout à la grande demande des papes et de la classe noble dans toute l&rsquo;Italie.</p>
<p>Lorsque les peintures et les stucs ont été découverts, ils étaient encore vivants et brillants, mais les problèmes de leur conservation ont rapidement commencé, qui se sont rapidement estompés à cause de l&rsquo;humidité et ont fini par être oubliés. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;après la découverte des fresques de <strong>Pompéi</strong> que les érudits se sont à nouveau intéressés aux « grotesques » et qu&rsquo;en 1772 les fouilles de la Domus Aurea ont repris.</p>
<h3>Les fouilles</h3>
<p>Pour documenter les beautés que Néron a placées dans la Domus Aurea, en 1506, sous la colline d&rsquo;Oppian, le groupe du <strong>Laocoon</strong> (Musées du Vatican) a été découvert, à côté des statues en bronze de la <strong>Galata mourante</strong> (Palazzo Altemps), de la <strong>Galata suicidaire</strong> (Musées du Capitole) <strong>et la Vénus Kallipygia</strong> (MAN Napoli).</p>
<p>Du 18e au 20e siècle, certaines pièces sont déblayées et une série de dessins réalisés à partir des décors picturaux est publiée. Le pape Clément XIII a commandé les premières fouilles autorisées dans la Domus Aurea en faisant ressortir de la terre seize salles, avec la publication de soixante autres gravures des dessins trouvés.</p>
<p>Quelques années plus tard, l&rsquo;architecte De Romanis a repris une cinquantaine de pièces sur la terre, publiant un plan et un rapport. De 1939 à 1969, la Surintendance Archéologique de Rome a exploré l&rsquo;étage supérieur et imperméabilisé les voûtes.</p>
<p>La vétusté des décors et des stucs, la précarité des structures murales et les dangers d&rsquo;infiltration d&rsquo;eau ont conduit à la fermeture de l&rsquo;ensemble grandiose qui, avec d&rsquo;autres phases alternées, a été rouvert au public en 2017.</p>
<h2>Description</h2>
<p>La résidence la plus grande et la plus imposante jamais construite dans la capitale de l&rsquo;Empire renfermait les collines du Palatin, Velia, Colle Oppio et une partie de l&rsquo;Esquilin jusqu&rsquo;à l&rsquo;Horti Maecenatis, qui, bien que n&rsquo;appartenant pas au corpus de la Domus, constituait une annexe . De plus, la villa comprenait la partie nord-ouest du Celio et le petit lac qui était l&rsquo;épicentre de la villa.</p>
<p>L&rsquo;accès principal se faisait depuis le <a href="https://www.archeoroma.fr/sites/forum-romain/"><strong>Forum romain</strong></a> , près de l&rsquo;Atrium Vestae ; l&rsquo;entrée se faisait par un immense vestibule. Suétone <em>(Néron, 31.2.)</em> Insère dans la description de la villa que :</p>
<p><strong><em>«[…] Tout était recouvert d&rsquo;or et orné de pierres précieuses et de nacre. Le plafond des salles à manger était fait de dalles d&rsquo;ivoire mobiles et perforées, afin que les fleurs et les essences puissent pleuvoir d&rsquo;en haut. Le hall principal était circulaire et tournait sur lui-même jour et nuit, sans jamais s&rsquo;arrêter, comme la terre. Dans les salles de bains coulaient les eaux marines et les albulae. »</em></strong></p>
<p>Et Sénèque <em>(Épîtres morales, 115, 12.)</em> écrit que le nouveau palais <em>« <strong>resplendit d&rsquo;un éclat d&rsquo;or</strong> ».</em></p>
<h3>L&rsquo;extérieur</h3>
<p>L&rsquo;extérieur du complexe Domus avait une superficie d&rsquo;environ 80 hectares et comprenait des statues, des balcons, des escaliers, des piscines et des villas avec des champs, des jardins et des pavillons pour les fêtes ou des salons pour les invités et même un lac artificiel. L&rsquo;immense Vestibule abritait le célèbre Colosse de Néron, la gigantesque statue d&rsquo;environ 35 mètres qui l&rsquo;a immortalisé comme une véritable divinité sous les traits du Dieu Soleil.</p>
<p>Il s&rsquo;étendait du Palatin aux pentes du Colle Oppio) jusqu&rsquo;à l&rsquo;actuelle église de S. Pietro in Vincoli pour atteindre l&rsquo;Esquilin d&rsquo;une superficie de 80 hectares, soit environ 2,5 km2. avec jardins et pavillons pour fêtes et banquets. Au centre des jardins se trouvait le petit lac sur lequel le Colisée a ensuite été construit.</p>
<p>En 1999, lors de l&rsquo;ouverture de la Domus Aurea, après des années de fermeture pour restaurations, l&rsquo;archéologue Wallace-Hadrill a déclaré à un journaliste <em>« <strong>Néron a organisé les meilleures fêtes de tous les temps</strong> »</em> Trois siècles après sa mort, lors de représentations publiques, des pièces de monnaie à son effigie étaient encore diffusés : un « <strong>souvenir</strong> » d&rsquo;une des personnalités les plus controversées de tous les temps.</p>
<h3>Intérieur</h3>
<p>La Domus était célèbre non seulement pour le vaste revêtement chatoyant de marbre blanc, d&rsquo;ivoire et de matériaux précieux apportés de tout l&#8217;empire, mais aussi pour les plafonds en stuc incrustés de pierres précieuses et les peintures et marbres colorés recouverts de feuilles d&rsquo;or.</p>
<p>Il comporte deux secteurs : un secteur ouest, avec une cour-jardin rectangulaire, entourée d&rsquo;un portique de style ionique, le long duquel s&rsquo;ouvrent les pièces privatives de la demeure. Ici, nous trouvons quelques-uns des endroits les plus connus:</p>
<ul>
<li>la salle de la voûte des hiboux</li>
<li>le Nymphée d&rsquo;Ulysse et de Polyphème</li>
</ul>
<p>Le secteur oriental est plus changeant, centré sur la salle octogonale avec deux grandes cours polygonales sur ses côtés. Entièrement dépourvue de murs, remplacée par une large ouverture vers les pièces environnantes, cette pièce se caractérise par une ouverture dans la voûte, un oculus au centre, d&rsquo;où filtrait une abondante lumière du jour. Certaines sources mentionnent la pièce comme la « <strong>coenatio rotunda</strong> » (salle à manger ronde).</p>
<p>L&rsquo;absence de portes, de latrines, d&rsquo;aires de service et de systèmes de chauffage suggère que la gigantesque structure n&rsquo;était qu&rsquo;un lieu de récréation pour l&#8217;empereur et ses invités. Dans l&rsquo; ouvrage « <em>Vie des Césars</em> », l&rsquo;historien <strong>Suétone</strong> décrit ainsi la Domus <em>« <strong>elle a toujours été considérée comme une légende, mais c&rsquo;est une réalité</strong> »</em> .</p>
<h4>Les décorations</h4>
<p>Après un abandon millénaire, la richesse picturale des somptueuses fresques et des décors en stuc fut la principale source d&rsquo;inspiration sur la peinture romaine antique pour Raphaël qui la représenta à deux mains dans les palais de la noblesse et des cardinaux romains et dans les  » <strong>Stanze du Vatican</strong> ».</p>
<p>En analysant les murs, il est possible de remarquer que dans les pièces principales le revêtement en marbre de la partie inférieure a été enlevé. Au lieu de cela, les fresques restent, qui couvraient la partie supérieure des surfaces.</p>
<p>L&rsquo;œuvre picturale, commandée à un peintre très talentueux comme <strong>Fabullus,</strong> a été réalisée avec la technique de la fresque, qui appliquée au plâtre frais, nécessite une touche rapide et sûre : Fabullo et ses collaborateurs ont couvert un pourcentage impressionnant de la zone en quelques années.</p>
<p>Pline l&rsquo;Ancien, dans son « <strong>Histoire Naturelle</strong> », raconte comment Fabullo ne se rendait à la Domus que quelques heures par jour, pour ne travailler que lorsque la lumière s&rsquo;y prêtait. La rapidité d&rsquo;exécution de Fabullo donne une extraordinaire unité à sa composition, une étonnante délicatesse à son exécution.</p>
<p>Ces décors, même s&rsquo;ils nous sont parvenus en petits fragments de peinture, ont été intégrés aux dessins des artistes de la Renaissance qui se sont inspirés de ces « grottes ».</p>
<p>Un changement destiné à avoir une grande révolution sur l&rsquo;art futur était que Néron allait à contre-courant de la tendance de l&rsquo;époque de placer la décoration des mosaïques uniquement sur le sol. L&rsquo;innovation apportée par l&#8217;empereur fut de placer les mosaïques sur les plafonds voûtés.</p>
<p>Seuls quelques fragments ont échappé à la décrépitude, mais cette technique originale a été imitée au cours des siècles, devenant une technique indispensable au développement de l&rsquo;art chrétien comme les mosaïques qui ornent d&rsquo;innombrables églises à <strong>Rome</strong> , <strong>Ravenne</strong> , <strong>Constantinople</strong> et <strong>la Sicile</strong> .</p>
<h4>La découverte récente : la salle du Sphinx</h4>
<p>Lors des fouilles récemment menées en 2018, les archéologues sont tombés sur une pièce cachée de la Domus Aurea qui n&rsquo;avait jamais été visitée depuis plus de 2000 ans ; « <em>C&rsquo;est une découverte étonnante et passionnante</em> », ont-ils déclaré.</p>
<p>Des travaux de restauration étaient en cours sur le site antique lorsqu&rsquo;une ouverture a été remarquée dans l&rsquo;un des murs; des investigations plus poussées ont conduit les restaurateurs dans la salle mystérieuse, pleine de fresques, qui est restée dans l&rsquo;obscurité pendant une vingtaine de siècles.</p>
<p>La salle s&rsquo;appelait légitimement la  » <strong>Salle du Sphinx</strong> « . Les Sphinx, les Centaures et le dieu païen Pan décorent les murs entourés de fleurs, de fruits, d&rsquo;oiseaux, de couronnes, de branches d&rsquo;arbres, de créatures sous-marines stylisées, de festons de fleurs et d&rsquo;oiseaux.</p>
<p>Une grande partie de la nouvelle salle est encore souterraine et pour des raisons de stabilité de l&rsquo;ensemble du site archéologique, l&rsquo;excavation des débris antiques n&rsquo;est pas prévue pour l&rsquo;instant. Creuser plus loin pourrait saper la solidité de la structure pour toujours.</p>
<h3>Archéologie actuelle de la région</h3>
<p>Aujourd&rsquo;hui, seule une partie de la Domus est visible, dont la majeure partie est restée intacte sous les jardins du Colle Oppio. Les travaux d&rsquo;excavation et d&rsquo;entretien se poursuivent sans interruption, permettant des visites uniquement les samedis et dimanches. Pendant la semaine, les travaux se poursuivent sur sa sécurité et pour découvrir d&rsquo;autres découvertes importantes de la vaste résidence Nero.</p>
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		<title>Colonne de Trajan</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 16:03:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Colonne de Trajan. À l'extérieur de la colonne se trouve une spirale avec un récit en bas-relief des deux guerres menées par Trajan contre les Daces au début du IIe siècle après J.C.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Un chef-d&rsquo;œuvre sculptural</h2>
<p><strong>La colonne Trajane</strong> , construite par l&rsquo;architecte <strong>Apollodore de Damas</strong> , a été inaugurée en 113 après JC dans le forum de Trajan , situé derrière la  <strong>basilique Ulpia</strong> . Il a été érigé en l&rsquo;honneur de l&rsquo; <strong>empereur Trajan</strong> pour commémorer ses victoires en <strong>Dacie</strong> (aujourd&rsquo;hui la Roumanie).</p>
<p>Dans l&rsquo;art de <strong>la Rome impériale</strong>  , la colonne était une nouveauté choquante, émergeant comme l&rsquo;élément d&rsquo;excellence pour le relief sculptural de l&rsquo;époque. Une formulation artistique complètement indépendante a émergé comme la forme la plus ancienne de l&rsquo;art romain même s&rsquo;il s&rsquo;agissait de l&rsquo;extension naturelle de l&rsquo;art grec et étrusque.</p>
<p>Le charme de la Colonne Trajane, la première <strong>colonne coclide</strong> , est la <strong>Frise</strong>  qui s&rsquo;enroule de bas en haut sur tout le fût de la colonne.<br />
Une séquence interminable de reliefs magnifiquement sculptés serpente autour de la colonne sur plus de 180 mètres de long avec environ deux mille personnages.</p>
<p>L&#8217;empereur est présent dans une soixantaine de scènes qui jalonnent le récit des deux campagnes militaires de Trajan contre les <strong>Daces</strong> menées entre 101-102 et 105-106 après JC.<br />
A partir de la base, la largeur de la bande varie de 0,89 mètre. 1,25 vers le haut de sorte que vus du sol en perspective, les figures sculptées soient égales en proportion.</p>
<p>18 gigantesques blocs de marbre de Paros, d&rsquo;environ 40 tonnes chacun avec un diamètre de 3,83 mètres, composent cet excellent chef-d&rsquo;œuvre sculptural. Le sommet de la colonne est atteint par un escalier en colimaçon de 185 marches.</p>
<p>L&rsquo;intérieur est éclairé par 43 fentes ouvertes sur la frise historiée et spiralées le long du fût 23 fois, avec 150 scènes. La colonne Trajane représente l&rsquo;un des chefs-d&rsquo;œuvre absolus de l&rsquo;art sculptural de tous les temps. <strong>Le Bernin</strong> lui-même a déclaré que la colonne Trajane <em><strong>« était la source à laquelle tous les grands hommes avaient puisé la force et la grandeur de leur dessein »</strong></em> .</p>
<h3>Le récit</h3>
<p>L&rsquo;histoire commence avec les soldats se préparant à la guerre et se termine avec la défaite des Daces. La longue frise s&rsquo;étend de bas en haut et de gauche à droite avec des soldats romains passant sur un pont flottant sur le <strong>Danube</strong> , commençant la première campagne en Dacie (101-102 après JC).</p>
<p>L&rsquo;alignement et l&rsquo;ordre avec lesquels les différents contingents se préparent à la guerre sont capturés par la minutie des détails et la définition des figures.<br />
Les théâtres des batailles sont rythmés par la construction de ponts, de routes, de bivouacs et par des tableaux dans lesquels Trajan lui-même apparaît dans des proportions prépondérantes par rapport aux milices.</p>
<p>La chronologie de la narration est méthodique et d&rsquo;une qualité compositionnelle précieuse tant par le balayage rythmique ininterrompu que par la préciosité des reliefs qui, comme dans toutes les œuvres romaines, étaient à l&rsquo;origine peints avec des couleurs très vives dont il reste malheureusement peu de témoignages. La colonne est composée de vingt-neuf pièces de marbre blanc, la plus grande pesant jusqu&rsquo;à soixante-dix-sept tonnes.</p>
<p>Représenté à plusieurs reprises, l&#8217;empereur Trajan révèle un comportement classique et une autorité marquée, se référant à la représentation typique du relief historique. Une attitude communicative du pouvoir impérial romain alliée à la puissance dominante des armes.</p>
<p>La colonne Trajane, y compris sa base, mesure quarante-deux mètres de haut, exactement comme celle de la colline qui s&rsquo;élevait à cet emplacement. Un monument païen comme la colonne Trajane a échappé à l&rsquo;œuvre destructrice des chrétiens car on croyait que l&rsquo;âme de l&#8217;empereur avait été sauvée par les prières de <strong>saint Grégoire</strong> .</p>
<h3>La statue</h3>
<p>Initialement, la statue d&rsquo;un aigle se dressait au sommet de la colonne, mais après la mort de Trajan, elle fut remplacée par la statue en bronze doré de l&#8217;empereur lui-même, haute de six mètres.</p>
<p>Ses cendres et celles de sa femme <strong>Plotina</strong> ont été placées dans la chambre funéraire à la base de la colonne. En 1587, la statue de l&rsquo;Empereur fut à nouveau remplacée par <strong>le pape Sixte V </strong> avec celle de <strong>Saint-Pierre</strong> toujours placée au sommet de la colonne.</p>
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