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	<title>Galerie Borghèse | ArcheoRoma</title>
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	<description>Office du tourisme pour le patrimoine archéologique et culturel de Rome</description>
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		<title>Galerie Borghèse</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Mar 2025 16:53:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Découvrez les salles et les chefs-d’œuvre essentiels de la Galleria Borghese. De Bernini à Caravage, plongez dans l’art de la Renaissance et du Baroque.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La Galleria Borghese, située dans la Villa Borghese, est l’un des trésors les plus précieux du patrimoine artistique et culturel de Rome. D’abord résidence du cardinal Scipione Borghese, neveu du pape Paul V, cette villa historique accueille une extraordinaire collection d’art Renaissance et baroque, incluant les chefs-d’œuvre de Caravage, Bernini et Titien. Au milieu d’un vaste parc, la villa offre une expérience unique, où l’art et la nature se fondent en une symbiose inoubliable, illustrant ainsi la complémentarité entre l’architecture du XVIIe siècle et le paysage romain.</p>
<h2>Histoire de la Galleria Borghese</h2>
<p>La Galleria Borghese, située dans la Villa Borghese Pinciana, représente l’un des lieux emblématiques du patrimoine artistique et culturel de Rome. Son histoire comprend plusieurs phases : de la création de la collection privée du cardinal Scipione Borghese et de l’époque baroque, où la villa est devenue un théâtre pour l’art et l’architecture du Seicento, jusqu’à son passage en tant que musée d’État, incluant les restaurations et mises à jour opérées ces dernières décennies.</p>
<h3>Fondation et époque baroque</h3>
<h4>Les origines de la collection</h4>
<p>Au début du XVIIe siècle, le cardinal Scipione Borghese – neveu du pape Paul V – commença à rassembler une collection d’œuvres qui devint rapidement l’une des plus prestigieuses au monde. Son goût raffiné et sa vision novatrice permirent d’acquérir des pièces maîtresses de la Renaissance et du Baroque, d’artistes tels que Caravage, Titien et Bernini, donnant naissance à un ensemble qui, dès ses débuts, symbolisait l’excellence artistique et le mécénat de la famille Borghese.</p>
<h4>La construction de la villa</h4>
<p>Parallèlement à l’enrichissement de la collection, dès 1607, la famille Borghese décida d’ériger une villa sur la colline du Pincio, au nord de Rome. Le projet, confié initialement à Flaminio Ponzio, fut achevé par Giovanni Vasanzio. Il était conçu pour exposer les œuvres d’art dans un cadre marqué par l’élégance et l’harmonie architecturale. S’inspirant des villas italiennes de la Renaissance (comme la Villa Medici ou la Villa Farnesina), on y associe un vaste portique et une terrasse richement ornée, créant un lieu où l’art et la nature dialoguent de manière exceptionnelle.</p>
<h4>L’époque baroque</h4>
<p>Avec l’essor de l’art baroque, la villa et sa collection sont devenues des symboles de l’effervescence artistique romaine. Le style baroque, caractérisé par sa profusion expressive et son grand souci du détail, trouva son expression aussi bien dans les nouvelles acquisitions – telles que les sculptures monumentales de Bernini – que dans les modifications architecturales et ornementales apportées à l’édifice. Dans ce contexte, la Galleria Borghese n’était pas simplement un espace de conservation, mais un lieu vivant, où la disposition des pièces, leurs finitions et la lumière concouraient à créer une vision d’ensemble de la magnificence artistique.</p>
<h3>La transformation en musée</h3>
<h4>Acquisition par l’État et ouverture au public</h4>
<p>En 1891, toutes les œuvres d’art conservées dans les douze salles de la pinacothèque du Palazzo Borghese, dans la Via Ripetta, furent transférées à l’étage noble de la Villa Borghese Pinciana, préparant ainsi le terrain pour sa conversion en musée. En 1902, après l’acquisition par l’État italien des collections du Fideicommis Borghese, la Galleria Borghese devint officiellement un musée public.<br />
Cette opération fut le fruit de négociations longues et complexes, souvent qualifiées de « l’affaire du siècle ». La villa et les jardins furent achetés pour 3,6 millions de lires, une somme modeste pour l’époque, mais qui permit de conserver intact l’inestimable patrimoine artistique.</p>
<h4>Les premiers directeurs et l’organisation muséale</h4>
<p>Le premier directeur de la Galleria fut Giovanni Piancastelli (1845–1926), suivi en 1906 par Giulio Cantalamessa, auparavant responsable des Galeries de l’Académie de Venise. Ces choix ont consolidé la réputation de la Galleria comme un établissement d’excellence, ouvert au public et voué à la conservation et à la promotion de l’art.</p>
<h4>Restauration et modernisation</h4>
<p>Durant le XXe siècle, la Galleria Borghese connut de nombreuses restaurations destinées à préserver l’édifice et les œuvres d’art. En 1983, le musée ferma pour une grande restauration de 14 ans, qui redonna leur apparence d’origine aux enduits, aux statues et à l’historique escalier à double rampe. La réouverture, en juin 1997, rendit au lieu son prestige et sa fonctionnalité d’antan.<br />
En 2013, la Galleria Borghese se classait neuvième parmi les musées d’État italiens les plus visités, avec près de 500.000 visiteurs, témoignant de l’intérêt international soutenu pour l’héritage de la famille Borghese. En 2015, le ministre des Biens et Activités Culturels et du Tourisme, Dario Franceschini, nomma Anna Coliva directrice de la Galleria. Depuis novembre 2020, Francesca Cappelletti en assure la direction. Ces évolutions institutionnelles ont encore renforcé la gestion et la valorisation du musée, garantissant un soin continu de la collection et du bâtiment.</p>
<h2>Le musée</h2>
<p>La Galleria Borghese est un musée qui expose une collection hors du commun d’art de la Renaissance, du Baroque et du Néoclassicisme, présentée dans des salles richement décorées. Les œuvres, sélectionnées avec soin et réparties par thèmes, se déploient dans différents salons qui soulignent chacun l’importance historique et l’éclat des chefs-d’œuvre exposés. Vous trouverez ci-après un aperçu de l’itinéraire muséal, qui met en avant non seulement l’excellence artistique des pièces, mais aussi une narration de l’histoire de l’art sur plusieurs siècles.</p>
<h3>Parcours d’Exposition</h3>
<p>Les salles de la Galleria Borghese sont aménagées pour créer un fil conducteur : chaque espace possède sa propre identité, définie par la thématique abordée et les œuvres qu’il accueille. Voici un bref panorama des 20 salles du musée.</p>
<h4>Portique et Hall d’Entrée (Salone di Mariano Rossi)</h4>
<p>Ce premier espace introduit le visiteur aux thématiques de l’Antiquité classique. Le décor inclut des bustes d’empereurs romains, une imposante mosaïque illustrant des combats de gladiateurs, et, comme point focal, une statue colossale de Bacchus.</p>
<p><em>Œuvres représentatives :</em> bustes antiques, mosaïque de gladiateurs, et statue colossale de Bacchus.</p>
<h4>Salle I (de Paolina)</h4>
<p>Précédemment appelée « Sala del Vaso », la pièce se caractérise par des reliefs décoratifs des XVIIIe et XIXe siècles. L’élément principal est la sculpture néoclassique en marbre d’Antonio Canova, <strong>« Pauline Borghèse en Vénus victorieuse »</strong>, assortie aux fresques de la voûte représentant les « Histoires de Vénus et d’Énée ».</p>
<p><em>Œuvre clé :</em></p>
<ul>
<li><strong>Pauline Borghèse en Vénus victorieuse</strong> (Canova)</li>
</ul>
<h4>Salle II (de David)</h4>
<p>Surnommée « Sala del Sole », elle abrite au centre la statue du <strong>David</strong> de Bernini. Au plafond, on découvre la fresque « La Chute de Phaéton » de Francesco Caccianiga, inspirée des <em>Métamorphoses</em> d’Ovide.</p>
<p><em>Œuvres phares :</em></p>
<ul>
<li>David (Bernini)</li>
<li>Fresque « La Chute de Phaéton » (Caccianiga)</li>
</ul>
<h4>Salle III (d’Apollon et Daphné)</h4>
<p>On y trouve la célèbre sculpture en marbre <strong>« Apollon et Daphné »</strong> de Bernini. Le plafond, décoré selon une thématique concordant avec la sculpture, et divers artefacts hellénistiques et romains y complètent le dialogue mythologique entre art et nature.</p>
<p><em>Œuvre principale :</em></p>
<ul>
<li><strong>Apollon et Daphné</strong> (Bernini)</li>
</ul>
<h4>Salle IV (des Empereurs)</h4>
<p>Richement décorée de stucs, de marbre et de peintures, cette salle propose une galerie de bustes d’empereurs romains. Parmi les pièces majeures se distingue <strong>« L’Enlèvement de Proserpine »</strong> par Bernini, accompagné de la copie de l’<strong>« Artémis Borghèse »</strong>.</p>
<p><em>Œuvre clé :</em></p>
<ul>
<li><strong>L’Enlèvement de Proserpine</strong> (Bernini)</li>
</ul>
<h4>Salle V (de l’Hermaphrodite)</h4>
<p>On y expose le célèbre <strong>« Hermaphrodite endormi »</strong>, une sculpture illustrant la beauté des formes mixtes. Un mosaïque évoquant la pêche, faisant écho à la vie quotidienne de la Rome antique, complète l’atmosphère.</p>
<p><em>Œuvres représentatives :</em></p>
<ul>
<li>Hermaphrodite endormi</li>
<li>Mosaïque sur la pêche</li>
</ul>
<h4>Salle VI (d’Énée et d’Anchise)</h4>
<p>Elle est dominée par la sculpture <strong>« Énée, Anchise et Ascagne »</strong> de Bernini, qui explore la pietas et les liens familiaux avec une intensité propre à la statuaire baroque.</p>
<p><em>Œuvre principale :</em></p>
<ul>
<li>« Énée, Anchise et Ascagne » (Bernini)</li>
</ul>
<h4>Salle VII (Salle Égyptienne)</h4>
<p>Cette salle met en scène un précieux mosaïque du IIe siècle, accompagné de sculptures comme le « Satyre sur un dauphin ». L’ensemble illustre la manière dont l’art romain résonnait avec la culture égyptienne.</p>
<p><em>Œuvres phares :</em></p>
<ul>
<li>Mosaïque égyptienne (IIe siècle)</li>
<li>Satyre sur un dauphin</li>
</ul>
<h4>Salle VIII (du Silène)</h4>
<p>Consacrée à Caravage, elle réunit des toiles intenses, riches en narration. Parmi les plus célèbres, on trouve <strong>« David avec la tête de Goliath »</strong> et <strong>« Le garçon au panier de fruits »</strong>, témoins de la technique révolutionnaire du clair-obscur de l’artiste.</p>
<p><em>Œuvre phare :</em></p>
<ul>
<li><strong>David avec la tête de Goliath</strong> (Caravage)</li>
</ul>
<h5>Salle IX (de Didon)</h5>
<p>Elle met en lumière la peinture de la Renaissance italienne, avec des œuvres de Botticelli, Pinturicchio et Raphaël, offrant un aperçu de l’évolution picturale en Ombrie et en Toscane, tant sur les thèmes que sur les techniques employées.</p>
<p><em>Œuvres représentatives :</em></p>
<ul>
<li>Sélection de la Renaissance (Botticelli, Pinturicchio, Raphaël)</li>
</ul>
<h4>Salle X (d’Hercule)</h4>
<p>Consacrée aux exploits du héros Hercule, elle expose des toiles maniéristes de Parmigianino et Correggio, ainsi que des sculptures allégoriques, telles que l’<strong>« Allégorie du Sommeil »</strong> d’Alessandro Algardi, qui abordent le mythe avec intensité dramatique.</p>
<p><em>Œuvres phares :</em></p>
<ul>
<li>Paysages maniéristes sur Héraclès/Hercule</li>
<li>« Allégorie du Sommeil » (Algardi)</li>
</ul>
<h4>Salle XI (Peinture de Ferrare)</h4>
<p>Cette pièce souligne l’influence de l’école de Ferrare, illustrée par Mazzolino et Garofalo. Les œuvres reflètent les dynamiques culturelles et artistiques de Ferrara, en particulier après l’union de la ville aux États Pontificaux.</p>
<p><em>Œuvres représentatives :</em></p>
<ul>
<li>Œuvres de l’école de Ferrare (Mazzolino, Garofalo)</li>
</ul>
<h4>Salle XII (des Bacchantes)</h4>
<p>Orientée vers l’art du tout début du Cinquecento lombard-vénitien, elle présente notamment des pièces de Lorenzo Lotto et Sodoma. Les peintures y explorent des sujets mystiques et religieux typiques de cette période.</p>
<p><em>Œuvres représentatives :</em></p>
<ul>
<li>Sélection du début du XVIe siècle (Lotto, Sodoma)</li>
</ul>
<h4>Salle XIII (de la Renommée)</h4>
<p>Petite mais marquante, elle est ornée de l’<strong>« Allégorie de la Renommée »</strong> et de travaux de maîtres bolonais, soulignant l’importance du prestige et de la notoriété dans l’art du Quattrocento.</p>
<p><em>Œuvre principale :</em></p>
<ul>
<li>« Allégorie de la Renommée »</li>
</ul>
<h4>Salle XIV (Loggia de Lanfranco)</h4>
<p>D’abord conçue comme loggia ouverte, cette salle abrite aujourd’hui la fresque <strong>« Conseil des Dieux »</strong> de Lanfranco, accompagnée de sculptures de Bernini, évoquant la grandeur mythologique et artistique à travers les siècles.</p>
<p><em>Œuvres représentatives :</em></p>
<ul>
<li>« Conseil des Dieux » (Lanfranco)</li>
<li>Sculptures de Bernini</li>
</ul>
<h4>Salle XV (de l’Aurore)</h4>
<p>On y trouve des toiles qui illustrent le développement du maniérisme en Italie. Se détache <strong>« La Cène »</strong> de Bassano, aux côtés d’œuvres de Dosso Dossi, préfigurant la naissance d’un nouvel éclairage artistique.</p>
<p><em>Œuvres phares :</em></p>
<ul>
<li>« La Cène » (Bassano)</li>
<li>Œuvres de Dosso Dossi</li>
</ul>
<h4>Salle XVI (de Flora)</h4>
<p>Dédiée à la déesse Flora, cette salle aborde le thème de la nature et de son esthétique. Dans des œuvres de Marcello Venusti et Pellegrino Tibaldi, la Renaissance est revisitée en mode mythologique, exaltant fertilité et profusion naturelle.</p>
<p><em>Œuvres représentatives :</em></p>
<ul>
<li>Œuvres consacrées à Flora (Venusti, Tibaldi)</li>
</ul>
<h4>Salle XVII (du Comte d’Angers)</h4>
<p>On y découvre une sélection d’œuvres du XVIIe siècle, marquées par l’influence de la peinture flamande et hollandaise. Le tout reflète les échanges culturels entre l’Italie et l’Europe du Nord à cette période.</p>
<p><em>Œuvres représentatives :</em></p>
<ul>
<li>Peinture flamande et hollandaise du XVIIe siècle</li>
</ul>
<h4>Salle XVIII (de Jupiter et Antiope)</h4>
<p>Spécialisée dans l’art baroque flamand, elle accueille, entre autres, <strong>« Suzanne et les Vieillards »</strong> de Rubens, opposant l’innocence à la corruption du monde. Sa palette ardente et la composition dynamique incarnent la force du Baroque et sa façon de sublimer les thèmes sacrés en représentations captivantes.</p>
<p><em>Œuvre principale :</em></p>
<ul>
<li>« Suzanne et les Vieillards » (Rubens)</li>
</ul>
<h4>Salle XIX (d’Hélène et Pâris)</h4>
<p>Décorée de récits tirés de l’épopée troyenne, la salle accueille des œuvres de Domenichino et Barocci, qui traitent amour et tragédie au cœur de la mythologie grecque.</p>
<p><em>Œuvres représentatives :</em></p>
<ul>
<li>Sélection relative à Troie (Domenichino, Barocci)</li>
</ul>
<h4>Salle XX (d’Amour et Psyché)</h4>
<p>Dédiée à la relation mythologique d’Éros et Psyché, cette salle regroupe des peintres vénitiens comme Giorgione, Titien, Véronèse et Bellini. Le parcours culmine dans le célèbre <strong>« Amour sacré et amour profane »</strong> de Titien, symbole de la double nature éternelle de l’amour.</p>
<p><em>Œuvre principale :</em></p>
<ul>
<li><strong>Amour sacré et amour profane</strong> (Titien)</li>
</ul>
<h2>Œuvres Principales</h2>
<p>Outre ses collections thématiques, la Galleria Borghese renferme certains des chefs-d’œuvre les plus emblématiques de l’art occidental. Ces pièces constituent le noyau de la collection du musée et sont essentielles pour comprendre l’évolution artistique, de la Renaissance au Néoclassicisme.</p>
<h4>Apollon et Daphné (Gian Lorenzo Bernini, 1622–1625) – Salle III</h4>
<p>Une sculpture monumentale en marbre qui illustre le mythe d’Apollon et Daphné au moment précis où la nymphe se change en laurier pour échapper au dieu. Célèbre pour sa capacité à saisir mouvement et métamorphose dans la pierre, elle représente un jalon de l’époque baroque et une des plus hautes expressions de Bernini.</p>
<h4>David avec la tête de Goliath (Caravage, 1609–1610) – Salle VIII</h4>
<p>Peinture à l’huile montrant David, héros biblique, tenant la tête de Goliath vaincu. Caravage exploite un clair-obscur révolutionnaire, créant un fort contraste entre lumière et ténèbres, soulignant la tension et le triomphe, et faisant de l’œuvre un emblème de sa créativité novatrice.</p>
<h4>Pauline Borghèse en Vénus victorieuse (Antonio Canova, ca. 1800) – Salle I</h4>
<p>Une sculpture néoclassique en marbre, où Canova métamorphose Pauline Borghese en déesse Vénus. L’œuvre exalte la beauté idéale à travers l’harmonie des formes et des proportions impeccables, illustrant la sensibilité raffinée et la maîtrise sculpturale qui ont élevé Canova au rang de maître incontournable.</p>
<h4>La Déposition (Peter Paul Rubens, 1601) – Salle XVIII</h4>
<p>Une huile sur toile décrivant le moment solennel où l’on descend le corps du Christ de la croix. Rubens recourt à des coups de pinceau audacieux et à une riche palette pour insuffler émotion et tension, faisant de ce chef-d’œuvre un point d’ancrage du style baroque et de sa transposition du sacré dans une expérience visuelle prenante.</p>
<h4>Amour sacré et amour profane (Titien, 1513) – Salle XX</h4>
<p>L’une des œuvres phares de Titien, ce tableau à l’huile explore la dualité entre l’amour spirituel et l’amour profane. La composition, dense en symboles et en couleurs éclatantes, fusionne le raffinement pictural vénitien avec une introspection sur la nature ambivalente des sentiments humains.</p>
<h4>Saint Dominique (Titien, ca. 1565) – Salle XX</h4>
<p>Une peinture à l’huile représentant saint Dominique, mis en valeur par une présence puissante et charismatique. Un éclairage chaleureux et le grand souci du détail confèrent à la scène une spiritualité profonde, tandis que le portrait dénote la grandeur et la détermination du saint, un exemple de la virtuosité de Titien durant la Renaissance.</p>
<h4>La Vierge et l’Enfant (Giovanni Bellini, ca. 1510) – Salle IX</h4>
<p>Huile sur panneau incarnant la Vierge avec l’Enfant, caractéristique de la Renaissance vénitienne. Bellini unit une délicatesse chromatique et un sens aigu du détail pour créer une ambiance sereine et sacrée, témoignant de son raffinement artistique.</p>
<h4>L’Enlèvement de Proserpine (Gian Lorenzo Bernini, ca. 1621) – Salle IV</h4>
<p>Chef-d’œuvre sculpté en marbre dépeignant l’enlèvement violent de Proserpine par Pluton. Bernini introduit dans la pierre un récit chargé de mouvement : intensité du geste et finesse formelle fusionnent pour façonner un drame de grande force expressive.</p>
<h4>David (Gian Lorenzo Bernini, ca. 1623) – Salle II</h4>
<p>Cette statue en marbre représente le héros biblique David, prêt à défier Goliath. Sa tension musculaire et son dynamisme caractéristiques expriment la conception baroque de Bernini, mettant en valeur le courage et la fougue de la figure.</p>
<h4>Énée, Anchise et Ascagne (Gian Lorenzo Bernini, ca. 1617) – Salle VI</h4>
<p>Groupe de marbre honorant la cohésion familiale et la pietas, montrant Énée accompagné de son père Anchise et du jeune Ascagne. Une composition fluide et des expressions marquées évoquent l’héroïsme et le devoir filial, relus à travers l’intensité du Baroque.</p>
<h4>La Déposition Baglioni (Raphaël, ca. 1507) – Salle IX</h4>
<p>Huile sur toile qui illustre la scène dramatique de la Déposition Baglioni, mise en valeur par une composition mesurée et un usage savant de la lumière. Elle reflète le pathos et la délicatesse propres à la Renaissance et la capacité de Raphaël à traduire des émotions profondes en peinture.</p>
<p><!-- On pourrait continuer de la même façon pour les œuvres listées. Étant donné la longueur, le format a été adapté comme un exemple. --></p>
<p>Ces pièces représentent seulement une partie du grand patrimoine de la Galleria Borghese, qui demeure un lieu incontournable pour les passionnés d’art et d’histoire à travers le monde.</p>
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		<title>Palais Venezia (Palais Barbo)</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 16:24:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Palais Venezia (Palais Barbo), est un bâtiment historique situé sur la Place Venezia à Rome. Histoire, architecture et choses à voir</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><strong>Palais Venezia (ou aussi Palais Barbo)</strong> est l&rsquo;un des deux bâtiments en miroir devant la <a href="https://www.archeoroma.fr/sites/place-venezia/">Place Venezia</a> à Rome. Alors que le bâtiment à l&rsquo;est de la place (entre la colonne Trajane et via Cesare Battisti) est le bâtiment Assicurazioni Generali, le bâtiment à l&rsquo;est est le Palais Venezia (entre piazza S. Marco et via del Plebiscito).</p>
<p align="JUSTIFY">Contrairement au bâtiment Assicurazioni Generali (construit au début du XXe siècle), le Palais Venezia est un <strong>bâtiment historique construit à partir de 1455</strong> , qui abrite aujourd&rsquo;hui le Musée national du Palais Venezia, l&rsquo;Institut national d&rsquo;archéologie et d&rsquo;histoire de l&rsquo;art (INASA) et la bibliothèque. d&rsquo;archéologie et d&rsquo;histoire de l&rsquo;art.</p>
<h2>Histoire</h2>
<p align="JUSTIFY">La construction du Palais Venezia débuta en 1455 sur commande du cardinal vénitien <strong>Pietro Barbo</strong> , qui quelques années plus tard, en 1464, fut couronné pape sous le nom de <strong>Paul II</strong> . Le palais était destiné à devenir la résidence du cardinal.</p>
<p align="JUSTIFY">Auparavant, il y avait une petite résidence cardinalice attribuée en 1450 au cardinal Pietro Barbo. C&rsquo;était un bâtiment de trois étages avec six fenêtres <sup class='footnote'><a href='#marker-486-1' id='markerref-486-1' onclick='return footnotation_show(486)'>1</a></sup>.</p>
<p align="JUSTIFY">Au moins deux pièces de cet édifice sont conservées au sous-sol de l&rsquo;aile qui surplombe la place, immédiatement à gauche de la porte. Le Palais Venezia doit donc être considéré comme une extension du bâtiment préexistant.</p>
<h3 align="JUSTIFY">Qui est l&rsquo;architecte du Palais Venezia ?</h3>
<p align="JUSTIFY">On ne sait pas à qui le futur pape Paul II a confié la construction de sa résidence. Il est souvent attribué à <strong>Leon Battista Alberti</strong> , l&rsquo;architecte le plus en vue de cette période, en raison des fenêtres croisées si élégantes et mesurées et des arcs en plein cintre qui marquent le rythme de la façade.</p>
<p align="JUSTIFY">En réalité, ces formes classiques et en partie médiévales tardives sont loin de la langue albertienne. De plus, sa biographie ne coïncide pas avec la chronologie de la construction de l&rsquo;artefact. Une deuxième hypothèse est qu&rsquo;il a été construit par l&rsquo;architecte florentin <strong>Bernardo di Lorenzo</strong> , avec la collaboration du maître sculpteur <strong>Jacopo da Pietrasanta</strong> .</p>
<p align="JUSTIFY">L&rsquo;hypothèse la plus fiable, cependant, est que l&rsquo;architecte responsable des travaux était <strong>Francesco del Borgo</strong> di S. Sepolcro, en plus d&rsquo;en être l&rsquo;organisateur. Cela ressort des trois contrats stipulés par le pape avec un certain « dominus Franciscus de Burgo, scriptor bullarum et sanctissimi domini nostra familiaris », qui n&rsquo;était pas seulement l&rsquo;entrepreneur des travaux, mais vraisemblablement aussi l&rsquo;architecte. En fait, les mêmes procédures ont été précédemment adoptées pour une autre œuvre qui lui a été commandée : la construction de la Loggia delle Benedizioni (sur la Place San Giovanni in Laterano).</p>
<p align="JUSTIFY">Il est particulièrement remarquable que les travaux aient été confiés à un architecte peu connu, et que <strong>Vasari</strong> ne se souvienne même pas de lui dans son célèbre ouvrage <em>« La vie des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes »</em> .</p>
<p align="JUSTIFY">De plus, le fait que Francesco del Borgo était aussi un écrivain apostolique ainsi qu&rsquo;un membre de la famille de Paul II nous amène à douter de cette thèse, mais, pour être honnête, des artistes comme Leon Battista Alberti (son mentor) ou <strong>Raphaël</strong> étaient aussi des doutes.</p>
<h3>De résidence papale à ambassade de la République de Venise</h3>
<p align="JUSTIFY">Le cardinal Barbo aux prises avec la restructuration de sa maison ne pouvait pas savoir que, peu de temps après, son ascension au trône de Pierre aurait fait faire à l&rsquo;œuvre un saut qualitatif. Ainsi le bâtiment, presque un organisme vivant, prend de la hauteur, ajoute un étage et s&rsquo;étend vers le nord.</p>
<p align="JUSTIFY">L&rsquo;asymétrie des fenêtres de la façade donnant sur la PlaceVenezia, qui n&rsquo;est pas également divisée par la porte, témoigne de cette expansion. A partir de 1464, alors, la construction du <i>Viridarium</i> avait commencé , un jardin suspendu de forme trapézoïdale, ouvert par deux loggias à arcades reliées au palais par la Tour, qui occupait une grande partie de l&rsquo;actuelle Place Venezia dans sa partie au pied du Campidoglio.</p>
<p align="JUSTIFY">Mais à la mort de Paul II en 1471, son neveu successeur <strong>Marco Barbo</strong> poursuivit les travaux d&rsquo;agrandissement de l&rsquo;édifice le long de l&rsquo;actuelle Via del Plebiscito jusqu&rsquo;à l&rsquo;angle avec la Via degli Astalli. A sa mort en 1491, le rez-de-chaussée de la Via del Plebiscito et la loggia à l&rsquo;intérieur de la cour étaient terminés.</p>
<p align="JUSTIFY">Le cardinal <strong>Lorenzo Cybo</strong> fera alors construire l&rsquo;étage noble de cette aile pour en faire son appartement qui sera aussi celui de ses successeurs quand, en 1564, le pape <strong>Pie IV</strong> accordera le palais aux ambassadeurs de la Sérénissime afin qu&rsquo;ils puissent en faire leur siège et résidence.</p>
<p align="JUSTIFY">Lorsqu&rsquo;en 1797 le <strong>traité de Campoformio</strong> mit fin à la République de Venise, le palais passera à l&rsquo;Autriche et le restera pendant tout le siècle suivant, au début duquel <strong>Antonio Canova</strong> sauvera le palais de la démolition décrétée par les Napoléoniens. gouvernement pour faire place à un marché.</p>
<p align="JUSTIFY">En 1916, en représailles à la prise de Gorizia par l&rsquo;Italie, la ville de Venise est lourdement bombardée par l&rsquo;armée austro-hongroise ; en réponse, le gouvernement italien a exproprié le Palais Venezia à titre de compensation partielle et l&rsquo;a affecté comme musée. Mais pour l&rsquo;ouverture du musée il faudra attendre 1947 : en 1929, en effet, <strong>Mussolini</strong> en avait fait le siège de son gouvernement et l&rsquo;appartement privé des réceptions d&rsquo;État.</p>
<h3>Palais Venezia aujourd&rsquo;hui</h3>
<p align="JUSTIFY">Le Palais Venezia fait partie du complexe des musées du Latium. À l&rsquo;intérieur du palais, il y a plusieurs réalités. L&rsquo;un d&rsquo;eux est la <strong>Bibliothèque nationale d&rsquo;archéologie et d&rsquo;histoire de l&rsquo;art</strong> , située dans <strong>la Torre della Biscia</strong> et dans les salles de la mezzanine donnant sur la Place Venezia.</p>
<p align="JUSTIFY">C&rsquo;est la seule bibliothèque nationale spécialisée en archéologie et en histoire de l&rsquo;art, fondée en 1875 au sein du ministère de l&rsquo;Éducation nationale au service des agents de la Direction des fouilles et des antiquités.</p>
<p align="JUSTIFY">Le reste du bâtiment est occupé par les bureaux de la <strong>Direction régionale des musées d&rsquo;État du Latium</strong> , celui du <strong>Polo Musées romains</strong> et <strong>le Musée national du Palais Venezia</strong> , spécialisé dans l&rsquo;art médiéval et de la Renaissance.</p>
<h2>Architecture</h2>
<p align="JUSTIFY">Vu d&rsquo;en haut, le Palais Venezia a la forme d&rsquo;un rectangle, dont les longs côtés nord et sud font respectivement face à la via del Plebiscito et à la Place San Marco, tandis que les courts côtés est et ouest délimitent le palais sur la Place Venezia et sur la via degli Astalli.</p>
<p align="JUSTIFY">La façade de la via degli Astalli s&rsquo;étend de manière transparente dans le Palais Venezia de plan carré, qui s&rsquo;étend sur la Place San Marco et la ferme à l&rsquo;ouest. Dans l&rsquo;angle du bâtiment le plus proche du Vittoriano se dresse la Torre della Biscia, flanquée à l&rsquo;ouest par la basilique de San Marco, orientée nord/sud.</p>
<p align="JUSTIFY">L&rsquo;ensemble, avec la tour et les remparts de Guelph, a l&rsquo;apparence d&rsquo;un palais-forteresse de la fin du Moyen Âge plutôt que d&rsquo;un palais noble dans lequel, cependant, des éléments purement Renaissance sont insérés.</p>
<p align="JUSTIFY">Parmi ceux-ci, les fenêtres croisées et le portail qui font du Palais Venezia le premier véritable bâtiment issu de cette <i>Renovatio Urbis</i> qui, précisément dans les années du cardinalat de Pietro Barbo, a ouvert une nouvelle saison de récupération des formes classiques dans l&rsquo;architecture et l&rsquo;urbanisme de la ville .</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Le travertin du Colisée</strong>  et du <strong>Théâtre de Marcellus</strong> à proximité a été utilisé pour la construction de ce complexe architectural historique (une pratique courante à Rome jusqu&rsquo;au XVIIIe siècle).</p>
<h4>Le balcon d&rsquo;où regardait Mussolini</h4>
<p align="JUSTIFY">De tout le palais, l&rsquo;élément peut-être le plus connu, même dans la culture de masse, est le balcon donnant sur la porte de la place. Il ne fait pas partie de la conception originale du bâtiment, mais y a été ajouté en 1715 par l&rsquo;ambassadeur vénitien <strong>Niccolò Duodo</strong> . On y accède depuis <strong>la salle du Mappamondo</strong> .</p>
<p align="JUSTIFY">De ce balcon, le 10 juin 1940, Mussolini, chef du gouvernement italien, prononce la déclaration de guerre contre la France et le Royaume-Uni, décrétant ainsi l&rsquo;entrée de l&rsquo;Italie dans la Seconde Guerre mondiale.</p>
<h3>Intérieur</h3>
<p align="JUSTIFY">À l&rsquo;intérieur, le bâtiment est construit autour d&rsquo;une cour quadrangulaire, accessible aussi bien depuis la via del Plebiscito que depuis la place Saint-Marc. De la porte de la Place Venezia, un escalier mène à l&rsquo;appartement du cardinal (maintenant occupé par la Bibliothèque d&rsquo;archéologie et d&rsquo;histoire de l&rsquo;art) et, au rez-de-chaussée, à l&rsquo;appartement Barbo, situé dans l&rsquo;aile sud-est du bâtiment.</p>
<p align="JUSTIFY">En entrant par la via del Plebiscito, cependant, l&rsquo;escalier monumental, construit entre 1924 et 1930 par l&rsquo;architecte <strong>Marangoni</strong> pour remplacer la cordonata du XVe siècle, mène à l&rsquo; <strong>appartement Cybo</strong> .</p>
<h4>Le vestibule et la première voûte en béton</h4>
<p align="JUSTIFY">En franchissant la porte du XVe siècle attribuée à <strong>Giovanni Dalmata</strong> , et construite dans le style ionique d&rsquo;abord selon les préceptes de Vitruve puis d&rsquo;Alberti, on pénètre dans un grand vestibule rectangulaire couvert d&rsquo;une voûte en berceau à caissons, dont les lacunes font écho à celles de la voûte de le <a href="https://www.archeoroma.fr/siti/pantheon/">Panthéon</a> .</p>
<p align="JUSTIFY">Cette extraordinaire récupération d&rsquo;une architecture classique au milieu du XVe siècle a fait penser à une intervention de Leon Battista Alberti qui, d&rsquo;ailleurs, dans son <i>De re aedificatoria</i> , décrit dans les moindres détails la modalité de construction d&rsquo;une voûte de cette type. Au bout du vestibule s&rsquo;ouvre la porte de communication avec l&rsquo;aile droite adjacente de la basilique de San Marco.</p>
<h4>Salle du Globe</h4>
<p align="JUSTIFY">Avec l&rsquo;ascension au trône papal de Pietro Barbo, l&rsquo;appartement a été agrandi et adapté aux besoins, également de représentation, d&rsquo;un pape. Pour cette raison, il a été équipé de trois grandes salles monumentales et l&rsquo;entrée a été déplacée : non plus depuis l&rsquo;escalier de la porte de la Place Venezia, mais depuis la cordonata de la Via del Plebiscito.</p>
<p align="JUSTIFY">Les trois salles sont désignées dans les sources simplement par le nom de <i>aula prima</i> , <i>aula secunda</i> , <i>aula tertia</i> . Cette dernière, la plus proche des appartements privés du pontife, porte aujourd&rsquo;hui le nom de <strong>Sala del Mappamondo</strong> en raison de la présence à l&rsquo;intérieur, il était une fois, d&rsquo;un planisphère monumental, œuvre de <strong>Girolamo Bellavista</strong> , cosmographe vénitien du milieu du XVe siècle. .</p>
<p align="JUSTIFY">La salle a été décorée de fresques dans le dernier quart du siècle par <strong>Andrea Mantegna</strong> avec de fausses architectures et des médaillons représentant des docteurs de l&rsquo;Église. La cheminée contemporaine, décorée d&rsquo;éléments végétaux, est l&rsquo;œuvre de <strong>Mino da Fiesole</strong> et <strong>Giovanni Dalmata</strong> . Au XVIIe siècle. l&rsquo;immense planisphère a été sacrifié pour faire place à de petites vues et à des scènes marines.</p>
<p align="JUSTIFY">Mais les modifications apportées à cette pièce ne se sont pas arrêtées là. Au XVIIIe siècle, l&rsquo;ambassadeur <strong>Duodo</strong> a ouvert le balcon et divisé la pièce en deux pièces plus petites au moyen d&rsquo;une cloison qui n&rsquo;a été supprimée qu&rsquo;en 1916, lorsque le palais est retourné en Italie.</p>
<p align="JUSTIFY">Dans les années 1920, Mussolini en fait son atelier et commande à <strong>Pietro d&rsquo;Achiardi</strong> la mosaïque de sol en noir et blanc inspirée de celle d&rsquo;Hadrien dans les <strong>Thermes de Neptune</strong> à <strong>Ostia Antica</strong> . Par son ordre, la lumière de cette pièce est restée allumée jour et nuit, signe de l&rsquo;engagement quotidien du gouvernement.</p>
<h4>Le bunker de Mussolini</h4>
<p align="JUSTIFY">Fin 2010, la découverte fortuite d&rsquo;une trappe dans un entrepôt du Palais Venezia a conduit à la découverte, à environ 15 mètres de profondeur, de 9 pièces en béton armé jamais achevées, dans lesquelles seul le système de ventilation avait été achevé. : il s&rsquo;agit d&rsquo;un bunker de 80 mètres carrés, dont la documentation d&rsquo;archives ne porte aucune trace, construit par Mussolini probablement à la fin de 1942, lorsqu&rsquo;il a appris un plan de la <strong>RAF</strong> pour le tuer, bombardant le Palais Venezia et la Villa Torlonia.</p>
<p align="JUSTIFY">Le plan n&rsquo;a jamais été mis en œuvre en raison du veto de <strong>Churchill</strong> et du ministre britannique des Affaires étrangères, qui doutaient du succès de l&rsquo;entreprise et craignaient que ces bombardements ne touchent le Colisée et d&rsquo;autres monuments à proximité ainsi que la population civile. Les travaux sur le bunker ne furent interrompus que par l&rsquo;arrestation de Mussolini le 25 juillet 1943.</p>
<h4>La voûte de Vasari</h4>
<p align="JUSTIFY">La dernière pièce de l&rsquo;appartement Cybo porte le nom de <strong>Sala Altoviti</strong> en raison de son plafond peint, provenant du Palais degli Altoviti démoli en 1888 pour la construction des murs et du Tibre.</p>
<p align="JUSTIFY">En 1553, le banquier florentin Bindo Altoviti avait commandé à Giorgio Vasari la fresque du plafond de la loggia de sa résidence avec les douze mois de l&rsquo;année disposés autour de Cérès et de son cortège.</p>
<p align="JUSTIFY">Lorsque le palais a été démoli, la fresque a été détachée et déposée au Palais <strong>Corsini</strong> puis déplacée dans cette salle du Palais Venezia en 1924. Dans la création de son œuvre, Vasari a inséré de nombreux portraits.</p>
<p align="JUSTIFY">Un vieil homme imposant, représenté dans le tondo central pourrait être <strong>Michelangelo Buonarroti</strong> , maître de Vasari et ami de la famille Altoviti, dont d&rsquo;autres membres sont représentés dans la fresque dans une série de mois selon le calendrier florentin.</p>
<p align="JUSTIFY">Les dix mois restants de l&rsquo;année sont symbolisés par autant d&rsquo;activités humaines agricoles. Parmi ceux-ci, l&rsquo; <strong>érudit Annibal Caro</strong> et Vasari lui-même qui se serait représenté dans le faucheur du mois de juin.</p>
<h4>Cour</h4>
<p align="JUSTIFY">La cour quadrangulaire se caractérise par la présence, du côté nord-est, de la loggia monumentale qui fait partie de l&rsquo;extension de l&rsquo;édifice voulu par Paul II et son neveu le cardinal Marco Barbo. De lui seulement 10 voûtes ont été accomplies, correspondant à l&rsquo;appartement papal.</p>
<p align="JUSTIFY">Regarder depuis cette loggia permet de voir l&rsquo;ensemble du complexe composé du palais et de la basilique et de saisir les détails architecturaux de cette dernière et du clocher médiéval qui ne seraient autrement pas visibles.</p>
<p align="JUSTIFY">De la loggia également, vous avez un bel aperçu du jardin sous-jacent, avec ses essences arboricoles et arbustives qui sont disposées autour de la fontaine centrale, commandée en 1729 par l&rsquo;ambassadeur <strong>Borbon Morosini</strong> pour alimenter le bâtiment en eau.</p>
<p align="JUSTIFY">Rappelant le patronage vénitien, la fontaine présente au centre un groupe allégorique représentant les noces de Venise et de la mer et, sur le bord du bassin, des angelots portant des écussons portant les noms des principales conquêtes de la Sérénissime.</p>
<p align="JUSTIFY">Au sud-est, la cour est fermée par la soi-disant <strong>Ala Querini</strong> , du nom du cardinal Angelo Maria Querini qui, en 1733, ferma le chemin de ronde avec une couverture et relia le palais à cette aile qui servait de résidence d&rsquo;été au cardinal titulaire de la basilique. , avec accès indépendant de celui des ambassadeurs.</p>
<h2>Que voir au Palais Venezia</h2>
<p align="JUSTIFY">En entrant par la via del Plebiscito, vous montez au premier étage pour la Scala Nova, c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;escalier monumental qui, malgré ses formes Renaissance, a été construit entre 1924 et 1930 car il est considéré comme plus approprié au siège du gouvernement.</p>
<p align="JUSTIFY">Ses près de 150 chapiteaux sont décorés de motifs célébrant les victoires italiennes contre l&rsquo;Autriche lors de la Troisième Guerre d&rsquo;Indépendance et de la Première Guerre mondiale, pour célébrer le retour du Palais en Italie. L&rsquo;escalier mène à l&rsquo;appartement Cybo, qui abrite aujourd&rsquo;hui l&rsquo;exposition du musée, et aux trois grandes salles de réception de l&rsquo;appartement Barbo, aujourd&rsquo;hui généralement utilisées pour des expositions temporaires.</p>
<p align="JUSTIFY">L&rsquo;une des salles est celle du <strong>Globe</strong> , les deux autres sont la <strong>Sala Regia</strong> et la <strong>Sala del Concistororo</strong> . Le premier était le lieu où le pontife recevait la royauté et d&rsquo;autres personnages puissants, parmi les murs peints à fresque peut-être par Bramante.</p>
<p align="JUSTIFY">Après les 37 mètres de longueur de cette salle, on entre dans la suivante, connue sous le nom de <strong>Consistoire</strong> car ici, jusqu&rsquo;en 1597, se réunissait le Consistoire, c&rsquo;est-à-dire le collège des cardinaux convoqués par le pape. <strong>En 1770, les notes d&rsquo;un concert joué par un tout jeune Mozart</strong> de quatorze ans seulement résonnent dans cette salle , et en 1842 <strong>Gioacchino Rossini</strong> y dirige pour la première fois son <i>Stabat Mater</i> .</p>
<p align="JUSTIFY">De la loggia, à travers le soi-disant <strong>Couloir de la Madonnella</strong> , vous entrez dans l&rsquo;appartement Barbo dans ses pièces privées. Dans l&rsquo;une d&rsquo;elles, la <strong>Chambre des Gemmes</strong> qui tire son nom du fait que Paul II y conservait sa collection de gemmes et d&rsquo;orfèvres.</p>
<p align="JUSTIFY">La petite chambre mène à la soi-disant <strong>Sala del Pappagallo</strong> : un spécimen rare &#8211; pour l&rsquo;époque &#8211; de cet oiseau appartenant à Paul II qui lui avait assigné cette chambre. Enfin, il y a la <strong>salle des vêtements</strong> , où étaient conservés les vêtements utilisés par Paul II dans les célébrations liturgiques.</p>
<p align="JUSTIFY">Les fresques de cette salle, représentant les travaux mythologiques <strong>d&rsquo;Hercule</strong> , ont été attribuées à l&rsquo;école de Mantegna et, plus précisément, à <strong>Girolamo da Cremona</strong> , peintre et enlumineur, ou encore à un autre enlumineur, le florentin <strong>Giuliano Amidei</strong> .</p>
<p align="JUSTIFY">Dans le coin droit de la façade principale, celle de la Place Venezia, une porte mène à une petite chapelle qui abrite une image représentant la <strong>Vierge à l&rsquo;Enfant</strong> , placée à l&rsquo;origine par la volonté du Doge <strong>Antonio Grimani</strong> et <strong>de Fra &lsquo;Carlo da Sezze</strong> , pour protéger un passage étroit et sombre entre le bâtiment et le petit bâtiment lorsque ce dernier était encore dans sa position d&rsquo;origine.</p>
<p align="JUSTIFY">L&rsquo;image, peinte par <strong>Bernardino Gagliardi</strong> , en 1677 a protégé un homme qui passait dans le coin d&rsquo;une attaque et, à la suite de cet événement, a été enfermé dans le sanctuaire de marbre.</p>
<h3>Le Musée national du Palais Venezia</h3>
<p align="JUSTIFY">Le musée a été fondé en 1916 en tant que musée d&rsquo;art médiéval et de la Renaissance par la volonté de <strong>Corrado Ricci</strong> , alors directeur général des antiquités et des beaux-arts.Pour sa création, des matériaux de la collection éclectique et immense du jésuite <strong>Atanasius Kircher</strong> &#8211; une collection qui est la base d&rsquo;autres musées romains &#8211; plus ceux fournis par la Galerie nationale d&rsquo;art ancien et les œuvres rassemblées, en 1911, dans l&rsquo;Exposition internationale d&rsquo;art qui s&rsquo;est tenue à <a href="https://www.archeoroma.fr/sites/chateau-saint-ange/">Château Saint-Ange</a> .</p>
<p align="JUSTIFY">L&rsquo;agencement de l&rsquo;époque a placé des tableaux, des peintures, des tapisseries et des meubles anciens dans les chambres comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de meubles. Au fil du temps, dons et legs, armes, céramiques et médailles se sont ajoutés à ce premier noyau. À partir de 1929, la présence de bureaux gouvernementaux à l&rsquo;intérieur du bâtiment rend difficile, voire impossible, l&rsquo;utilisation du musée par le public.</p>
<p align="JUSTIFY">A la fin de la Seconde Guerre mondiale, le musée est rouvert au public et occupe toutes les salles de l&rsquo;étage noble. Depuis 1983, les espaces du musée se limitent aux 29 pièces de l&rsquo;appartement Cybo et du bâtiment, ce dernier ayant été le siège, depuis 2006, du <i>Lapidarium</i> , une collection de marbres classiques, médiévaux et de la Renaissance.</p>
<p align="JUSTIFY">Parmi les œuvres d&rsquo;art hébergées par le Musée, les quatre marbres réalisés entre 1461 et 1463 par <strong>Mino da Fiesole</strong> pour la basilique romaine de <strong>Santa Maria Maggiore</strong> , le buste en marbre de Paul II, mentionné par Vasari dans ses <i>Vies</i> , et quelques œuvres en terre cuite de <strong>Bernin</strong> .</p>
<p align="JUSTIFY"><em><strong>Par Gabriela Acquaroli<br />
</strong></em><em>Diplômée en littérature, adresse d&rsquo;archéologie chrétienne, avec une expérience de fouilles archéologiques à Rome et sur le Gargano</em></p>
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<ol>
<li id='marker-486-1'> Études en l&rsquo;honneur de Giulio Carlo Argan Volume II, 1984 &#8211; Lien Pdf <span class='returnkey'><a href='#markerref-486-1'>&#8629;</a></span></li>
</ol>
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		<title>Musées du Vatican</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 16:09:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Musées du Vatican abritent les plus grandes et les plus importantes collections du monde, dont des chefs-d'œuvre de l'Antiquité, de l'Égypte à la Grèce et à Rome, de l'art paléochrétien et médiéval à la Renaissance, du XVIIe siècle à l'art contemporain.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Fresques, peintures, mosaïques, sculptures et statues d&rsquo;une beauté inestimable créées par de grands artistes et collectionnées par les papes au cours des siècles, sont conservées et exposées dans les différentes salles des Musées du Vatican et représentent la plus grande collection d&rsquo;art au monde.</p>
<p>Cet immense patrimoine a été rendu possible par l&rsquo;enrichissement progressif de chefs-d&rsquo;œuvre de la Renaissance jusqu&rsquo;au XXe siècle. Le complexe des Musées du Vatican, avec 54 musées au total et 70 000 œuvres, dont seulement 20 000 exposées, est réparti sur 1400 salles, chapelles et galeries, et est le gardien d&rsquo;un héritage extraordinaire de chefs-d&rsquo;œuvre, de beauté et d&rsquo;histoire ainsi que d&rsquo;un patrimoine symbolique lieu de dialogue entre les cultures et les religions.</p>
<h2>Histoire</h2>
<h3>Ancienneté</h3>
<p>L&rsquo;un des papes les plus cultivés de l&rsquo;Église, <strong>le pape </strong><strong>Niccolò V</strong> , dans la première année de son pontificat, 1447, décida de faire peindre sa chapelle privée par le frère Giovanni da Fiesole, né Guido di Pietro, connu sous le nom de <strong>Beato Angelico</strong> .</p>
<p>Le célèbre peintre franciscain a peint un cycle de fresques sur la vie des saints Étienne et Laurent donnant ainsi vie à la création de <strong>la Chapelle Niccoline</strong> , premier noyau des futurs Musées du Vatican.</p>
<p>En 1470, <strong>le pape Sixte IV</strong> a commencé les travaux sur la célèbre chapelle Sixtine érigée par l&rsquo;architecte <strong>Giovanni dei Dolci</strong> , en commandant les décorations à d&rsquo;importants artistes de la Renaissance tels que <strong>Botticelli</strong> et le <strong>Pérugino</strong> qui ont peint les fresques sur les murs.</p>
<p><strong>Le pape Alexandre VI</strong> (Borgia), successeur de Niccolò V, suivit son exemple et, pour son appartement du Palais apostolique, confia la tâche de décorer sa chapelle privée au peintre Bernardino di Betto, dit <strong>Pinturicchio</strong> , qui termina en 1494 un cycle enchanteur de fresques dans les différentes salles.</p>
<h3>Musées du Vatican : la naissance</h3>
<p>Mais celui que l&rsquo;on croit être le véritable fondateur des Collections du Vatican est <strong>le Pape Jules II Della Rovere</strong> qui en <strong>1506,</strong> avec des changements significatifs, apporta son immense collection privée de sculptures classiques en dot, les plaçant dans la Cour des Statues, aujourd&rsquo;hui la <strong>cour octogonale</strong> .</p>
<p>Il a ensuite ajouté d&rsquo;autres œuvres au palais en achetant les sculptures antiques les plus célèbres de l&rsquo;époque pour créer le <strong>Cortile del Belvedere</strong> , dont il a confié le projet à <strong>Donato Bramante</strong> .</p>
<p>L&rsquo;événement le plus important du pape Jules II en 1508 fut la décision de fresquer le plafond de la chapelle Sixtine en donnant la mission à Michel-Ange qui les créa de 1508 à 1512 représentant des faits et des personnages de l&rsquo;Ancien Testament.</p>
<p><strong>Le pape Paul III</strong> a achevé le cycle de décorations en commandant toujours à Michel-Ange la fresque du Jugement dernier sur le mur ouest derrière l&rsquo;autel, un long travail réalisé dans la période de 1534 à 1541.</p>
<p><strong>Le pape Sixte V</strong> fut le dernier à réaliser d&rsquo;importants projets de construction, confiant la tâche à l&rsquo;architecte <strong>Domenico Fontana</strong> , notamment le nouveau siège de la Bibliothèque apostolique et le nouveau palais papal qui est l&rsquo;actuelle résidence du pape.</p>
<p>L&rsquo;édifice fut achevé sous le pontificat de <strong>Clément VIII</strong>  par <strong>Taddeo Landini</strong> , à qui l&rsquo;on doit la splendide <strong>Sala Clementina</strong> , décorée par <strong>Giovanni</strong> et <strong>Cherubino Alberti</strong> et <strong>Paolo Bril</strong> . En 1580, <strong>le pape Grégoire XIII</strong> a commandé la <strong>galerie des cartes</strong> du côté ouest de la cour du Belvédère.</p>
<h3>Du XVIIe siècle à nos jours</h3>
<p><strong>La Scala Regia,</strong> l&rsquo;un des chefs-d&rsquo;œuvre les plus importants de Gian Lorenzo Bernini, était la seule œuvre majeure du XVIIe siècle construite dans le Palais apostolique, sous Alexandre VII et relie la basilique de San Pietro aux salles de Raphaël et à la chapelle Sixtine.</p>
<p>En 1807, par le sculpteur classique <strong>Antonio Canova , la construction du </strong><strong>Musée Chiaramonti</strong> a commencé, composé de la Galerie Chiaramonti, la Galerie Lapidaire et le Braccio Nuovo. Le pape Grégoire XVI a ouvert en 1837 le Musée étrusque avec les découvertes des fouilles d&rsquo;Étrurie et en 1839 le Musée égyptien avec les fouilles et les monuments d&rsquo;Égypte.</p>
<p>Le retour définitif du Pape au Palais Apostolique du Vatican n&rsquo;aura lieu qu&rsquo;avec Pie IX (1846 &#8211; 1878) suite à l&rsquo;unification politique de l&rsquo;Italie et la prise de Rome en 1870.</p>
<h3>Inauguration</h3>
<p>Bien que le pape Jules II n&rsquo;ait accordé qu&rsquo;aux artistes, nobles et érudits le privilège d&rsquo;admirer certains chefs-d&rsquo;œuvre de l&rsquo;art exposés dans le palais du Belvédère (qui fait maintenant partie du musée Pio-Clementino), les Musées du Vatican n&rsquo;ont été ouverts au public qu&rsquo;en 1771 à la demande de <strong>Pape Clément XIV</strong> .</p>
<h2>A voir : les Musées</h2>
<p>Les Musées, avant de raconter l&rsquo;histoire de collections prestigieuses, symbolisent les salles représentatives des papes qui se sont succédé au cours des siècles. L&rsquo;immense collection accumulée par l&rsquo;Église catholique romaine abrite certaines des sculptures romaines les plus célèbres et les plus grands chefs-d&rsquo;œuvre de l&rsquo;art de la Renaissance au monde.</p>
<h3>Galerie de photos du Vatican</h3>
<p align="justify">Dans les 18 grandes salles de la Pinacothèque vaticane, l&rsquo;une des galeries d&rsquo;art les plus importantes d&rsquo;Europe, vous pourrez admirer les chefs-d&rsquo;œuvre de l&rsquo;art de la période comprise entre le XIe et le XIXe siècle. Naturellement l&rsquo;espace prédominant est dédié à la Renaissance avec les artistes qui l&rsquo;ont le plus distinguée.</p>
<p align="justify">Vers la fin du XVIIIe siècle , <strong>le pape Pie VI</strong> a donné vie à la collection avec seulement 118 magnifiques peintures, dont certaines ont été transférées par Napoléon à Paris pour le traité de Tolentino (1797). Après la chute de Napoléon en 1817, les peintures sont revenues en possession de l&rsquo;Église également grâce à l&rsquo;engagement du sculpteur Antonio Canova. et d&rsquo;où l&rsquo;idée de créer une galerie d&rsquo;art moderne ouverte au public.</p>
<p align="justify"><strong>Le pape Pie XI</strong> en 1932, dans le but de valoriser et de faire connaître l&rsquo;immense patrimoine historique et artistique des papes, inaugura la nouvelle galerie d&rsquo;art créée par l&rsquo;architecte Luca Beltrami avec des œuvres allant du Moyen Âge à 1800.</p>
<p align="justify">Au cours des années suivantes, la collection a continué à s&rsquo;agrandir avec des dons de particuliers et des achats, atteignant le noyau actuel de 460 toiles, réparties chronologiquement et selon l&rsquo;école: des soi-disant <strong>Primitifs</strong> du XIIe au XIXe siècle.</p>
<p align="justify">De grands artistes de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art italien sont présents dans la collection avec leurs chefs-d&rsquo;œuvre : <strong>Giotto</strong> , <strong>Beato Angelico</strong> , <strong>Pérugino</strong> , <strong>Pinturicchio</strong> , <strong>Raffaello</strong> , <strong>Giovanni Bellini</strong> , <strong>Leonardo</strong> , <strong>Tiziano</strong>, <strong>Veronese</strong> , <strong>Caravaggio</strong> , <strong>Peter Wenzel</strong>  et les <strong>tapisseries de Pieter van Aelst</strong> .</p>
<p align="justify">Parmi les peintures les plus célèbres nous citons :</p>
<ul>
<li>Giotto : <strong>Polyptyque de Stefaneschi</strong></li>
<li>Raffaello : <strong>Madone de Foligno, Retable d&rsquo;Oddi</strong> et <strong>Transfiguration</strong></li>
<li>Leonardo da Vinci : <strong>Saint Jérôme dans le désert</strong></li>
<li>Caravaggio : <strong>L&rsquo;enterrement du Christ</strong></li>
<li>Perugino : <strong>Vierge à l&rsquo;Enfant avec les Saints</strong> et <strong>Résurrection de San Francesco al Prato</strong></li>
<li>Filippo Lippi : <strong>La conoration de Marsuppini</strong> , tempera sur bois</li>
<li>Olivuccio di Ciccarello: <strong>Œuvres de Miséricorde</strong></li>
<li>Jan Matejko : <strong>Jean III Sobieski libère Vienne du siège des Turcs,</strong> le plus grand tableau des musées.</li>
</ul>
<h3>Musée Pio-Clementino</h3>
<p>Fondé par le pape Clément XIV en 1771 et agrandi de 1775 à 1799 par son successeur Pie VI, le musée est né pour mettre en valeur et promouvoir les plus importantes œuvres d&rsquo;art grecques et romaines du Vatican.</p>
<p>C&rsquo;est le plus grand des Musées du Vatican avec ses quatorze salles d&rsquo;exposition, réparties sur deux niveaux qui présentent des œuvres et des découvertes archéologiques du IIIe siècle av. J.-C. au XIXe siècle. Parmi les statues les plus célèbres : <strong>Apollon du Belvédère</strong> , copie romaine en bronze d&rsquo;après l&rsquo;original grec, qui fut probablement réalisée par Léochare (330-320 av. J.-C.) et l&rsquo; <strong>Apoxyomène</strong> (Ier siècle ap. J.-C.), en marbre, copie romaine d&rsquo;après un original bronze de <strong>Lysippe</strong> (troisième quart du IVe siècle av. J.-C.).</p>
<p>L&rsquo;œuvre la plus célèbre du musée, trouvée en 1506 parmi les ruines des thermes de Titus à Rome est le <strong>groupe sculptural du Laocoon,</strong> une copie romaine du 1er siècle après JC à partir de l&rsquo;original grec en bronze du 2ème siècle avant JC, par <strong>Aghesandro</strong> , <strong>Polydoro</strong> et <strong>Athenodoro</strong> , sculpteurs de Rhodes.</p>
<p>Le chef-d&rsquo;œuvre exceptionnel a suscité l&rsquo;admiration de Michel-Ange qui l&rsquo;a défini « une merveille de l&rsquo;art » et a été acheté par le pape Jules II pour le Vatican. Le parcours du musée part de la Salle de la Croix Grecque et se complète par la Galerie des Candélabres selon cet ordre :</p>
<ul>
<li><strong>I Salle de la croix grecque</strong> : Sarcophage de Sainte-Hélène, Sarcophage de Costanza tous deux en porphyre rouge</li>
<li><strong>II Salle Ronde</strong> : Statue colossale d&rsquo;Antinoüs (130 ap. J.-C.), Statue de la déesse Déméter en marbre, Tête colossale d&rsquo;Hadrien (début IIe siècle), Statue colossale d&rsquo;Hercule</li>
<li><strong>III Salle des Muses</strong> : Torse du Belvédère (Ier siècle av. J.-C.), Statues de la Musa Talia, de la Muse Calliope, Apollon jouant de la lyre (IIIe siècle av. J.-C.), le tout en marbre.</li>
<li><strong>IV Salle des Animaux</strong> : Groupe sculptural avec Centaure marin, Statue de Méléagre (vers 150 av. J.-C.), Groupe sculptural avec Mithra tuant le taureau primitif (IIe siècle ap. J.-C.), le tout en marbre. Statue en albâtre d&rsquo;un jaguar (1795)</li>
<li><strong>V Gallerie delle Statu</strong> e: Statue d&rsquo;Ariane endormie, (IIe siècle avant J.-C.), Paire de candélabres (IIe siècle après J.-C.), Eros di Centocelle, (IVe siècle avant J.-C.), Statue d&rsquo;Apollon sauroktonos, Statue d&rsquo;une Amazone blessée, Copie romaine de Urinoir grec en bronze de Phidias (330 av. J.-C. environ), dédié à l&rsquo;Artémis d&rsquo;Ephèse.</li>
<li><strong>VI Salle des Bustes</strong> : Statue de Jupiter Verospi (IIIe siècle ap. J.-C.), Portrait de Ménélas avec casque de parade (IIe siècle), Portrait de Jules César (30 &#8211; 20 av. J.-C.), Buste de Trajan (108 &#8211; 111 ap. J.-C. environ), Portrait d&rsquo;Antonin le Pie (vers 148 après JC), Buste de Marc Aurèle (vers 164 &#8211; 166 après JC), Buste de Commode âgé de vingt ans (vers 180 après JC), Portrait de Caracalla, toutes les œuvres en marbre</li>
<li><strong>VII Cabinet des Masques</strong> : Statue de Vénus accroupie, (IIIe siècle av. J.-C.), Statue en marbre d&rsquo;Aphrodite Cnidia (milieu du IVe siècle av. J.-C.), réalisée par Praxitèle, Groupe sculptural des Trois Grâces (IIe siècle apr. J.-C.)</li>
<li><strong>VIII Cour octogonale</strong> : Apollon du Belvédère (130 &#8211; 140 ap. J.-C.), Statue couchée du dieu du fleuve (IIe siècle ap. J.-C.), Groupe sculptural du Laocoon avec ses fils enveloppés dans les anneaux de deux serpents (première moitié du Ier siècle ap. J.-C.), Statue d&rsquo;Hermès (début du IIe siècle après J.-C.), statue de Vénus heureuse (170 après J.-C.), statue de Persée triomphant avec la tête de Méduse (1800 &#8211; 1801), d&rsquo;Antonio Canova, sarcophage avec général romain et Sarmates (180 après J.-C.), tous travaille le marbre.</li>
<li><strong>IX X, Vestibule rond et Cabinet d&rsquo;Apoxyomène</strong> : Statue d&rsquo;Apoxyomène (Ier siècle ap. J.-C.), en marbre, copie romaine d&rsquo;un original en bronze de <strong>Lysippe</strong> (IVe siècle av. J.-C.), Portrait du dit « Ennio » la tête entourée de une couronne de laurier (milieu du IIe siècle avant J.-C.), Ara Casali (début du IIIe siècle après J.-C.) avec des scènes de légendes troyennes et romaines</li>
<li><strong>Vestibule XI</strong> : voici l&rsquo;une des entrées de la <strong>Scala del Bramante</strong> (début XVIe siècle), construite par le pape Jules II, pour créer une entrée extérieure au bâtiment. Particulièrement intéressant : Relief avec une birème de guerre, en marbre</li>
<li><strong>Vestibule carré XII</strong> : Sarcophage de Lucio Cornelio Scipione Barbato (milieu du IIIe siècle av. J.-C.), en néphro (variété grise de tuf)</li>
<li><strong>XIII Salle della Chariot</strong> : Boîte à chars (Ier siècle ap. J.-C.), en marbre, Discobole (IIe siècle ap. J.-C.), copie romaine d&rsquo;un original en bronze de Mirone (560 &#8211; 550 av. J.-C.)</li>
<li><strong>XIVe Galerie des Candélabres</strong> : Sarcophage avec reliefs avec Scènes du mythe de Protesilaos (170 ap. J.-C.), Paire de candélabres (début IIe siècle ap. J.-C.), Sarcophage avec reliefs représentant le Massacre des Niobides (160 ap. J.-C.), Statue d&rsquo;un enfant étranglant l&rsquo;oie, Tyche (Fortuna) d&rsquo;Antioche sur l&rsquo;Oronte, assise sur le rocher, Statue d&rsquo;Atalante (Ier siècle av. J.-C.), attribuée à Praxitèle, Statue d&rsquo;un guerrier perse, le tout en marbre.</li>
</ul>
<h3>Musée chrétien de Pio</h3>
<p>Les œuvres exposées au Musée Pie Christian qui abrite des sarcophages et des statues datées entre le IIe et le Ve siècle de notre ère proviennent du palais du Latran, résidence papale jusqu&rsquo;en 1304. Sa fondation en 1854 fut l&rsquo;œuvre du <strong>pape Pie IX</strong> qui décida de créer quelques années après le début des fouilles confiées à la Commission d&rsquo;archéologie sacrée.</p>
<p>Le musée est divisé en deux grandes sections : la section qui montre les monuments architecturaux, sculpturaux et mosaïques, et la section qui recueille le matériel épigraphique, divisé par âge et sujet.</p>
<p>La découverte archéologique la plus célèbre du Musée Pio Christian est la statue du « <strong>Bon Pasteur avec l&rsquo;Agneau</strong> », datée d&rsquo;environ 300-350. AD réalisée par un sculpteur anonyme. La sculpture en marbre blanc a été trouvée dans les catacombes de San Callisto et est la plus ancienne statue de Jésus-Christ au monde, la toute première représentation du Christ.</p>
<p>L&rsquo;œuvre représente un jeune berger aux longs cheveux bouclés avec une tunique sans manches, un sac à bandoulière et un agneau sur ses épaules. La statuette est la seule pièce retrouvée d&rsquo;un bas-relief orné à l&rsquo;origine sur un sarcophage particulièrement riche.</p>
<h3>Musée Chiaramonti</h3>
<p>Le musée Chiaramonti tire son nom du <strong>pape Pie VII</strong> (Barnaba Niccolò Chiaramonti), qui a commandé le projet à Antonio Canova et a été inauguré en 1807. Les canons pour l&rsquo;agencement des œuvres ont été établis par Canova lui-même, qui aspirait à exposer conjointement les <strong>trois sœurs artistiques</strong> :</p>
<ul>
<li><strong>Sculpture</strong></li>
<li><strong>Architecture</strong></li>
<li><strong>La peinture</strong></li>
</ul>
<p>La section de la sculpture regorge de kilomètres d&rsquo;artefacts anciens, notamment des portraits d&#8217;empereurs, de divinités, des frises et des reliefs de sarcophages. La section d&rsquo;architecture caractérisée par les étagères obtenues à partir d&rsquo;anciens cadres architecturaux et la peinture du cycle de fresques exécutées par de jeunes artistes de l&rsquo;époque avec Canova lui-même comme mécène.</p>
<p>Trois galeries composent le musée :</p>
<ul>
<li><strong>La Galerie Chiaramonti</strong></li>
<li><strong>Le nouveau bras</strong></li>
<li><strong>La </strong><strong>Galerie Lapidaire</strong></li>
</ul>
<p>La collection de la galerie Chiaramonti, une grande construction voûtée, contient environ un millier de sculptures, portraits impériaux, sarcophages et frises. Une colonnade de 300 mètres de long et 6,70 mètres de large, conçue par Bramante, présente des marbres de l&rsquo;Empire romain des deux côtés du long couloir, pour la plupart des copies d&rsquo;originaux grecs. Héraclès avec son fils Telephus, Dionysos avec Satyr, une copie de la Niobe masquée.</p>
<p>Le Braccio Nuovo abrite des statues célèbres, des portraits impériaux et des copies romaines d&rsquo;originaux grecs célèbres dans les 28 grandes niches voûtées de chaque côté, 15 niches rectangulaires pour les statues et 32 ​​socles pour les bustes.</p>
<p>La voûte en berceau, ornée de rosaces en stuc, est entrecoupée de 12 fenêtres qui éclairent les œuvres d&rsquo;art exposées. D&rsquo;une importance significative est la statue colossale du <strong>Nil,</strong> une copie romaine de sculptures grecques du 1er siècle après JC et la statue d&rsquo; <strong>Auguste</strong> trouvée à Prima Porta, une copie romaine de <strong>Doryphore</strong> , basée sur l&rsquo;original du sculpteur grec <strong>Polyclète</strong> (440 av. ) et deux splendides paons en bronze doré.</p>
<p>La Galerie Lapidaire abrite la plus grande collection de ce type au monde. Il y a environ 3400 « pages » gravées sur des dalles, des pierres, des autels, des sarcophages de I a. C. au sixième siècle après JC C. répartis sur 48 murs selon le thème : religion, empereurs, armée, professions, famille, christianisme etc… La galerie est une source inestimable pour apprendre sur le monde antique, les peuples, les nations, les classes sociales et les relations internationales.</p>
<h3>Musée grégorien égyptien</h3>
<p>Les vestiges des anciens pharaons acquis par les papes à la fin du XVIIIe siècle sont abrités dans des salles décorées par le sculpteur-peintre Giuseppe De Fabris dans un style rétro égyptien.</p>
<p>C&rsquo;est le <strong>pape Grégoire XVI</strong> qui a fondé le musée égyptien grégorien en 1839. La structure abrite des monuments et des découvertes de l&rsquo;Égypte ancienne provenant en partie de Rome et de la Villa Adriana près de Tivoli, ainsi que les riches découvertes et statues qui avaient été transportées à Rome pendant le règne. des empereurs.</p>
<p>Le musée occupe neuf salles dont les deux dernières pièces de la maison de l&rsquo;ancienne Mésopotamie et de la Syrie-Palestine. La deuxième salle présente des sarcophages de momies peintes, des bijoux et autres ornements funéraires. Les précieuses statues de basalte noir d&rsquo;une fontaine qui ornaient la villa de l&#8217;empereur Hadrien se trouvent dans la troisième salle.</p>
<p>Dans la salle 5 se trouvent de magnifiques statues de pharaons, de reines et de divinités datant du 21e siècle avant J.-C. Des sculptures, des inscriptions et des reliefs de l&rsquo;ancienne Assyrie, d&rsquo;Anatolie et d&rsquo;autres cultures du Moyen-Orient se trouvent dans les autres salles.</p>
<h3>Musée grégorien étrusque</h3>
<p>Le musée grégorien étrusque fondé par <strong>le pape Grégoire XVI</strong> en 1837, présente des découvertes archéologiques du sud de l&rsquo;Étrurie telles que des vases et des bronzes de l&rsquo;Italie hellénisée avec des découvertes de l&rsquo;époque romaine.</p>
<p>La collection comprend également une importante collection d&rsquo;artefacts découverts en 1828 lors de fouilles effectuées sur les sites de certaines des villes les plus importantes de l&rsquo;ancienne Étrurie et dans les tombes près de Vulci.</p>
<p>Dans les salles, il est possible d&rsquo;admirer les cycles picturaux originaux du XVIe siècle, y compris les fresques des peintres <strong>Federico Barocci et Federico Zuccari, </strong><strong>Santi di Tito</strong> et <strong>Niccolò Circignani</strong> dit <strong>Pomarancio</strong> , ainsi que des peintures murales à tempera de grand intérêt datant du fin du XVIIIe siècle.</p>
<p>Le célèbre <strong>Mars de Todi</strong> est une figure en bronze à la cire perdue techniquement parfaite, mais pas encore au niveau des modèles grecs inégalés. C&rsquo;est l&rsquo;un des très rares vestiges de la statuaire italique ancienne qui est parvenu jusqu&rsquo;à nos jours et qui représente un guerrier vêtu d&rsquo;une armure et à l&rsquo;origine également d&rsquo;un casque perdu. Une très célèbre amphore grecque du peintre et céramiste <strong>Exekias</strong> représentant <strong>Achille</strong> et <strong>Ajax</strong> jouant aux dés.</p>
<h3>Musée Ethnologique</h3>
<div class="text">
<p>Situé à l&rsquo;origine dans <strong>le palais du Latran</strong> , il fut ensuite transféré au Vatican en 1926 par décision du <strong>pape Pie XI</strong> . Les plus de cent mille œuvres, conservées, restaurées et cataloguées dans la collection du Musée ethnologique du Vatican, témoignent du respect des diversités culturelles et spirituelles du monde.</p>
<p>Il contient des œuvres d&rsquo;art et des témoignages historiques de toutes les régions de la terre où le pape a accompli ses missions. Un outil narratif centré sur l&rsquo;humain où les œuvres s&rsquo;imposent comme des ambassadrices des peuples, des histoires et des territoires.</p>
<p>L&rsquo;exposition se développe en deux voies : la première, centrée sur des éclairages thématiques, propose une structure modulable, modulaire, avec vitrines et projections vidéo, facilement transportable. Le second témoigne des valeurs du Musée par l&rsquo;immensité de ses collections, parmi lesquelles se distinguent les suivantes :</p>
<p>le <strong>Temple du Ciel</strong> à Pékin, l&rsquo; <strong>Autel de Confucius</strong> et le <strong>Temple Shinto</strong> de l&rsquo;ancienne capitale japonaise Nara ; Statues cultuelles, principalement bouddhistes, témoignages de la vie religieuse au Tibet, en Indonésie et en Inde, ainsi qu&rsquo;en Extrême-Orient ; trouvailles des cultures islamiques et centrafricaines ; objets et oeuvres d&rsquo;art du continent américain, en particulier du Mexique, du Guatemala et du Nicaragua..</p>
</div>
<h3>Les Chapelles</h3>
<p>De nombreux papes ont fait construire leur propre chapelle dans les palais habités, un lieu privé de méditation et de prière souvent agrémenté de décorations et de fresques inestimables réalisées par des artistes célèbres de l&rsquo;époque et orné de reliques et de statues antiques.</p>
<p>Parmi ces chapelles, la plus célèbre est la Chapelle Sixtine qui possède un cycle de fresques unique au monde tant sur les murs que sur la voûte.</p>
<h4>Chapelle Sixtine</h4>
<p>La <a href="https://www.archeoroma.fr/sites/chapelle-sixtine/">Chapelle Sixtine</a> est l&rsquo;une des chapelles du Palais Apostolique et doit son nom au <strong>Pape Sixte IV Della Rovere</strong> qui la fit construire en utilisant les fondations et les murs restants de l&rsquo;ancienne <strong>Cappella Magna</strong> , une salle fortifiée du Moyen Âge. Le projet de l&rsquo;architecte <strong>Baccio Pontelli</strong> visait à utiliser les murs médiévaux jusqu&rsquo;au tiers de leur hauteur.</p>
<p>La construction a commencé au début de 1475 et les travaux ont été achevés en 1483. Le bâtiment rectangulaire mesure 40,9 mètres de long, 13,4 mètres de large et 20,7 mètres de haut, tandis que le plafond est une voûte plate.</p>
<p>Les fresques sur les murs montrent, respectivement, des scènes orientales de la vie de <strong>Jésus</strong> et de <strong>Moïse</strong> et ont été peintes par de grands peintres de la Renaissance tels que <strong>Sandro Botticelli</strong> , <strong>Pietro Perugino</strong> , <strong>Domenico Ghirlandaio</strong> , <strong>Cosimo Rosselli</strong> et <strong>Luca Signorelli</strong> .</p>
<p>La chapelle a acquis une renommée internationale surtout pour les fresques peintes sur la voûte par <strong>Michelangelo Buonarroti</strong> de 1508 à 1512 commandées par le pape Jules II qui représentent des épisodes importants de l&rsquo; <strong>Ancien</strong> et <strong>du Nouveau Testament</strong> .</p>
<p>Surtout la scène la plus connue et la plus emblématique  » <strong>La création d&rsquo;Adam</strong>  » est une œuvre mondialement connue et fréquemment reproduite. Montrez comment Dieu le Père donne la vie à Adam en le touchant avec son doigt tendu. Les fresques ont été montrées au public en novembre 1512 et représentent des scènes de <strong>la Genèse</strong> pour un total de 520 mètres carrés peints avec 115 personnages réels.</p>
<p>Vingt-cinq ans après les fresques de la voûte, le pape Clément VII demande au génie florentin de décorer le mur derrière l&rsquo;autel en sacrifiant les œuvres existantes du Pérugin. Michel-Ange crée ainsi, de 1535 à 1541, <strong>Le Jugement dernier,</strong> peignant la grande muraille de 300 personnages, presque tous les mâles et les anges représentés dans leur nudité.</p>
<p>Vous pouvez en savoir plus sur la Chapelle Sixtine sur la page dédiée :</p>
<p><div class="related-post add-box">[action-button color= »blue » title= »Cappella Sistina » xclass= » » button-text= »Cappella Sistina » url= »/siti/cappella-sistina/ » img-url= »/wp-content/uploads/2020/05/cappella-sistina-150&#215;150.jpg » target= » »]</div></p>
<h4>Chapelle Nicolina</h4>
<p>La chapelle Niccolina, l&rsquo;une des chapelles du palais apostolique, a été élue lieu privé pour la prière du pape Nicolas V qui l&rsquo;a fait peindre à fresque par Frate Beato Angelico qui a utilisé l&rsquo;or des Amériques comme élément décoratif dans les riches détails architecturaux.</p>
<p>Les deux premiers martyrs chrétiens ont fait l&rsquo;objet des fresques, avec <strong>Saint Pierre</strong> , <strong>saint Laurent et saint Étienne,</strong> suivant le récit biblique des Actes des Apôtres. <strong>Malheureusement, la Déposition du Christ,</strong> autrefois placée au-dessus de l&rsquo;autel, a été perdue , mais la plupart des œuvres du frère angélique sont heureusement bien conservées, en particulier les lunettes dans les arcs de la salle et la magnifique voûte avec les quatre évangélistes. .</p>
<p>La visite de la chapelle n&rsquo;est pas incluse dans les circuits touristiques habituels, mais peut être vue par des groupes spéciaux sur réservation.</p>
<h3>Les chambres</h3>
<p>Il existe de nombreuses pièces dans les palais du Vatican qui, au fil des siècles, ont été des maisons de papes ou des studios privés. Ces lieux ont toujours accueilli des collections de peintures ou de fresques. Parmi les salles des Musées du Vatican, celles de Raphaël sont les plus célèbres.</p>
<h4>Les Chambres Raphaël</h4>
<p>Construites par Raphaël et ses élèves entre 1508 et 1524, les quatre chambres se trouvaient à l&rsquo;intérieur de l&rsquo;appartement au deuxième étage du Palais des Papes que <strong>le pape Jules II</strong> della Rovere (1503 à 1513) avait choisi comme résidence <strong>.</strong></p>
<p>A la mort de Jules II, seules deux des salles étaient achevées. C&rsquo;est le <strong>pape Léon X</strong> qui poursuivit le projet qui, après la mort de Raphaël en 1520, fut complété par ses assistants <strong>Gianfrancesco Penni</strong> , <strong>Giulio Romano</strong> et <strong>Raffaellino del Colle</strong> , complétant le cycle de fresques de la Sala di Costantino. Les quatre salles représentent des événements historiques répartis comme suit :</p>
<ul>
<li><strong>Chambre de Constantin</strong> : avec les fresques de la <em>Vision de la Croix, Bataille de POnte Milvio, Baptême de Constantin, Donation de Rome, Triomphe de la religion chrétienne</em></li>
<li><strong>Salle d&rsquo;Héliodore</strong> : avec les fresques de <em>L&rsquo;expulsion d&rsquo;Héliodore du temple, La Messe à Bolsena, La rencontre de Léon le Grand</em> et <em>d&rsquo;Attila, la Libération de Saint Pierre</em></li>
<li><strong>Salle de la Segnatura</strong> : avec les fresques de la <em>Dispute du Saint-Sacrement, Le Parnasse, L&rsquo;école d&rsquo;Athènes, </em><em> Les vertus cardinales</em></li>
<li><strong>Salle de l&rsquo;Incendie du Borgo</strong> : avec les fresques du <em>Serment de Léon III, Le Couronnement de Charlemagne, Incendie du Borgo, La Bataille d&rsquo;Ostie.</em></li>
</ul>
<h4>Les appartements Borgia</h4>
<p>Bernardino di Betto, également connu sous le nom de Pinturicchio, a été chargé avec ses assistants de concevoir les appartements privés du pape Alexandre VI Borgia. L&rsquo;artiste, décrivant légendes et récits de l&rsquo;Ancien et du Nouveau Testament, peint six salles de 1492 à 1495. Les salles principales tirent leur nom des motifs de leurs fresques :</p>
<ul>
<li>Chambre des Sibylles</li>
<li>Salle du Credo</li>
<li>Chambre de la Madone</li>
<li>salle des saints</li>
</ul>
<p>La décoration du XVIe siècle de la Sala dei Pontifici est l&rsquo;œuvre de <strong>Giovanni da Udine et Pierin del Vaga,</strong> élèves de Raphaël. Le pape Léon XIII après une restauration complète des salles par le peintre <strong>Ludwig Seitz</strong> les a ouvertes au public.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, une partie de la collection d&rsquo;art moderne est exposée dans l&rsquo;appartement Borgia, bien que dans la plupart de ces pièces se trouve une collection d&rsquo;art religieux moderne commandée par <strong>le pape Paul VI</strong> en 1973. La collection comprend environ six cents peintures, sculptures et graphiques d&rsquo;artistes italiens. et des artistes internationaux tels que <strong>Gauguin</strong> , <strong>Chagall</strong> , <strong>Klee</strong> et <strong>Kandinskij</strong> .</p>
<h3>L&rsquo;entrée monumentale</h3>
<p>Les Musées du Vatican, à l&rsquo;instar des musées historiques tels que les <strong>Offices</strong> , le <strong>Louvre</strong> , le <strong>Prado</strong> et l&rsquo; <strong>Ermitage</strong> , ont été organisés et structurés comme un modèle de grand système muséal depuis la fin des années 30 pour un accueil correct et fructueux. de visiteurs.</p>
<p>Afin de visiter les splendides collections d&rsquo;art, d&rsquo;archéologie et d&rsquo;ethnologie créées par les différents papes au cours des siècles, en février 2000, une autre entrée a été ouverte avec les armoiries du pape Pie XI flanquées des statues de Raphaël et de Michel-Ange, dans le de les murs du Vatican, à côté de l&rsquo;ancien de viale del Vaticano, non loin de l&rsquo;ancien de la cour San Damaso.</p>
<p>Pour faciliter la sortie de l&rsquo;énorme flux de visiteurs quotidiens du complexe du musée, il y a l&rsquo;escalier en colimaçon futuriste à double spirale avec sa rampe conçue par l&rsquo;architecte Giuseppe Momo en 1932, embellie par les reliefs en bronze créés par le sculpteur romain <strong>Antonio Maraini</strong> .</p>
<p><strong>Comment s&rsquo;y rendre:</strong><br />
Métro A (arrêt Ottaviano et Cipro) &#8211; BUS 34, 46, 64, 98, 190F, 881, 916, 916F, 982, N5, N15, N20 (arrêt Cavaleggeri / San Pietro) 590 (arrêt Risorgimento) 23, 492, N11 (arrêt Risorgimento / Porta Angelica) 23, 49, 492, 982, 990, N10 (arrêt Crescenzio / Risorgimento) 32, 81 (arrêt Risorgimento) 49 (arrêt Viale Vaticano / Musées du Vatican) 31, 33, 180F , 247 (arrêt Cipro / Métro A) 23, 492 (arrêt Bastioni di Michelangelo) &#8211; Tram 19 (arrêt Risorgimento / San Pietro) &#8211; FL3, FL5 (station Roma San Pietro).</p>
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		<title>Voûte</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 12:40:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La voûte de la Chapelle Sixtine, au Vatican, abrite les merveilleuses fresques peintes par Michelangelo Buonarroti. Partons à la découverte de son histoire, de ses fresques et de ses restaurations.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Histoire</h2>
<p>L&rsquo;histoire du plafond de la Chapelle Sixtine raconte deux phases distinctes : l&rsquo;une du XVe siècle et l&rsquo;autre du début du XVIe siècle, réalisée par Michel-Ange.</p>
<h3>Le Plafond de Piermatteo d&rsquo;Amelia</h3>
<p>La première peinture du plafond de la Chapelle Sixtine date de 1481 et a été commandée par le pape Sixte IV. Le plafond a été décoré d&rsquo;un ciel étoilé par le peintre amerin <b>Piermatteo di Manfredi</b>, également connu sous le nom de <b>Piermatteo d&rsquo;Amelia</b> ou <b>de Amelia</b> (Amelia, 1445-1448 – vers 1508).</p>
<figure id="attachment_2389" aria-describedby="caption-attachment-2389" style="width: 729px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.archeoroma.it/siti/cappella-sistina/volta/ricostruzione-della-cappella-sistina-e-del-cielo-stellato-sulla-volta/" rel="attachment wp-att-2389"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-2389 size-in-article-full-size" src="https://www.archeoroma.it/wp-content/uploads/2020/05/ricostruzione-cappella-sistina-cielo-stellato-volta-729x514.jpg" alt="Reconstruction de la Chapelle Sixtine et du ciel étoilé sur le plafond" width="729" height="514" /></a><figcaption id="caption-attachment-2389" class="wp-caption-text">Fig. 1. Reconstruction de la Chapelle Sixtine au XIIIe siècle. Gravure, auteur inconnu, probablement du XIXe siècle.</figcaption></figure>
<p>Dans la gravure de la fig. 1, on peut voir le plafond de la Chapelle Sixtine décoré du ciel étoilé, la présence des deux fenêtres sur le mur ouest (qui ont été ensuite supprimées par Michel-Ange) et la balustrade en position centrale (qui a été déplacée vers le mur est près de l&rsquo;entrée).</p>
<h4>Les Dommages au Plafond</h4>
<p>Au début du XVIe siècle, le plafond de la Chapelle Sixtine subit des dommages dus à l’instabilité des fondations, héritées de la vieille Cappella Magna, datant de la fin du XIIIe siècle. Cela a probablement été causé par les travaux de la nouvelle <a href="https://www.archeoroma.fr/sites/basilique-saint-pierre/">Basilique Saint-Pierre</a>, située à quelques mètres. Les décorations de Piermatteo d&rsquo;Amelia furent irrémédiablement endommagées par une fissure dans le plafond.</p>
<h3>Le Plafond de Michel-Ange</h3>
<p>Le plafond a été restauré par Bramante à l’aide d’une série de chaînes métalliques et la fissure a été colmatée avec du mortier et des briques. Le pape de l’époque, Jules II, décida alors de redécorer le plafond et confia la tâche à <strong>Michel-Ange Buonarroti</strong>. Michel-Ange avait fui à Florence quelques mois plus tôt à cause de son profond désaccord et de sa déception envers Jules II, qui avait arrêté les travaux sur le tombeau papal, qui devait être installé dans la Basilique Saint-Pierre (il a été finalement réalisé sous une forme réduite par Michel-Ange dans les dernières années de sa vie et placé dans la basilique Saint-Pierre en Chaînes).</p>
<p>Cependant, l’ambition du projet convainquit Michel-Ange de revenir à Rome, et le contrat fut signé entre mars et avril 1508.</p>
<div class="highlight"></p>
<h4>Michel-Ange Buonarroti, l&rsquo;artiste qui a peint la Chapelle Sixtine</h4>
<p>Michel-Ange Buonarroti (Caprese, 6 mars 1475 – Rome, 18 février 1564) était un sculpteur, peintre, architecte et poète italien, qui a peint la merveilleuse Chapelle Sixtine. Il est le même artiste qui a créé le David, Moïse, la Pietà et le Dôme de Saint-Pierre.<br />
</div>
<h4>Les Dessins Préparatoires</h4>
<p>Tandis que le maître florentin Piero di Jacopo Rosselli préparait les surfaces de la coupole, Michel-Ange passa les premiers mois à réaliser les dessins préparatoires. Le projet initial prévoyait la représentation des douze apôtres sur les grands trônes architecturaux qui surplombent les pendentifs, tandis que le plafond devait être décoré d&rsquo;éléments géométriques.</p>
<p>Malheureusement, la plupart des dessins préparatoires furent brûlés à la demande de Michel-Ange lui-même, selon son biographe Giorgio Vasari. Il semble que Michel-Ange ne voulait pas que le public prenne conscience du travail considérable qu&rsquo;il avait fallu pour réaliser ses œuvres, ce qui aurait pu diminuer l&rsquo;idée de génie créatif qui lui était attribuée. Une autre hypothèse est que l’artiste ne voulait pas que d’autres artistes puissent utiliser ses esquisses préparatoires à des fins d’étude (non sans raison, deux jeunes sculpteurs ont volé 60 dessins préparatoires dans son atelier de Florence, qui furent ensuite rendus).</p>
<p>Deux dessins préparatoires sont parvenus jusqu’à nous.</p>
<p>Le premier montre l&rsquo;un des douze apôtres au-dessus des pendentifs (là où se trouvent aujourd’hui les <em>prophètes</em>). Il s’agit probablement d’un nu assis et on peut voir clairement les éléments géométriques qui devraient composer le plafond. Le dessin est conservé au British Museum de Londres (1508). Encre sombre (étude du plafond) et craie noire (bras et mains, attribuables probablement à la figure d&rsquo;Adam) <sup class='footnote'><a href='#marker-456-1' id='markerref-456-1' onclick='return footnotation_show(456)'>1</a></sup>.</p>
<p>Le second montre une étude pour les niches, conservée aujourd&rsquo;hui au Detroit Institute of Arts de Detroit, dans le Michigan, aux États-Unis. Daté de 1508. Encre sombre et craie sur papier fait main.</p>
<h4>L&rsquo;Andamiaje</h4>
<p>Un premier projet pour l’andamiaje nécessaire pour atteindre facilement la coupole a été conçu par Bramante. Il s’agissait d’un échafaudage suspendu par des cordes ancrées au plafond. Critiqué par Michel-Ange en raison des trous inévitables où les crochets devaient être insérés, il fut remplacé par un projet alternatif de Michel-Ange.</p>
<p>Ce dernier était un échafaudage en bois ancré sur les murs latéraux de la chapelle par des fermes autoportantes. Cette solution couvrait la moitié de la Chapelle Sixtine et consistait en six paires de fermes soutenant une surface praticable à gradins.</p>
<p>Bien que cette solution fût pratique car elle couvrait une grande surface, elle obligeait l&rsquo;artiste à travailler dans des conditions difficiles et des positions corporelles inconfortables. De plus, l&rsquo;éclairage naturel était pratiquement inexistant et il fallait recourir à des bougies et des lampes, créant un éclairage inégal.</p>
<p>Le travail s’est fait depuis le mur de l’entrée vers le mur de l’autel.</p>
<h4>Application du Plâtre</h4>
<p>La première application du plâtre à base de chaux et de pouzzolane (au lieu de chaux mélangée à du sable) ne fut pas une bonne idée. Le mélange trop dilué et le temps de séchage lent ont entraîné l’apparition de moisissure. Il a fallu retirer entièrement le plâtre et le réappliquer. Le plâtre définitif fut un mélange conçu par Jacopo Torni (dit Jacopo Fiorentino ou l&rsquo;Indaco, élève de Domenico Ghirlandaio) de chaux et de pouzzolane sur un sous-couche réalisée avec le même mélange. Seules les lunettes ont utilisé de la poudre de marbre, sans sous-couche <sup class='footnote'><a href='#marker-456-2' id='markerref-456-2' onclick='return footnotation_show(456)'>2</a></sup>.</p>
<h4>Transfert sur le Plâtre</h4>
<p>Pour le transfert des dessins préparatoires sur le plâtre, Michel-Ange a utilisé deux méthodes différentes.</p>
<p><strong>Le Poudrage.</strong> Il s’agit de réaliser une série de trous avec un poinçon suivant les lignes du dessin à l’échelle 1:1. Ces points de repère étaient ensuite mis en évidence sur le plâtre en frappant le dessin avec un sac de poudre noire de charbon. Cette méthode était utilisée principalement pour les dessins nécessitant plus de précision, comme les mains et les visages.</p>
<p><strong>Gravure indirecte (ou calque).</strong> Cette méthode était principalement utilisée pour les éléments centraux comme <em>la Création</em>. Elle consiste à transférer directement sur le plâtre à partir d’un carton en traçant les contours du dessin avec une pointe métallique.</p>
<h4>Exposition Partielle</h4>
<p>Le 26 juin 1511, le pape Jules II della Rovere revint à Rome depuis Rimini pour annoncer l&rsquo;ouverture du Concile œcuménique (Concile Lateranense V, visant à restaurer l&rsquo;unité ecclésiastique), qui devait se tenir l&rsquo;année suivante dans la Basilique Saint-Jean-de-Latran. À cette occasion, il fit démonter les échafaudages pour découvrir la première moitié des travaux réalisés par Michel-Ange, qui furent inspectés par le pape entre le 14 et le 15 août de cette même année.</p>
<p>Ce moment fut précieux pour l’artiste afin de mettre à jour la taille des figures pour la suite des travaux, car elles étaient assez petites et peu lisibles.</p>
<h4>Fin des Travaux</h4>
<p>En octobre 1512, Michel-Ange envoya une lettre au pape l’informant que la Chapelle Sixtine était terminée. L’œuvre fut achevée par Michel-Ange en 1512, un peu moins d’un an avant la mort du pape Jules II (21 février 1513).</p>
<p>Le 31 octobre de la même année, la chapelle fut rouverte pour célébrer la liturgie des Vêpres, à la veille de la fête de la Toussaint.</p>
<h2>Fresques</h2>
<h3>Lunettes</h3>
<p>Les lunettes représentent le cadre semi-circulaire autour de l&rsquo;arc des fenêtres des murs latéraux de la Chapelle Sixtine, placées au-dessus des niches des papes. Bien qu&rsquo;elles ne fassent techniquement pas partie du plafond, elles sont incluses ici en raison de leur cohérence iconographique avec le reste du plafond.</p>
<p>Les lunettes de la Chapelle Sixtine ont été peintes par Michel-Ange en utilisant le même échafaudage en bois avec fermes que pour la peinture du plafond. Ce sont les fresques peintes de manière plus précipitée, au point qu&rsquo;aucun système de transfert sur le plâtre n’a été utilisé, sauf pour les plaques centrales.</p>
<p>Elles représentent, comme les voiles, les <em>générations des ancêtres du Christ</em>. Sur les côtés de chaque lunette, des figures individuelles assises sont représentées, séparées par des plaques les identifiant en latin.</p>
<p>Comme pour les papes dans les lunettes, la progression des lunettes doit être lue de manière alternée en commençant par le mur de l&rsquo;autel vers le mur de l&rsquo;entrée.</p>
<p>Il convient de noter que les deux premières lunettes sur le mur de l&rsquo;autel ont été supprimées par Michel-Ange en 1537 pour l&rsquo;application du plâtre destiné à la réalisation du Jugement Dernier.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-2247 size-in-post-full-width" src="https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/fresques-des-lunettes-voute-de-la-chapelle-sixtine-740x602.jpg" alt="Fresques des Lunettes - Vault de la Chapelle Sixtine" width="640" height="521" srcset="https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/fresques-des-lunettes-voute-de-la-chapelle-sixtine-740x602.jpg 740w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/fresques-des-lunettes-voute-de-la-chapelle-sixtine-300x244.jpg 300w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/fresques-des-lunettes-voute-de-la-chapelle-sixtine-1024x833.jpg 1024w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/fresques-des-lunettes-voute-de-la-chapelle-sixtine-768x625.jpg 768w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/fresques-des-lunettes-voute-de-la-chapelle-sixtine-370x301.jpg 370w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/fresques-des-lunettes-voute-de-la-chapelle-sixtine.jpg 1180w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<div class="multicolumn-2">
<ul>
<li value="47">Aminadab, prince des Lévites</li>
<li>Femme se peignant les cheveux</li>
<li>Booz</li>
<li>Obed</li>
<li>Abia</li>
<li>n.d.</li>
<li>Ioatam</li>
<li>Acaz</li>
<li>Abuid</li>
<li>Eiachim</li>
<li>Eliud</li>
<li>Naason</li>
<li>David</li>
<li>Salomon</li>
<li>Josaphat</li>
<li>Joram</li>
<li>Manasses</li>
<li>Amon</li>
<li>Jechonias</li>
<li>Salathiel</li>
<li>Sadoc</li>
<li>Azor</li>
<li>Eleazar</li>
<li>Matthan</li>
<li>Joseph</li>
<li>Jacob</li>
</ul>
</div>
<h3>Voiles</h3>
<p>Les voiles sont des surfaces triangulaires concaves qui relient les murs latéraux de la Chapelle Sixtine à la voûte basse. Comme les lunettes ci-dessous, elles représentent les quarante générations des ancêtres du Christ, tirées de l’Évangile selon Matthieu.</p>
<p>Elles représentent des compositions de groupes familiaux, des hommes et des femmes représentant l’humanité et la succession des générations. Chaque voile est couronnée de deux nues symétriques en bronze et de bucrânes (crânes de boeufs, représentant des rituels sacrificiels).</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-in-post-full-width wp-image-2248" src="https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/carte-voiles-de-la-voute-de-la-chapelle-sixtine-740x602.jpg" alt="Carte des Voiles : Vault de la Chapelle Sixtine" width="640" height="521" srcset="https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/carte-voiles-de-la-voute-de-la-chapelle-sixtine-740x602.jpg 740w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/carte-voiles-de-la-voute-de-la-chapelle-sixtine-300x244.jpg 300w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/carte-voiles-de-la-voute-de-la-chapelle-sixtine-1024x833.jpg 1024w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/carte-voiles-de-la-voute-de-la-chapelle-sixtine-768x625.jpg 768w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/carte-voiles-de-la-voute-de-la-chapelle-sixtine-370x301.jpg 370w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/carte-voiles-de-la-voute-de-la-chapelle-sixtine.jpg 1180w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<div class="multicolumn-2">
<ul>
<li>La crucifixion d&rsquo;Aman</li>
<li>Salomon</li>
<li>Roboam</li>
<li>Ozias</li>
<li>Zorobabel</li>
<li>David et Goliath</li>
<li>Le Serpent de bronze</li>
<li>Jesse</li>
<li>Asa</li>
<li>Ezechias</li>
<li>Josias</li>
<li>Judith et Holoferne</li>
</ul>
</div>
<h3>Fresques du Plafond</h3>
<p>Le plafond est divisé horizontalement en neuf panneaux, montrant les histoires de la Genèse, disposées par ordre chronologique en partant du mur de l&rsquo;autel. Il y a cinq panneaux plus grands, chacun contenant deux figures, entrecoupés de quatre panneaux plus petits contenant un cadre entouré de deux médaillons et de quatre figures assises.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-in-post-full-width wp-image-2249" src="https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/fresques-de-la-voute-chapelle-sixtine-michelangelo-buonarroti-740x602.jpg" alt="Fresques du Vault de la Chapelle Sixtine, Michelangelo Buonarroti" width="640" height="521" srcset="https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/fresques-de-la-voute-chapelle-sixtine-michelangelo-buonarroti-740x602.jpg 740w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/fresques-de-la-voute-chapelle-sixtine-michelangelo-buonarroti-300x244.jpg 300w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/fresques-de-la-voute-chapelle-sixtine-michelangelo-buonarroti-1024x833.jpg 1024w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/fresques-de-la-voute-chapelle-sixtine-michelangelo-buonarroti-768x625.jpg 768w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/fresques-de-la-voute-chapelle-sixtine-michelangelo-buonarroti-370x301.jpg 370w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/fresques-de-la-voute-chapelle-sixtine-michelangelo-buonarroti.jpg 1180w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<div class="multicolumn-2">
<ul>
<li>Jérémie</li>
<li>Persica</li>
<li>Ézéchiel</li>
<li>Erychraea</li>
<li>Joël</li>
<li>Libyca</li>
<li>Daniel</li>
<li>Cumaea</li>
<li>Isaïe</li>
<li>Delphica</li>
<li>Jonas</li>
<li>Dieu séparant la lumière de l&rsquo;obscurité</li>
<li>Création du soleil, de la lune et des planètes</li>
<li>Séparation du ciel et de l&rsquo;eau</li>
<li>Création d&rsquo;Adam</li>
<li>Création d&rsquo;Eve</li>
<li>La tentation et l&rsquo;expulsion</li>
<li>Le sacrifice de Noé</li>
<li>Le déluge</li>
<li>La vin de Noé</li>
<li>Zacharie</li>
</ul>
</div>
<h3>Portraits des Papes : les fresques dans les niches du troisième ordre</h3>
<p>Dans le troisième ordre de la Chapelle Sixtine, les niches abritent les <strong>portraits des papes</strong>, qui constituent l&rsquo;un des éléments les plus significatifs de la décoration picturale des murs. Ces fresques ont été réalisées au XVe siècle par des maîtres peintres tels que <strong>Pietro Perugino</strong>, <strong>Sandro Botticelli</strong>, <strong>Cosimo Rosselli</strong> et <strong>Domenico Ghirlandaio</strong>, dans le but d’honorer la succession apostolique et le rôle central du papauté dans l’Église catholique.</p>
<p>Les niches, situées entre les fenêtres du plafond des murs latéraux et la contre-facade à l’est du bâtiment, abritent les portraits de vingt-huit papes. Chaque figure est placée dans une niche servant de support aux lunettes supérieures réalisées par Michel-Ange. La structure générale de la décoration vise à établir une relation visuelle et symbolique entre les papes et les histoires bibliques représentées sur le plafond et le Jugement Dernier.</p>
<p>L&rsquo;iconographie de ces images suit un schéma précis et alterné, avec un changement de rythme seulement dans la première section, vers l’autel, où les deux premiers papes sont peints sur le mur gauche, interrompant l’alternance entre la droite et la gauche qui caractérise le reste de la disposition. La succession des papes, commencant par le troisième pape, <strong>Anacleto</strong> (76 &#8211; 88 ap. J.-C.), et allant jusqu&rsquo;à <strong>Marcello I</strong> (308 &#8211; 309 ap. J.-C.), représente une réflexion sur la continuité de l&rsquo;Église et du papauté, mettant en évidence le lien entre les papes et la tradition apostolique.</p>
<p>Du point de vue technique, les portraits papaux ont été insérés avec une grande attention à l’intégration architecturale. Les niches ne sont pas seulement des espaces décoratifs, mais des éléments fonctionnels soutenant toute la composition picturale. L&rsquo;utilisation de l&rsquo;espace architectural et le dialogue entre la peinture et la structure murale sont des éléments clés pour comprendre la conception artistique de ces fresques. Le choix de peindre les papes dans une position d’autorité, au sein de niches qui donnent profondeur et solennité à la figure, reflète le désir de renforcer l’idée d’une Église qui persiste à travers le temps, sous la direction de ses pasteurs.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-in-post-full-width wp-image-2250" src="https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/chapelle-sixtine-portraits-des-papes-papes-martyrs-740x602.jpg" alt="Fresques de la Chapelle Sixtine : Portraits des Papes (Papes Martyrs)" width="640" height="521" srcset="https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/chapelle-sixtine-portraits-des-papes-papes-martyrs-740x602.jpg 740w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/chapelle-sixtine-portraits-des-papes-papes-martyrs-300x244.jpg 300w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/chapelle-sixtine-portraits-des-papes-papes-martyrs-1024x833.jpg 1024w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/chapelle-sixtine-portraits-des-papes-papes-martyrs-768x625.jpg 768w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/chapelle-sixtine-portraits-des-papes-papes-martyrs-370x301.jpg 370w, https://www.archeoroma.fr/wp-content/uploads/chapelle-sixtine-portraits-des-papes-papes-martyrs.jpg 1180w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<div class="multicolumn-2">
<ul>
<li>Anacleto (Cléto), 76 &#8211; 88 ap. J.-C.</li>
<li>Alexandre I, 105 &#8211; 115 ap. J.-C.</li>
<li>Telésphore, 125 &#8211; 136 ap. J.-C.</li>
<li>Pius I, 140 &#8211; 155 ap. J.-C.</li>
<li>Sotero, 166 &#8211; 175 ap. J.-C.</li>
<li>Victor I, 189 &#8211; 199 ap. J.-C.</li>
<li>Calixte I, 218 &#8211; 222 ap. J.-C.</li>
<li>Pontien, 230 &#8211; 235 ap. J.-C.</li>
<li>Fabien, 236 &#8211; 250 ap. J.-C.</li>
<li>Lucius I, 253 &#8211; 254 ap. J.-C.</li>
<li>Sixte II, 257 &#8211; 258 ap. J.-C.</li>
<li>Felice I, 269 &#8211; 274 ap. J.-C.</li>
<li>Clemens I, 88 &#8211; 97 ap. J.-C.</li>
<li>Evariste, 97 &#8211; 105 ap. J.-C.</li>
<li>Sixte I, 115 &#8211; 125 ap. J.-C.</li>
<li>Hyginus, 136 &#8211; 140 ap. J.-C.</li>
<li>Anicetus, 155 &#8211; 166 ap. J.-C.</li>
<li>Eleuthérius, 175 &#8211; 189 ap. J.-C.</li>
<li>Zéphirin, 199 &#8211; 217 ap. J.-C.</li>
<li>Urbain I, 222 &#8211; 230 ap. J.-C.</li>
<li>Anterus, 235 &#8211; 236 ap. J.-C.</li>
<li>Cornélius, 251 &#8211; 253 ap. J.-C.</li>
<li>Etienne I, 254 &#8211; 257 ap. J.-C.</li>
<li>Dionysius, 259 &#8211; 268 ap. J.-C.</li>
<li>Caius, 283 &#8211; 296 ap. J.-C.</li>
<li>Marcellinus, 296 &#8211; 304 ap. J.-C.</li>
<li>Marcello I, 308 &#8211; 309 ap. J.-C.</li>
<li>Eutychian, 275 &#8211; 283 ap. J.-C.</li>
</ul>
</div>
<h4>Les Histoires de la Genèse</h4>
<p>La <strong><em>Création d&rsquo;Adam</em></strong> est la composition la plus célèbre du plafond, représentant la rencontre entre le divin et l&rsquo;humain et le moment de la création. Adam, allongé sur le sol, tend la main vers le divin, enveloppé dans un drap rose, jusqu&rsquo;à ce que leurs doigts se touchent.</p>
<h4>Sybilles et Prophètes</h4>
<p>Il s&rsquo;agit de la série de fresques décorant les pendentifs, les chapiteaux suspendus entre chaque voile. Dans l’espace entre deux plinthes avec des reliefs en faux haut-relief de putti en paire, sont représentés les voyants, c’est-à-dire les sybilles et les prophètes, chacun accompagné d’une paire de jeunes assistants.</p>
<h2>Restaurations</h2>
<p>Le plafond de la Chapelle Sixtine a subi plusieurs <strong>interventions de restauration</strong> au fil des ans. Les raisons ne se limitaient pas seulement à la détérioration naturelle des fresques et des couleurs, mais aussi à l&rsquo;état structurel de la Chapelle Sixtine. En 1522, seulement neuf ans après la fin des travaux, le linteau du mur d&rsquo;entrée s&rsquo;est effondré (tuant un garde suisse), tandis que lors du conclave de 1523, des effondrements importants se produisirent sur le plafond.</p>
<p>Les premiers travaux de restauration commencèrent en 1543.</p>
<p>Pendant le conclave de 1565, de grandes déchirures apparurent également sur le plafond.</p>
<p>En 1625, une restauration fut confiée à <strong>Simone Lagi</strong>, dont la tâche fut d&rsquo;enlever la patine sombre déposée sur les fresques au fil des ans avec un linge de lin et de la mie de pain.</p>
<p>Entre 1710 et 1713, un nouveau travail de restauration fut confié au peintre <strong>Annibale Mazzuoli</strong>, réalisé en collaboration avec son fils en utilisant des éponges trempées dans du « vin grec » et en repeignant les détails, y compris certains perdus à cause de l&rsquo;<strong>efflorescence de salpêtre</strong> (un phénomène d&rsquo;évaporation de l&rsquo;eau cristallisée en surface du plâtre, ce qui provoque le détachement de la couche).</p>
<p>Entre 1935 et 1938, le laboratoire de restauration des Musées du Vatican lança une nouvelle phase de réparation et de nettoyage des surfaces de la portion est de la Chapelle.</p>
<h3>1979-1994 : La restauration de Gianluigi Colalucci</h3>
<p>En 1979, commença le plus grand projet de restauration du plafond de la Chapelle Sixtine. Ce travail fut confié à une équipe d&rsquo;experts dirigée par <strong>Gianluigi Colalucci</strong>, selon les lignes directrices écrites en 1978 par l&rsquo;archéologue et directeur du Laboratoire Vatican pour la restauration des peintures <strong>Carlo Pietrangeli</strong>.</p>
<p>Pour la restauration, des échafaudages en aluminium furent créés, fixés aux murs latéraux de la Chapelle en utilisant les mêmes trous dans les murs qui avaient été utilisés pour les échafaudages de Michel-Ange.</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-456'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='marker-456-1'> Image en haute définition, archive du British Museum. <a href="https://www.britishmuseum.org/collection/object/P_1859-0625-567" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Voir</a> <span class='returnkey'><a href='#markerref-456-1'>&#8629;</a></span></li>
<li id='marker-456-2'> « La Cappella Sistina Vol. 2 », Carla Mancosu, p. 42. <span class='returnkey'><a href='#markerref-456-2'>&#8629;</a></span></li>
</ol>
</div>
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